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Nouvelles universelles Traduction du Worldwide News Janvier 2001 Pas d'autre nom Deuxième de deux parties Par J. Michael Feazell D ans la Première Partie, nous avons regardé l'étrange croyance répandue chez de nombreux chrétiens voulant que tous ceux qui n'ont pas pu accepter l'évangile avant de mourir soient perdus éternellement et sans espoir.Nous avons d'abord révisé l'histoire de Lazare et l'homme riche et, à partir de là, nous avons passé en revue divers passages qui affirment que le dessein de Dieu envers l'humanité est le salut. Nous soutenons qu'il n'y a pas d'autre chemin menant au salut que par la grâce de Dieu à travers la foi en l'Agneau tué depuis la fondation du monde, Jésus-Christ. Et nous avons commencé à jeter un regard sur la description du Jugement donnée dans Apocalypse 20. Le juste Juge Si l'on retourne dans Apocalypse 20:11-15, nous y voyons les deux grandes vérités du destin de l'humanité, continuellement attestées par les Écritures et qui nous sautent aux yeux : 1) Tous, c'est-à-dire tout le monde, sont jugés, sans exception, et 2) Jésus est le juge. Maintenant, prenons le temps de nous asseoir et d'y réfléchir sérieusement. Quelle sorte de juge est ce Jésus-là ? Eh bien, d'abord, il n'est comme aucun des juges humains que nous aurions pu rencontrer dans notre vie. Aucun juge humain ne prend sur lui la pénalité de chaque criminel et le déclare ensuite " non coupable ! " Mais celui-ci le fait. En fait, il l'a déjà fait. Même qu'il l'a fait depuis la fondation du monde. Ce qui veut dire que le pouvoir de sa rédemption précède même le premier mouvement de salivation de la bouche d'Ève à l'endroit du fruit défendu. Ce n'est pas un juge ordinaire. Ce juge maintient à tout moment l'univers entier dans la miraculeuse danse de l'existence par la parole de sa bouche. Ce juge-là, non seulement donne l'existence à chaque être humain en particulier, mais il est devenu l'un de nous dans le dessein express de nous pardonner tous nos crimes contre lui et de nous donner la vie éternelle en lui-même. Ce juge-là amène tous les hommes, les femmes et les enfants à lui dans sa mort et sa résurrection des morts. Ce juge-là n'est certes pas ordinaire. Il est parfaitement juste et bon, mais pas rien que juste et bon, sinon cela laisserait chacun de nous dans le séjour des morts. Sa justice et sa bonté parfaites sont surpassées par sa miséricorde parfaite (Osée 6:6; Matthieu 9:13; 12:7; Jacques 2:13). Il est allé extrêmement loin, au travers de sa propre incarnation, pour voir à ce que les gens soient sauvés. Il a pris tous nos péchés sur ses épaules et a ainsi détruit le péché dans la chair (Romains 8:3). Ce n'est pas un juge ordinaire. Cet univers a jailli de la liberté pleine de grâce de la triple unité de Dieu d'être ce qu'elle veut être. Par sa grâce, les mondes existent. Par sa grâce, chaque personne existe. Et, par sa grâce, le Fils éternel du Père s'est fait chair pour nous, s'est sacrifié pour les péchés du monde entier, afin que le gracieux dessein de Dieu puisse s'accomplir en lui, le Fils éternel, Jésus-Christ. Lorsque tous les gens du monde, les grands et les petits (Apocalypse 20:12), incluant tous les morts (versets 12-13), se tiendront devant le trône du jugement, ils feront face à nul autre que Jésus-Christ. Imaginez la scène. Leur juge, celui qui détient leur sort éternel dans ses mains, n'est nul autre que l'Agneau de Dieu, le sacrifice expiatoire, non seulement de nos péchés, mais des péchés du monde entier (1 Jean 2:1-2). Ils sont entre ses mains, les mains percées du Fils ressuscité de Dieu, le Christ crucifié et glorifié. Ils sont à sa merci - à la merci de l'Auteur de la miséricorde. Le jour du jugement Imaginez que vous êtes assis à la Cour de l'Univers, attendant, le cœur battant, que le Juge de Toutes Choses arrive et passe son jugement sur vous. Vous n'aviez jamais vraiment pris au sérieux l'idée d'un jugement final. Vous aviez entendu des gens parler de Dieu et autres choses du même genre, mais cela ne revêtait pas de signification à vos yeux. Maintenant, vous réalisez qu'il y a vraiment un compte à rendre. La dette doit être payée, en fin de compte. Vous avez mal au cœur. Vous avez le souffle court, entrecoupé. La sueur inonde votre épine dorsale. Votre regard se fixe sur les écriteaux pendus à deux portes derrière le banc des accusés. Sur l'un, on peut lire : Sortie des personnes parfaitement sans péché et des justes saints. Sur l'autre, il est écrit : Sortie de tous les autres. De votre cerveau jaillit le flot hideux d'un collage de vos mensonges, de vos convoitises, de vos bassesses, de vos trahisons, de votre égoïsme, de votre cupidité. Et maintenant, voilà le jour d'expiation. Vous êtes engourdi. Vous savez que vous n'avez pas d'espoir. Vous vous entendez gémir. Puis, le Juge entre et prend place sur son trône. Sa présence vous écrase. Il ne ressemble à rien de ce que vous vous attendiez. La cour entière semble revivre en sa présence. Il est la définition même de la puissance, de l'autorité et, cependant, de lui émane la paix, la sérénité et l'amour. Il est tellement irrésistible que vos pensées ne sont déjà plus tournées vers vous et votre épouvante. Votre corps relaxe, une joie inexplicable pétille au plus profond de votre être. Aussi impressionnant qu'il puisse vous paraître, vous sentez soudainement que vous préféreriez suffoquer au creux de ses bras plutôt que de vivre un moment de plus sans lui. Vous savez que quelque soit son verdict, il sera bon, et rien ne vous effraie plus. " Que plaides-tu ? " demande le Juge. Sa voix semble extirper la vérité de vos lèvres. " Coupable, " répondez-vous, et, ce faisant, vous réalisez immédiatement deux choses : que vous êtes profondément honteux de votre vie de péchés, et que le Juge a déjà enlevé toutes les charges contre vous. Votre honte se mêle à vos reconnaissantes larmes de joie et de paix du cœur alors que vous recevez son regard vivifiant au plus profond de votre âme. " Coupable de quoi ? " demande le Juge, d'un sourire amusé. " Il semble n'y avoir rien d'enregistré contre toi. Es-tu prêt à te joindre à la célébration ? Bien. Allons manger. " Et il ouvre toute grande la porte de la Sortie des personnes parfaitement sans péché et des justes saints et vous fait signe d'entrer avec lui. Ou, bien sûr, vous pouvez plaider non coupable et essayer d'argumenter sur votre cas, en demandant à démontrer que vous êtes vraiment un genre de personne très décente en général et que vous devriez être inscrit parmi les saints à cause de tous les vingt-cinq sous que vous avez déposé dans la jarre à donations installée au bout du comptoir de l'épicerie. Ou vous pourriez tenter de soutenir que vous devriez être décroché de l'hameçon parce que, en premier lieu, Dieu n'a pas le droit de vous imposer ses règles arbitraires. Ou encore, vous pourriez simplement dire à Dieu de vous laisser en paix, qu'il peut garder son évangile, vous n'en avez pas besoin, que vous ne voulez rien savoir de tout son fatras sentimental, que vous préférez conserver ce qui fonctionne pour vous, la survie du plus fort, là où les loups se mangent entre eux, vous débrouiller vous-même dans la vie, ou tout au moins là où vous êtes maître de votre domaine. Toutes ces avenues vous amènent à prendre, le nez en l'air, la porte Sortie de tous autres, et vous vous retrouvez là où vous vous sentez le mieux, dans les ténèbres, libre de mijoter dans votre propre jus d'autosatisfaction. Pas besoin de s'en faire Même si vous n'aimez pas ma petite illustration de la cour céleste, le point est qu'on n'a pas à s'inquiéter de ce que nos bien-aimés disparus, ni quiconque du reste de la masse des êtres humains qui sont morts, sont consignés aux flammes éternelles sur le simple fait qu'aucun missionnaire ne leur a apporté le message de l'évangile avant qu'ils ne meurent. Jésus connaît aussi l'évangile et, oui mesdames et messieurs, il peut le leur présenter encore mieux que nous. C'est malheureux à dire, mais la Bible nous dit que certains n'accepteront pas la grâce du Créateur et Roi (Matthieu 25:46; Apocalypse 19:20; 20:15). Ils ne feront pas confiance au Fils de Dieu et au Père. Et il ne peut y avoir plus grande tragédie, en vérité, ni plus grande stupidité, que des hôtes invités au Noces du Mariage de l'Agneau rejettent le don gratuit de Dieu de la grâce en faveur de leur propre tentative pitoyable et misérable de donner quelque valeur à leur vie. Mais c'est exactement ce que notre nature humaine tourmentée est encline à faire. Notre esprit orienté vers les " desserts du juste " trouve affligeant de mettre tous ses œufs dans le même panier de l'outrageuse grâce de Dieu. Un marché comme celui-là signifie, non seulement que nos durs efforts pour être bons ne veulent pas dire grand chose, à la fin, mais que, pire encore, certains types plutôt répugnants peuvent se voir accorder de se balader dans le Royaume à nos côtés - seulement en croyant à la grâce de Dieu par la foi en Jésus-Christ. Il doit y avoir moyen de distinguer les méritants, comme nous, des non méritants, comme ce proxénète fumant du pot dans son coin. Il doit y avoir moyen que les bonnes et décentes gens obtiennent un meilleur marché que les pécheurs flagrants. Cette affaire de grâce gratuite et imméritée contient trop de points d'interrogation pour que nous y soyons entièrement confortables. C'est le Jugement de la grâce de Dieu, et elle fonctionne selon sa propre logique, une logique aussi élevée au-dessus de la nôtre que le ciel l'est au-dessus de la terre (voir Ésaïe 55:8-9 et Psaume 103:11-14). Deux séries de livres Une chose remarquable prend place durant cette séquence céleste du jugement d'Apocalypse 20. Premièrement, tous les morts sont rassemblés et des livres sont ouverts (Apocalypse 20:12). Ensuite, un autre livre est ouvert, pas " les livres " qu'on vient de mentionner, mais " un autre livre ", distinct des premiers. Ce volume est appelé le Livre de vie. Et alors ces personnes décédées sont jugées " suivant ce qui est inscrit dans ce livre ". Ces " livres " contiennent le compte-rendu de leurs œuvres, toutes les preuves requises pour les juger et, sur la base de ces preuves, où croyez-vous que cela les amène ? Cela les amène naturellement à la même conclusion que pour vous et pour moi : coupables la main dans le sac. Voilà la hideuse situation fâcheuse de chacune de ces personnes, et la situation, en fait, de tous les gens qui ont jamais vécu. " Il n'y a pas de juste, pas même un seul, " dit Dieu (Romains 3:10; Psaume 14:1-3). " Toute votre justice n'est que vieux chiffon sale, " voilà son évaluation concernant notre position à nous, les êtres humains, en terme de jugement. " Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu, " juste au cas où quelqu'un se demanderait encore qui " y arrive " et qui n'y arrive pas. Simplement pour être sûrs que nous comprenons qu'absolument personne ne s'épargne ce jugement, on nous dit encore que tout le monde qui est mort est là : la mer rend ses morts et la Mort et le Séjour des morts rendent leurs morts (Apocalypse 20:13). Ne conservez pas l'idée que quelqu'un se soit glissé par une fente. Tout le monde se tient en face du siège du jugement. Et tous sont jugés " selon ses œuvres ". Rendu à ce point, les choses semblent avoir pris mauvaise tournure. En vérité, il n'y a aucun juste. Tout ceux qui ont jamais vécu et qui sont morts sont condamnés par leurs propres actions, tel qu'écrit dans les livres. Et ils doivent se tenir là, en attendant leur tour pendant que la Mort et le Séjour des morts sont jetés dans l'ultime incinérateur (verset 14). Mais attendez ! Qu'est-ce que c'est que ça ? Cet " autre " livre se montre encore. Le jugement selon les œuvres par ce qui est écrit dans les livres ne s'avère pas la fin de l'histoire ! Il y a un autre livre, le Livre de vie, et les seuls qui sont balayés dans le lac de feu avec la Mort et le Séjour des morts sont ceux dont le nom n'apparaît pas dans ce Livre (verset 15) ! Il était là tout ce temps. Tout le monde dont le nom s'y trouve obtient le pardon complet. Et comment les noms s'y trouvent-ils ? Grâce au sang expiatoire du Christ. Le grand mystère est que, par le Sacrifice du Christ, le nom de tout le monde s'y trouve. Les croyants ne reçoivent que ce qui était là pour eux depuis toujours. " Oui, vraiment, je vous l'assure : celui qui écoute ce que je dis et qui place sa confiance dans le Père qui m'a envoyé, possède, dès à présent, la vie éternelle et il ne sera pas condamné; il est déjà passé de la mort à la vie " (Jean 5:24). Ceux qui ne croiront pas, d'un autre côté, sont incapables de faire le saut. Cela a toujours été le message des Écritures, Ancien comme Nouveau Testament - un témoignage en faveur de Jésus-Christ. " Vous étudiez avec soin les Écritures, parce que vous êtes convaincus d'en obtenir la vie éternelle. Or, précisément, ce sont elles qui témoignent de moi. Mais voilà : vous ne voulez pas venir à moi pour recevoir la vie " (Jean 5:39-40). Il n'y a qu'une façon d'être sauvés : par la foi en Jésus-Christ. La Loi même qui mène à la condamnation par notre échec à la garder amène aussi le salut par sa proclamation que Dieu allait envoyer son Messie pour nous secourir de nos péchés. La malédiction de la mort n'a pas le dernier mot ! En Christ, toutes choses sont renouvelées. La Parole de Vie est elle-même le fin mot pour l'humanité ! Bienvenue aux pécheurs Dans Matthieu 25:31-46, tous les gens passent devant le trône du jugement de Christ. Sur quelle base Christ sépare-t-il les brebis des boucs ? La Bible ne donne qu'une base de salut : soit accepter le don de Dieu, soit le rejeter. Une des choses fascinantes de cette parabole, c'est les gens qui ont affiché l'amour inconditionnel de Christ sans même réaliser qu'ils l'avaient fait. Ils n'ont pas la perception d'avoir été particulièrement bons, saints ou justes. " Quand avons-nous fait ces choses ? " demandent-ils avec surprise. Ironiquement, ceux qui sont rejetés sont également surpris, surpris du fait que le juge pense qu'ils n'ont rien fait de valorisant pour Dieu. " Quand avons-nous manqué de faire ces choses ? " demandent-ils, incrédules. Ils n'ont pas besoin, pensent-ils, de cette grâce gratuite et imméritée réservée aux sales pécheurs. Ils ont un tas de cartes de bon rapport et les poches pleines de médailles du mérite, et si cela n'est pas suffisant pour ce soi-disant juge, alors ils ne veulent pas faire partie de son Royaume de perdants. Question de grâce Qui aimera davantage Jésus : celui à qui l'on pardonne plus ou celui à qui l'on ne pardonne qu'un peu ? Jésus pose la question dans Luc 7:41-50. Le point ? Les gens qui se croient des personnes à la morale décente ne semblent pas rechercher la grâce. Les gens qui se savent grands pécheurs ont tendance à être affamé de grâce. De grands pécheurs entreront dans le Royaume devant de nombreuses gens très justes, dit Jésus (Matthieu 21:31). Ami des pécheurs, l'appelait-on, et voilà bien ce qu'il est (Luc 7:34). Il est votre ami et le mien, après tout. Les personnes religieuses ont le penchant de croire qu'elles ont une vision privilégiée à savoir qui sera sauvé et qui ne le sera pas. Ceux qui gardent la loi, les bons garçons, les bonnes filles et les saintes gens y entrent, les fauteurs de troubles, les individus méprisables, les stars du porno, les gens de basse vie, les filles-mères et tous ceux du même acabit n'y entreront pas. " N'y comptez pas, " dit Jésus. " Vous pensez connaître la justice ? Pourquoi ne me faites-vous pas confiance en ce qui a trait à la justice ? Parce que vous ne pouvez même pas imaginer que vous n'êtes rien de mieux que des cadavres pomponnés, si pourris que votre nez n'arrive même plus à sentir votre propre puanteur. J'aurai miséricorde envers qui je veux, les copains, alors prenez ce que vous méritez et sortez d'ici " (pardonnez ma paraphrase libre de Matthieu 20:13-15). Combien de pécheurs sont morts dans l'espoir de la justice, de la vertu, de la paix, de l'espérance, de la vérité, de la liberté, sans avoir eu d'indice où les trouver ? En Christ, et en Lui seulement, cette quête éternelle prend finalement fin. " Or, la vie éternelle consiste à te connaître, toi le Dieu unique et véritable, et celui que tu as envoyé : Jésus-Christ " (Jean 17:3). Rappelez-vous de ce qui est arrivé quand Jésus a touché le lépreux. Tout le monde restait aussi loin que possible des lépreux. Mais pas Jésus. Non seulement n'était-il pas effrayé de toucher au lépreux, mais quand il le toucha, le lépreux fut guéri. Notre esprit est comme le corps d'un lépreux, désespérément déformé et pourri. Mais lorsque Jésus prit la nature humaine sur lui, non seulement n'attrapa-t-il point la corruption de nos esprits, mais il guérit l'esprit humain. Cette guérison est offerte à tous. Tout ce qu'il faut pour recevoir cette guérison, pour commencer à vivre la joie de cet esprit guéri, pour entrer dans le Royaume de Dieu, c'est d'accepter son don gratuit : d'avoir foi en ce que, par la mort du Christ et sa résurrection, le Dieu d'amour purifiant à l'étonnante puissance a fait tout ce qui pouvait être fait pour sécuriser notre place à sa table. La volonté du Père Dans le dernier livre de sa série de Chroniques Narnia, La Dernière Bataille, l'auteur chrétien, C.S. Lewis, présente une illustration symbolique du dernier jugement. Homme connaissant bien l'amour intime de son Sauveur, Lewis n'avait pas peur de décrire le gracieux salut d'un soldat mort sans jamais avoir cru au seul nom sous les cieux par lequel l'on doive être sauvé. Lorsque Emeth, le soldat de Calor, se retrouva face à face, lors du jugement final, avec Aslan, portrait du Christ dans l'histoire, il aima immédiatement Aslan, sachant qu'Aslan était le véritable désir de son âme. Ce concept est-il trop tiré par les cheveux ? Le Seigneur qui est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs (Romains 5:8) sait qui lui appartient (2 Timothée 2:19). Jésus nous a dit que Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais dans l'intention que le monde puisse être sauvé par lui (Jean 3:17). Jean nous dit que Jésus est non seulement mort pour nos péchés, mais également pour les péchés du monde entier (1 Jean 2:2). Ce même Jésus n'est-il pas le Seigneur de l'espace infini et de l'éternité ? Peut-être la description de Lewis n'est-elle pas si éloignée. Dans Matthieu 25:31-46, nous apprenons que Jésus vit dans ceux qui lui appartiennent et que ses œuvres s'accomplissent en eux même s'ils n'en sont pas entièrement conscients. Est-ce trop de dire que, par la grâce de Dieu, ces personnes peuvent connaître et aimer le glorieux Seigneur ressuscité en tant que le plus grand désir de leur âme ? Et est-ce trop affirmer que de dire que ceux dont le cœur s'est voué pleinement à tout ce qui s'oppose au Royaume de Dieu - certains à la poursuite égoïste de leurs propres fins, plusieurs à la cruauté et à la haine, d'autres au mal et à la rébellion contre tout ce qui est bon et pur - seront remplis de terreur et de haine envers lui ? Et même là, il y a encore l'élément de surprise, d'un suprême renversement, par lequel même le cœur humain le plus noir peut être remodelé et transformé par la grâce radicale de notre Dieu radicalement gracieux. " Alors, certains de ceux qui sont maintenant les derniers seront les premiers; et certains de ceux qui sont maintenant les premiers seront les derniers, " déclare Jésus (Luc 13:30). Les attentes humaines concernant la justice et l'équité sont battues en brèche lorsque le Fils de Dieu commence à débourser la fabuleuse grâce de son Père. Témoin la parabole des ouvriers dans les champs (Matthieu 20:13-15). Il est dangereux, Celui-là, parce qu'il pardonne là où nous ne pouvons pas imaginer le pardon, et il bénit là où nous ne voyons aucune justification à la bénédiction. Il sauve les non méritants; les " méritants " en sont fâchés et il leur dit de ficher le camp. Quelle est la volonté de Dieu ? Jésus dit : " Oui, telle est la volonté de mon Père : que tous ceux qui tournent leur regard vers le Fils et qui croient en lui, possèdent la vie éternelle, et moi, je les rassemblerai au dernier jour " (Jean 6:40). Maintenant, certains pourraient argumenter à l'effet que la volonté de Dieu est aussi qu'un grand nombre ne voient pas le Fils et ne croient pas en lui et qu'ils n'aient pas la vie éternelle et donc qu'il ne les ressuscitera pas au dernier jour. Mais laissons-les emmener leurs nuages de pluie quelque part ailleurs. Ce n'est pas ce que dit la Bible. D'autres objections Jésus-Christ est le sacrifice expiatoire pour les péchés du monde entier (1 Jean 2:2). Par Jésus-Christ, Dieu se plaît à réconcilier toutes choses à lui, que ce soit sur la terre ou dans le ciel, en faisant la paix par le sang de Jésus sur la croix (Colossiens 1:20). La vaste majorité des êtres humains sont morts sans avoir entendu l'évangile. Par conséquent, nous devons donc prendre en considération la possibilité que leur décision de foi, ou décision de " non foi ", puisse avoir été prise dans le royaume des morts. Les objections face à une telle suggestion incluent l'idée que l'église est un petit troupeau, donc que Dieu n'entend sauver qu'un petit nombre. L'église peut être un petit troupeau à cette époque-ci, mais nous ne parlons pas de l'église de cette époque. Nous parlons de ceux qui n'ont pas connu l'évangile avant de mourir. Nous parlons de la nouvelle création dans son plein épanouissement. Une autre objection est qu'une telle confiance en la grâce de Dieu pour toute l'humanité détruirait tout élan pour la propagation de l'évangile. À cela, je ne peux que répondre non-sens. Jésus, notre Seigneur, nous a commandé de répandre l'évangile, et voilà une motivation suffisante pour quiconque d'entre nous. En outre, quelqu'un qui possède, par la grâce de Dieu et la puissance du Saint-Esprit, de pareilles bonnes nouvelles ne peut s'empêcher de la répandre. Comment des pécheurs pardonnés comme nous voudraient que le reste du monde continue de vivre dans la misère de ne pas savoir que Dieu les aime et qu'il les a réconciliés à lui par le sang de son Fils ? Puisque l'Esprit demeure en nous, comment ne pas nous inquiéter de ce que les autres continuent à vivre désespérément dans leurs péchés, sans le baume guérisseur du Sauveur ? Mais dire que Dieu dépend de nos efforts chétifs et souvent destructifs, c'est le limiter. Dieu nous aime tellement qu'il nous accorde la grâce de participer avec lui à la joie d'amener des gens à la foi, mais sûrement que nous devons admettre que notre dossier est tel qu'il doit faire plus de nettoyage derrière nous que nous lui sommes réellement utiles. Universalisme ? Non. Dieu accorde aux êtres humains la liberté de lui faire confiance et leur permet également de ne pas lui faire confiance. Les relations sont basées sur la confiance, et ceux qui, en fin de compte, ne feront pas confiance à Dieu seront coupés de lui. La Bible indique que certaines gens n'auront pas confiance que Dieu leur pardonne, mais choisiront, de leur propre choix, malgré leur liberté de croire accordée divinement, de demeurer ses ennemis. À ce sujet, incidemment, ne formons jamais l'idée que l'enfer est, en quelque sorte, à égalité avec les cieux. L'enfer n'est qu'un minuscule parterre de mauvaises herbes dans un coin sombre sous un porche dans une petite ruelle aux confins de la vaste et incommensurable étendue de toutes les choses rendues glorieusement nouvelles en Jésus-Christ. Ceux qui auront choisi de s'y tapir dans le noir ne le font pas parce que Dieu le veut, mais parce que Dieu, dans sa gracieuse libéralité, leur permet de piétiner son amour et de s'entasser dans ce " nulle part " qu'ils se sont " créé " pour eux-mêmes dans leur esprit ténébreux. J'ai reçu des lettres de lecteurs qui sont fortement en désaccord avec ce que j'ai écrit sur le sujet. Mais il est intéressant de constater que, dans presque toutes ces lettres de désaccord, l'on concède essentiellement que les Écritures nous amènent à croire que Dieu agira vraiment avec justice avec ceux qui sont morts sans avoir connu le nom de Jésus. J'avance qu'il agira avec eux de nulle autre manière qu'en accord avec sa fidélité et sa miséricorde éternelles comme démontré de façon suprême par Jésus-Christ, le grand Juge. Pas une " religion " Ce qui est étonnant à propos du Royaume de Dieu, c'est qu'il ne ressemble en rien à une religion ou une société exclusive, ou encore un club ou une institution. Les religions et les institutions de ce monde érigent des barrières et des règles pour empêcher la canaille de pénétrer. Mais le Royaume de Dieu est destiné à envelopper tout le monde - tout ceux que Dieu a créés. Tout le monde est né, à cause de Jésus-Christ, investi d'une invitation en or pour le Royaume, même s'il ne le sait pas encore. Certains, même s'ils découvrent cette invitation, n'en veulent pas. Ils ont mieux à faire, de plus importants poissons à frire. D'autres croient qu'ils ont de meilleurs moyens d'y parvenir, en y travaillant plutôt que de demander la charité. D'autres encore ne veulent pas être dans un Royaume qui laisse entrer trop de perdants. Quand tout sera dit, les seules personnes qui seront exclues du Royaume de Dieu sont celles qui refuseront de l'accepter dans les termes où il est offert : absolument gratuit à tous non méritants finis, simplement en faisant confiance à la grâce du Donateur. Il n'est pas si difficile d'être chrétien. Il n'y a pas de poignée de main secrète, pas de devinettes ou de labyrinthe à résoudre. Et, Dieu merci, cela ne dépend certainement pas de la compétence de l'église à répandre l'évangile, même si notre Père, dans sa grâce, nous a béni d'un si merveilleux rôle à remplir dans cette tâche. Jésus a simplement dit : " Venez à moi, vous tous qui êtes accablés sous le poids d'un lourd fardeau, et je vous donnerai du repos " (Matthieu 11:28). Il n'a pas dit quand. Il n'a pas dit : " Oh, en passant, suivez l'échéancier sinon vous allez brûler comme des rôties. " Ce Sauveur a déjà fixé la fin de tout. Le jugement final est réglé. Non seulement le Père a-t-il envoyé son Fils dans le monde pour que quiconque croit ne périsse point mais ait la vie éternelle (Jean 3:16), en vérité, non seulement a-t-il envoyé son Fils dans le monde précisément pour ne pas condamner le monde, et pour que ce monde soit sauvé par lui (verset 17), mais il lui a laissé également tout jugement - il a fait de son Fils le Juge présidentiel suprême du jugement dernier. Ce n'est pas le Dieu de l'imagerie populaire ! Ce n'est pas le Dieu avec lequel ont grandi les gens, le Dieu à la figure sévère qui balaie le pécheur et qui expédie des billets de loterie gagnants aux pieux et aux obéissants. C'est le Dieu de la Bible, celui que rien ne peut empêcher de distribuer avec prodigalité sa grâce à quiconque et tout le monde qui veut l'accepter. Dieu n'a pas " les doigts huileux ". Personne ne va lui glisser entre les doigts. Jésus-Christ porte un intérêt intime et personnel envers quiconque à jamais vécu, et il est allé aux dernières extrémités pour voir à ce que chacun puisse prendre place à la table de son Père. Il ne forcera personne. Mais il ne consignera pas non plus personne à la condamnation simplement parce qu'aucun chrétien n'ait allé vers le ou la pauvre infortuné(e) pour lui amener le message de l'évangile avant qu'il ou elle ne meurt. La grâce de Dieu n'est pas embrayée sur notre degré de compétence à évangéliser. Lorsque les gens meurent, ils sont jugés (Hébreux 9:27). C'est un jugement final. Mais celui qui est assis sur le banc du juge n'est nul autre que Celui qui a porté les marques du carnage pour eux et, monsieur, en a-t-il de bonnes nouvelles ! Vous ne trouverez aucun enseignement dans la Bible, sans égard à ce que beaucoup de chrétiens croient, où Jésus est impuissant à confronter et sauver les gens quand leur vie physique est terminée. Dans les paroles de la finale de la tragédie musicale Les Misérables, on lit : " Pour les misérables de la terre, il y a une flamme qui ne meurt jamais, Même la nuit la plus sombre prendra fin et le soleil se lèvera. " Quelle que fut l'intention de l'auteur en écrivant ces lignes, ce n'est pas qu'un beau sentiment. C'est la vérité même de Dieu. Jésus est cette Flamme éternelle, et même la nuit la plus sombre a trouvé son terme lors du lever du Soleil de justice (Malachie 4:2, version Louis Segond; 3:20, version du Semeur), le seul nom sous les cieux par lequel nous soyons sauvés (Actes 4:12).
Traduction du Worldwide News de janvier 2001, pour circulation dans les églises francophones d'Amérique du Nord. Supervision : Roger Labelle, traduction : Roch Richer, correction : Jean-Marc Richer. Publication de l'Église Universelle de Dieu |