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Pourquoi j'aime l'Église Universelle de Dieu Par Geoff Pittman Interne pastoral à Lexington, Kentucky C ertains m'ont demandé : " Pourquoi aimes-tu tant l'Église Universelle de Dieu ? Ne pourrais-tu pas tout autant aller dans une autre église ? Ne serait-ce pas plus facile ? "Cela me vient d'amis, de la famille, d'anciens membres de l'église, de membres actuels de l'église, d'autres pasteurs et de gens d'alentours. Cela ne vient pas seulement d'en dehors de l'ÉUD, mais aussi de ceux de l'intérieur qui se demandent pourquoi les gens restent, même eux-mêmes. Le partage de mon cœur Je crois que la question principale demeure : " Pour-quoi est-ce que j'aime l'ÉUD ? " C'est une question que je me suis continuellement posée à moi-même, ainsi qu'à Dieu, et qu'on m'a posée. C'est pour cette raison que j'écris pour partager ce que j'ai dans le cœur et une partie de mon cheminement avec vous, parce que, vous aussi, vous demandez peut-être : " Pourquoi j'aime l'ÉUD ? " Je pourrais commencer par dire que vous êtes, dans l'ÉUD, mon peuple. Je suis pratiquement né dans cette église, y ayant été élevé par mes parents qui y sont venus autour de l'époque de ma naissance. J'ai passé au travers des jeûnes, des mesures anti-paganisme, des matzos, des lois anti-porc et des jours de sabbat qui m'éloignaient des sports, ne pas observer les anniversaires et surveiller la nourriture qu'on mettait dans nos cabarets. Je dis tout cela avec un grand sourire parce que même le souvenir le plus difficile me réjouit car j'avais tant de plaisir, étant enfant. Ce n'est pas les activités, les leçons ou quelque programme que ce soit qui sont mes plus doux souvenirs, mais les gens, la communauté et le sentiment d'appartenance imprimés dans mon esprit. Ce fut justement à l'époque des Changements que je donnai ma vie à Christ. Adolescent dans l'église, nous n'avions pas de groupe de jeunes, ou même de jeunes, mais l'amour des adultes de la congrégation me poussait à rester, même lorsque mes parents ont quitté. Grâce à l'aide de notre pasteur et d'autres personnes dans l'église, j'ai appris l'évangile, ce que signifiait être chrétien et, finalement, je décidai de me faire baptiser. Quelle joie ce fut ! Même dans une auge à bétail, au sous-sol d'une maison, j'avais le sentiment d'être avec les gens les plus importants du monde, prenant la plus im-portante décision de ma vie. Ces personnes m'entou-raient comme une famille, commencèrent à m'élever dans la foi, m'aidant en chemin. Alors que je terminais le collège et que je continuais à marcher avec Dieu, je le sentis m'appeler à devenir pasteur. J'allais dans plusieurs églises, à cette époque, tout comme à l'ÉUD, et commençai à établir des liens avec d'autres pasteurs et ministres pour les jeunes. Certains me mirent en position de leadership en charge de groupes de jeunes qui surpassaient en nombre ma congrégation entière, et l'on me parlait de plus en plus d'internat dans de grandes églises avec un bon salaire et une bonne formation. En même temps, j'allais tous les étés au camp du Programme Éducationnel Estival. C'était mon principal lien avec les jeunes de mon église, puisque nous n'en avions pas beaucoup dans ma congrégation. Je commen-çai à sentir y arriver certaines des mêmes choses qui arrivaient dans les autres grandes églises, mais encore mieux ! Je croissais en Christ et aidais les autres à croître seulement par ce qui s'y passait et comment le camp se déroulait. C'est là que ma confiance dans le Seigneur fut survoltée et qu'une grande partie de mon entraînement débuta. Encore plus important, c'est là que mon véritable amour pour l'ÉUD a éclos. Au travers des leaders du PEE, des campeurs et du personnel du camp, je ressentis le besoin de réaliser la part que Dieu voulait que j'y prenne. Ça me frappa de voir que, dans les autres églises, plusieurs pouvaient faire mon travail, mais peu possédaient les talents spécifiques pour le travail taillé à ma mesure à cet endroit-là. Ce n'était pas tant les talents que le cœur, et le mien commençait à se développer pour notre église. J'aime le processus en cours dans notre confession concernant la théologie et la structure. Je pouvais voir qu'au siège central, on faisait un tas de bonnes choses et que c'était plein de grands leaders au sein de cette église. L'étincelle qui met le feu Une chose me toucha particulièrement au camp, trans-formant en flammes l'étincelle d'amour que j'éprouvais pour cette église. Dans mon continuel combat à savoir si je devais demeurer ou pas, si je devais travailler ici ou là, je commençai à rechercher de plus en plus le Seigneur dans la prière. Je voulais savoir où il me voulait et pourquoi. Il ne m'apparaissait pas logique, ni à d'autres alentours de moi, de rester dans l'ÉUD. Pourtant, quelque chose en dedans de moi me poussait à rester, mais je ne savais pas quoi. Un soir, au camp, alors que ces questions me hantaient davantage et qu'elles me pesaient sur la conscience, nous avons eu une session de louanges et de culte. La joie et le culte habituels nous habitaient tous dans la salle, alors que je sentais la présence de Dieu parmi nous et spécialement dans mon cœur. J'écris ceci les larmes aux yeux, car je peux encore me rappeler et ressentir ce que j'éprouvais à ce moment-là, pendant que le directeur de culte pris brièvement la parole avant que nous chantions un cantique qui me jeta à genoux. Le cantique commença à jouer, les mots commencè-rent à surgir et je sus que j'avais ma réponse. " J'ai entendu l'appel de mon peuple. Qui vais-je envoyer ? " Ainsi allait le cantique et la question s'adressait directement à moi. Les larmes me coulaient sur les joues, alors que je me faufilais vers l'arrière de la salle afin qu'on ne me voit pas. Dieu continuait à insinuer en moi ce qu'il voulait que je vois et, au travers de ma vision embrouillée par les larmes, je commençai à regarder les gens dans la salle. Ils n'étaient plus simplement un ensemble d'individus, des corps, des visagees, mais des vies. Je pouvais voir les noms et les histoires, les blessures, les joies, chez eux tous, et tout ce dont ils avaient besoin, et tout ce que Dieu voulait qu'ils aient, je le voyais. Enfants en situations désespérées " Qui vais-je envoyer ? " était la question demandée. Je savais combien la situation, dans certains cas, était désespérée. Des jeunes qui ne possédaient pas grand chose à la maison, qui avaient tant de combats et de besoins, des gens qui avaient des blessures et qui avaient besoin d'être guéries, et des questions qui demandaient des réponses, là, tout autour de moi. Ce cantique de culte était tiré d'Ésaïe 6, et il continuait en donnant la réponse : " Je suis prêt, envoie-moi. " Je sortis de l'endroit, ayant tous ces gens à l'esprit, incapable de voir quoi que ce soit d'autre quand je fermais les yeux. C'est là, dans ce camp, que je réalisai quoi et qui l'ÉUD est réellement. Ce n'est pas le nombre, ni l'habillement, ni les chants ou même le PEE. Ce ne sont pas les programmes, les prêcheurs, les bancs d'église, le passé ou les problèmes. L'ÉUD, c'est l'ensemble des gens qui la composent. Ce soir-là, je réalisai qui elle était, au lieu de ce que j'aimais en elle. Je demandai : " Ne serait-ce pas plus facile que j'aille ailleurs ? Mon Dieu, ce travail est trop dur. La tâche est trop grande ! " Mais il me répondit : " Ceci est mon peuple. J'ai entendu ses cris. Qui vais-je envoyer ? " J'ouvrai ma Bible et je tombai justement sur une citation d'Ésaïe, le même livre duquel le cantique était tiré. La citation se situe dans Luc 4:18-19 : " L'Esprit du Seigneur repose sur moi parce qu'il m'a désigné par l'onction pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres. Il m'a envoyé pour proclamer aux captifs la libération, aux aveugles le recouvrement de la vue, pour apporter la délivrance aux opprimés et proclamer l'année de grâce accordée par le Seigneur. " Je sus tout de suite que c'était le message que Dieu avait donné à ceux qui devaient être ses ouvriers dans notre église, pas seulement les pasteurs, mais tous ceux qui avaient à cœur son peuple. Je pouvais voir les pauvres dans cette salle, les captifs, les aveugles et les opprimés. Chaque illustration des paroles de cette Écriture avait un visage, maintenant, mais le message disait qu'Il serait avec nous. Il a un plan pour notre église et pour ses gens, et à ce moment-là je ressentis son amour pour l'ÉUD, les gens. Je suis prêt, Seigneur, envoie-moi C'est ce soir-là que, en écoutant mon peuple, en regardant mon peuple rendre culte au Seigneur, et en ressentant son fardeau, que je dis au Père : " Je suis prêt, Seigneur, envoie-moi ! " Maintenant, je vais à l'église en ne m'inquiétant pas à savoir si la réunion va être bonne, ou si mes requêtes vont être satisfaites ; j'y vais pour voir ces visages et celui de Jésus. C'est cette façon de penser qui a radicalement changé ma vie. Je peux aller dans chaque église de l'Église Universelle de Dieu et savoir que je suis le bienvenu et que je suis aimé. J'y ai une famille, un peuple qui a besoin de moi et dont j'ai besoin. J'ai le sentiment que Dieu nous appelle tous à être ses envoyés. Il y a une tâche pour laquelle nous avons été créés, une histoire qui nous a modelés pour le dessein de Dieu et une mission qu'il nous a confiée et que nous devons accomplir. J'ai de l'amour pour tout le monde, pour les perdus et pour les sauvés. Cependant, comme l'apôtre Paul réservait une place spéciale dans son cœur pour le peuple hébreux, je réserve une place spéciale dans mon cœur pour l'Église Universelle de Dieu. Oubliez tous les torts que vous avez causés et tous ceux qu'on vous a causés, déposez-les au pied de la croix de Jésus et regardez en avant avec lui. Je pense que vous allez voir avec moi, et comme Dieu, pourquoi nous aimons l'ÉUD. C'est à cause de vous que j'aime cette église et, pour cela, je dis : " Je suis prêt, Seigneur, envoie-moi ! " |