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Nouvelles universelles Traduction du Worldwide News Juin 2001
Croire en l'évangile Par J. Michael Feazell B eaucoup d'entre nous, les chrétiens, avons peur de l'évangile. Nous sommes effrayés parce que l'évangile est trop bon. Nous sommes nombreux à nous sentir plus confortable avec la religion qu'avec l'évangile. Nous préférons lire la Bible comme un livre de règlements divins qui garde l'entrée du Royaume que la lire comme le témoignage de Dieu de sa rédemption de l'univers entier par son Fils.Nous préférons croire que, lorsque Dieu mit le souffle de vie de sa Parole dans la Bible, il ne faisait que créer une religion - une formule divine pour montrer aux êtres humains quelles choses faire et ne pas faire afin d'être du côté de Dieu et y rester. Mais l'évangile n'est pas une nouvelle religion améliorée. L'évangile est un affront à la religion. C'est la fin de la religion, la fin de tout système d'œuvres destiné à nous rendre acceptables aux yeux de Dieu. L'évangile, par contraste, nous dit que Dieu lui-même nous a déjà rendus acceptables, par l'intermédiaire de Jésus-Christ. L'évangile est une bonne nouvelle; la religion est une mauvaise nouvelle; et l'évangile l'emporte. Christ est victorieux. Le péché est vaincu. Nous sommes vainqueurs par le Christ seulement, pas par notre victoire sur quoi que ce soit. Nous sommes pécheurs, l'avons toujours été, et continuerons de l'être jusqu'à notre mort. Tout ce que nous avons vaincu ne constitue qu'une pincée de sable sur la plage. Sans Christ et jusqu'à ce que nous soyons trouvés par lui, nous demeurons morts dans nos péchés. Et nous sommes trouvés par Christ seulement lorsque nous avons confiance qu'il est pour nous ce qu'il a dit être et qu'il fait pour nous ce qu'il a dit faire. Ce n'est que lorsque nous aurons foi en lui que nous accepterons son don de miséricorde et de vie, et ce n'est que lorsque que nous prendrons conscience de notre état de péché que nous lui ferons confiance. Aussi longtemps que nous penserons " agir correctement ", ou que nous " ne sommes pas si mal ", ou que nous " faisons du progrès ", ou même que nous ne serons jamais " assez bons ", nous ne lui ferons pas confiance. De telles pensées ne sont pas avoir confiance en lui, mais en nous-mêmes. C'est croire que son acceptation à notre égard est fondée sur notre aptitude à bien faire. C'est penser que, si nous agissons mieux, alors il nous acceptera ou, inversement, il nous accepte parce que nous avons vaincu. Dieu nous accepte parce qu'il veut bien nous accepter, et non pas parce que nous sommes à la hauteur. Dieu s'occupe de nos péchés grâce au sang de Christ, pas en nous donnant un nouveau code de lois amélioré. Nous sommes justifiés parce que Dieu nous justifie lui-même, personnellement, par son Fils. Dieu fait pour nous, en Christ, ce que nous ne saurions faire nous-mêmes, et il nous demande de croire qu'll est notre justice. Cela signifie que nous n'avons pas la justice en nous. Ça ne se résume pas à " avoir quelques problèmes ". Ce n'est pas simplement que nous avons " quelques petites choses à vaincre ". Ce n'est même pas une question de " mettre le péché hors de notre vie ". Il est question ici de comprendre que nous sommes des perdants désespérés, d'incessants pécheurs, et que même nos " bons " fruits sont inextricablement enlacés d'une impureté égoïste. Tant que nous ne voyons pas cela, tant que nous ne nous voyons pas tels que nous sommes, nous ne croyons pas qu'il est le seul à sauver les pécheurs. La peur de l'évangile De nombreux chrétiens ont peur de l'évangile parce qu'il met tout le monde sur un pied d'égalité - " Tous ont péché, en effet, et sont privés de la glorieuse présence de Dieu " (Romains 3:23). Cela veut dire que nous n'avons aucune raison, étant pécheurs nous-mêmes, de nous croire supérieurs aux gens qui font des choses qui nous dégoûtent et nous offensent. D'autres craignent l'évangile parce que celui-ci exige d'eux qu'ils croient que Dieu va les sauver en dépit de leurs péchés. Nous avons de la misère à croire que Dieu fait exactement ce qu'il a promis de faire : nous pardonner nos péchés. Nous voulons lui prouver que nous pouvons " y arriver ". Nous voulons lui montrer que nous serons fidèles, que nous serons obéissants, que nous serons de " bons chrétiens ". Mais, en vérité, nous ne le serons pas. Nous allons pécher, et nous allons pécher encore, et encore. Et tant que nous ne croirons pas en l'évangile, au lieu de croire aux fables qui disent de plaire à Dieu avant qu'il nous accepte, nous n'entrerons pas dans le repos de Dieu. C'est lui qui nous sauve; notre changement d'attitude ne le fait pas. Nous pouvons vivre dans la misère, luttant pour être trouvés dignes par une parfaite obéissance, échouant constamment et tremblant à l'idée que Dieu attende le moment de nous écraser comme des mouches; ou alors nous pouvons avoir confiance en sa Parole. (Ou pire encore, nous pouvons vivre dans l'arrogance la plus effrayante, croyant réellement que nous obéissons dignement à Dieu et ayant confiance qu'il nous accepte grâce à nos " saintes œuvres ".) Dieu est notre salut; notre comportement amélioré ne l'est pas. Le repentir, c'est se tourner vers Dieu et se détourner de soi-même. C'est de concéder l'idée que nous sommes pécheurs et que nous avons besoin de la miséricorde de Dieu. C'est de croire que Dieu est fidèle à sa parole de grâce citée par son Fils avant le commencement du monde. C'est d'enlever notre petite couronne faite maison et la remettre à notre Créateur, l'auteur du salut éternel. Dieu est notre justice; notre illusion de bonne attitude ne l'est pas. Quand nous en venons à voir notre justice comme un tas de poussière, ce qu'elle est vraiment, c'est alors que nous pouvons commencer à constater notre besoin de la grâce et de la miséricorde de Dieu. Lorsque nous croyons à sa parole de salut en son Fils, alors nous pouvons commencer à croire qu'il pardonne tous nos péchés et qu'il nous sauve. Avoir confiance en Dieu Pourquoi est-il si difficile de croire que Dieu nous pardonne et fait de nous ses enfants parfaitement justes en Christ ? Une des raisons est peut-être que nous sommes incapables de nous voir, ou que les autres nous voient, comme des pécheurs à visage découvert. Nous préférons montrer une façade de personnes bonnes et décentes. Mais nous ne sommes pas des gens bons et décents. Personne n'est bon et décent. Au mieux, nous sommes moins destructeurs et méchants que nous le serions si nous nous laissions complètement aller. Avez-vous déjà remarqué que, quand vous agissez décemment pendant une journée ou deux, vous commencez à croire que vous êtes, après tout, une personne plutôt bonne ? Et inversement, quand votre nature se perd pendant quelques minutes et que vous agissez comme l'ordure que vous êtes, alors vous déprimez, déçus et frustrés de ne pas être aussi grands que vous l'imaginiez ? Mais qu'y a-t-il de si décevant là-dedans ? Pourquoi, étant donné ce que vous êtes, ne vous attendez-vous pas à agir selon cet état de fait, de temps à autres ? Notre désappointement devrait se situer dans notre échec à honorer le Dieu de notre salut, pas dans notre échec à paraître impeccables à nos yeux et face aux autres. S'il en était ainsi, nous pourrions alors être libres de voir plus clairement que, malgré nos péchés, nous pouvons nous reposer sur le sacrifice de Christ, car nos péchés sont pardonnés en lui. La raison pour laquelle nous avons besoin d'un Sauveur est que nous avons besoin du salut. L'évangile déclare que Dieu, en vérité, nous a sauvés par le Christ. En fait, le Christ est mort pour nous, peuple impie, alors que nous étions encore pécheurs (Romains 5:8). Maintenant, s'il vous plaît, ne commencez pas à me dire que nous " étions " pécheurs, mais que maintenant nous ne le sommes plus. Je vous en prie, laissez tomber la rhétorique. Nous sommes pécheurs. Nous péchons encore après notre conversion. Tout chrétien qui ait jamais vécu continue à pécher après la conversion. Cela ne rend pas le péché correct pour autant. Cela ne pardonne pas le péché. C'est un fait que nous serions bien mieux d'admettre, et cesser de prétendre que, si nous faisons assez d'efforts, nous deviendrons sans péché. Il y a, bien sûr, une manière dont nous ne sommes plus pécheurs. En tant que croyants, nous sommes en Christ et, en tant que tel, nous ne sommes plus pécheurs en ce sens que Dieu ne compte plus nos péchés (Romains 4:8). En d'autres termes, quand nous ne prétendons plus être non-pécheurs, mais que nous remettons plutôt notre confiance en Jésus-Christ qui sauve les pécheurs, Dieu ne fait plus le compte de nos péchés (comparez avec 1 Timothée 1:15). Vainqueurs Que devons-nous faire à propos du péché ? Nous devons croire que Dieu pardonne nos péchés. Nous devons avoir confiance en lui ! Il est notre seul espoir. Nous sommes pécheurs et, si Dieu ne pardonne pas nos péchés, nous sommes sous la condamnation que se mérite tout pécheur. Nous ne cesserons d'être pécheurs. Je suis sûr que vous avez essayé, comme je l'ai fait moi-même, et avez découvert que, saufs d'occasionnelles poussées d'amélioration, le péché est toujours bien vivant dans votre vie. Mais Dieu a dit que, si nous lui faisons confiance, il va s'occuper de nos péchés, qu'il va nous justifier en Christ qui, par égard pour nous, est devenu l'humain parfait. La Bible n'est pas le livre de règlements d'une nouvelle religion améliorée. C'est la Parole de Dieu. Le choix de Dieu de se révéler lui-même à nous, nous déclarant qu'en Christ il s'occupe des péchés du monde de manière à ce que tous ceux qui croient soient sauvés. Ça, ce sont de bonnes nouvelles. C'est l'évangile. Ce n'est pas une religion. Ne soyez pas effrayés par lui. Je sais. Vous attendez encore que je dise quelque chose sur l'importance de bien agir. Mais je ne le ferai pas. Du moins, pas de la façon dont vous êtes sans doute habitués. Nous sommes vainqueurs en Christ seulement; quand on parle de victoire divine, il n'y a pas d'autre manière d'être vainqueur. Lorsque vous croyez que le Christ est votre justice, votre comportement est mis, par le Saint-Esprit, sur le chemin de l'amélioration, sans égard aux " buts vers la victoire " que vous établissez vous-mêmes. Mais si vous essayez d'améliorer votre comportement sans croire que Christ est votre justice, vous aurez plus ou moins de succès, et ce succès ne fera aucune différence devant Dieu. En d'autres mots, le salut n'est pas basé sur ce que vous faites; il est basé sur ce que Dieu a déjà fait. Lorsque vous faites confiance à Dieu, vous êtes en Christ, et lorsque vous êtes en Christ, Dieu ne tient plus le compte de vos péchés. Si vous ne faites pas confiance à Dieu, vous êtes toujours dans vos péchés parce que vous n'êtes pas en Christ. Priorités Voici un tuyau de l'évangile : ne faites pas de l'amélioration du comportement votre but principal dans la vie. Si vous le faites, vous serez toujours frustrés, déçus de vous-mêmes et misérables, sans mentionner que vous deviendrez peut-être un bigot antipathique et plein de jugements. Vous y êtes le bienvenu si vous le voulez, bien sûr. Mais vous remplir de bonne volonté pour devenir meilleur est un but dans la vie qui n'est pas gagnant. La bonté volontaire est à la racine de la religion; elle n'a pas sa place dans l'évangile. Au lieu de cela, faites que votre principal but dans la vie soit de connaître le Seigneur, votre Dieu, et d'avoir confiance en lui pour toutes choses, incluant votre comportement. Si vous faites cela, votre préoccupation à savoir jusqu'à quel point vous pouvez être bon s'effacera, et vos yeux commenceront à s'ouvrir sur la justice de Dieu et sur la joie et la paix de son Royaume. Le Saint-Esprit mettra de l'ordre dans vos priorités, et les souffrances que vos péchés vous causent naturellement vous conduiront plus rapidement vers Dieu pour obtenir sa miséricorde et son aide pour vaincre. Laissez-moi vous l'exprimer d'une autre façon : travaillez sur vous-mêmes et faites tout en votre pouvoir afin de changer pour le mieux - mais pas parce que vous croyez que cela fera de vous un moins grand pécheur ou que Dieu vous aura à la bonne. Prenez au sérieux le fait de vaincre. Faites-le parce que Dieu vous le demande, parce que Jésus-Christ vous a donné une vie nouvelle, parce que c'est bien, parce que quiconque vous aime veut vous voir le faire, et parce que cela fera que votre vie sera infiniment plus bénie, récompensée, paisible et plaisante. Mais ne le faites pas parce que vous croyez que c'est ainsi que vous entrerez dans le Royaume. Ce n'est pas le cas. Sans égard à votre degré d'amélioration (et vous avez besoin de beaucoup d'amélioration - je vous connais; vous êtes juste comme moi), vous êtes toujours un pécheur, et le seul espoir de salut que vous ayez est la miséricorde de Dieu ainsi que sa parole disant que, en Christ, il la répand sur vous. Ayez confiance en lui, pas en votre bonne vie, pour ce qui a trait au salut. Lorsqu'on parle du salut, ayez confiance à la parole de Dieu qui dit qu'en Christ, c'est un fait accompli; quant à l'attitude, remettez-vous en à la supervision du Saint-Esprit et ayez à cœur de vaincre. Ne pensez pas qu'un bon comportement mène au salut; mais sachez que le salut mène à un bon comportement. Et que cela ne vous fasse pas croire qu'une pauvre attitude égale la perte éternelle et qu'une bonne attitude égale le salut éternel. Ça ne fonctionne tout simplement pas ainsi; n'oubliez pas que nous péchons tous encore. Le péché n'inclut pas seulement des actes mais aussi des attitudes, et Dieu connaît les secrets les plus profonds de votre cœur. Soyez assurés de ceci : Dieu vous aime; il l'a prouvé en Christ, et il vous amènera où il veut que vous soyez. Vous pouvez avoir confiance qu'il le fera. Attachez-vous à le connaître. Passez du temps avec lui. Mettez votre confiance en lui. Faites de lui votre priorité dans la vie. Et vous commencerez à voir son amour influencer votre vie dans le monde et la façon que vous agissez avec les autres. Que nous vivions la privation ou l'aisance, la prospérité ou la pauvreté, de bons ou de mauvais moments (et les chrétiens vivent tout cela), notre habileté à composer avec ce qui arrive sur notre chemin dépendra de notre confiance en Dieu. Mais pendant tout ce temps, parce que nous sommes en Christ, notre salut n'est pas remis en question. Nous sommes sauvés par la grâce de Dieu dans la foi, et même notre foi nous est un don gracieux de Dieu. Rappelez-vous ceci : l'évangile est une bonne nouvelle. " C'est la puissance de Dieu par laquelle il sauve tous ceux qui croient " (Romains 1:16). Ainsi donc, comme nous y encourage Hébreux 10:23 : " Restons fermement attachés à l'espérance que nous reconnaissons comme vraie, car celui qui nous a fait les promesses est digne de confiance. " |