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La parole écrite de Dieu par Michael Morrison éditeur de la revue Worldwide News C omment pouvons-nous connaître Jésus ou ses enseignements ? Comment savons-nous qu'un évangile est faux ? Où trouver l'autorité pour recevoir un enseignement juste et mener une vie droite ? La Bible est le registre inspiré et infaillible de ce que Dieu veut que nous sachions et fassions.Un témoignage à Jésus Peut-être avez-vous vu des journaux faisant mention du " Jesus Seminar " (Séminaire de Jésus), un groupe d'érudits qui affirment que Jésus n'a pas dit la plupart des paroles rapportées dans la Bible. Ils utilisent différentes couleurs de billes pour voter sur l'authenticité de diverses paroles de Jésus. Ou peut-être avez-vous entendu parler d'autres érudits qui proclament que la Bible est un ramassis de contradictions et de mythes. Bon nombre de gens éduqués rejettent la Bible, mais beaucoup d'autres croient qu'elle est un registre fidèle des paroles et des actions de Dieu. Si nous ne pouvons pas nous fier à ce que la Bible dit de Jésus, alors nous ne saurons presque rien à son sujet. Le Jesus Seminar a démarré avec une idée préconçue de ce que Jésus aurait enseigné. Ses membres ont accepté les paroles qui s'accordent avec cette idée, et rejeté les autres qui ne correspondaient pas avec leur pensée, créant ainsi un Jésus selon leur propre conception. Ce n'est pas un bon enseignement, et même un grand nombre d'enseignants libéraux ne sont d'accord avec le Jesus Seminar. Avons-nous de bonnes raisons de nous fier aux rapports bibliques sur Jésus ? Certainement. Ils ont été écrits au cours des quelques décennies qui ont suivi la mort de Jésus, à une époque où des témoins oculaires vivaient toujours. Les disciples juifs mémorisaient souvent les paroles de leurs maîtres, alors, il est très plausible que les disciples de Jésus aient préservé ses enseignements avec une précision raisonnable. Nous n'avons aucune preuve qu'ils aient inventé des choses pour traiter les préoccupations de l'église primitive, telles que la circoncision. Cette évidence nous suggère que ce sont des rapports fiables de l'enseignement de Jésus. Nous pouvons de même avoir confiance que les manuscrits ont été bien préservés. Certaines copies datent du quatrième siècle, et de plus petits documents datent du deuxième siècle. C'est encore mieux que tous les autres livres historiques. (La copie la plus ancienne de Virgil fut écrite 350 ans après sa mort et celle de Platon remonte à 1300 ans après sa mort.) Des comparaisons des manuscrits montrent que la Bible a soigneusement été recopiée, et que les textes auxquels nous avons accès sont une source digne de foi. Le témoignage de Jésus sur les Écritures Jésus acceptait de discuter de beaucoup de sujets avec les pharisiens, mais il semble qu'il n'ait pas discuté de leur point de vue des Écritures. Même si Jésus n'était pas d'accord sur leurs interprétations et leurs traditions, il était apparemment d'accord avec les autres chefs religieux que les Écritures servaient d'autorité pour leur foi et son application. Jésus s'attendait à ce que chaque parole de l'Écriture s'accomplisse (Mt. 5.17,18 ; Mc. 14.49). Il cita les Écritures pour prouver ce qu'il avançait (Mt. 9.13 ; 22.31 ; 26.14 ; 26.31 ; Jn. 10.34) et il réprimanda les gens de ne pas les lire assez soigneusement (Mt. 22.29 ; Lu. 24.25 ; Jn. 5.39). Il fait référence aux gens et aux événements de l'Ancien Testament sans laisser supposer qu'ils ne sont pas réels. L'Écriture représentait l'autorité de Dieu. Lorsque Jésus répondit aux tentations de Satan, il dit : " Il est écrit " (Mt. 4.4-10). Le fait que quelque chose soit écrit dans l'Écriture signifiait pour Jésus qu'elle détenait une autorité indéniable. Les paroles de David étaient inspirées par le Saint-Esprit (Mc. 12.36), et une prophétie fut " annoncée " à Daniel (Mt. 24.15) parce que Dieu en était l'auteur. Jésus a dit en Matthieu 19.4,5 que le Créateur avait déclaré en Genèse 2.24 : " C'est pourquoi un homme se séparera de son père et de sa mère et s'attachera à sa femme. " Cependant, la Genèse ne spécifie aucunement que ce sont les paroles de Dieu. Jésus pouvait affirmer que Dieu avait déclaré des choses simplement parce qu'elles se trouvaient dans l'Écriture. Il laisse supposer que Dieu est l'auteur ultime de toute l'Écriture. L'évidence à travers les évangiles est que Jésus percevait l'Écriture comme fiable et digne de foi. Comme il le rappela aux chefs religieux : " Or, on ne saurait discuter le témoignage de l'Écriture " (Jn. 10.35). Jésus considérait l'Écriture comme un point de référence indéniable et il élevait la validité des lois de l'ancienne alliance alors qu'elle était encore en vigueur (Mt. 8.4 ; 23.23). Le témoignage des apôtres Les apôtres, comme leur maître, reconnaissaient l'autorité de l'Écriture. Ils l'ont citée à maintes reprises, souvent pour appuyer leurs dires. Les paroles de l'Écriture sont considérées comme la parole de Dieu. L'Écriture est même personnalisée comme le Dieu qui a parlé à Abraham et à Pharaon (Ro. 9.17 ; Ga. 3.8). Ce que David, Ésaïe ou Jérémie ont écrit est en réalité la parole de Dieu et, par conséquent, véridique (Ac. 1.16 ; 4.25 ; 13.35 ; 28.25 ; Hé. 1.6-10 ; 10.15). La loi de Moïse présume refléter la pensée de Dieu (1 Co. 9.9). Dieu est l'auteur réel de l'Écriture (1 Co. 6.16 ; Ro. 9.25). Paul appelle les Écritures " les paroles de Dieu " (Ro. 3.2), et Pierre dit " qu'aucune prophétie de l'Écriture n'est le fruit d'une initiative personnelle " (2 Pi. 1.20). Les prophètes n'ont pas inventé les prophéties ; c'est Dieu qui les insufflait, et il est en réalité à l'origine de leurs paroles. Ils ont souvent écrit : " La parole de l'Éternel me fut adressée " ou " Ainsi parle l'Éternel ". Paul dit aussi à Timothée que " toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, réfuter, redresser et apprendre à mener une vie conforme à la volonté de Dieu " (2 Ti. 3.16). C'est comme si Dieu inspirait son message dans les auteurs bibliques. Cependant, nous ne devons pas introduire dans l'Écriture nos idées modernes de ce que veut dire " inspirée de Dieu ". Il faut se rappeler que Paul a écrit cela au sujet de la traduction biblique grecque de la Septante (Les Écritures que Timothée avaient connues depuis son enfance - v. 15). Paul utilise cette traduction comme la parole de Dieu sans impliquer qu'elle constituait un texte parfait. Certains passages sont complètement différents du texte hébreu. Malgré les divergences de traduction, c'est la parole que Dieu a inspirée qui donne la vraie sagesse qui conduit au salut par la foi en Jésus-Christ, et " l'homme de Dieu se trouve parfaitement préparé et équipé pour accomplir toute œuvre bonne " (2 Ti. 3.15,17). Communication imparfaite La parole originale de Dieu est parfaite, et Dieu peut certainement permettre aux gens de l'énoncer parfaitement, de la préserver parfaitement et (pour compléter la communication) de la comprendre parfaitement. Mais Dieu n'a pas fait tout cela. Nos copies comportent des erreurs grammaticales, des erreurs de transcription et, encore plus important, des erreurs de compréhension. Il existe des " interférences " qui nous empêchent d'entendre parfaitement la parole qu'il a inspirée à être écrite dans la Bible. Néanmoins, Dieu se sert de l'Écriture pour nous parler aujourd'hui. En dépit des " interférences " qui introduisent des erreurs humaines entre Dieu et nous, le dessein de l'Écriture est accompli : nous parler du salut et du comportement juste. Dieu accomplit son plan dans l'Écriture : il nous communique sa parole avec suffisamment de clarté pour que nous soyons sauvés et puissions connaître sa volonté. L'Écriture, même traduite, est précise dans son objectif. Mais ferions fausse route d'attendre plus que ce que Dieu a prévu. Il ne nous enseigne pas l'astronomie ou les sciences. Les chiffres dans l'Écriture ne sont pas toujours mathématiquement précis selon nos normes actuelles. Nous devons donc regarder à l'Écriture en fonction de son but, et non en fonction de menus détails. Par exemple, en Actes 21.11, Agabus fut inspiré de dire que les Juifs lieraient Paul et le livreraient entre les mains des païens. Certains peuvent présumer qu'Agabus spécifiait qui lierait Paul, et ce que des païens feraient de lui. Mais comme l'histoire nous le révèle, Paul est en fait secouru par les païens et liés par les païens (21.30-33). Est-ce une contradiction ? Techniquement, oui. La prédiction était vraie en principe, mais non dans les détails. Bien sûr, lorsque Luc a écrit ce récit, il aurait pu facilement falsifier la prédiction pour correspondre au résultat, mais il accepta de laisser paraître les différences. Il ne s'attendait pas à ce que les gens s'attardent à des détails si précis. Cet exemple devrait nous avertir de ne pas nous attendre à la précision dans tous les détails de l'Écriture. Nous devons cibler le point principal du message. Certains comparent l'Écriture à Jésus. L'un est la parole de Dieu en langage humain, l'autre la parole de Dieu fait homme. Jésus était parfait en ce sens qu'il était sans péché, mais cela ne veut pas dire qu'il n'a jamais commis d'erreurs. Comme enfant, et même comme adulte, il a pu faire des erreurs de grammaire, de mauvais calculs en menuiserie, mais de telles fautes ne l'ont pas empêché d'accomplir son plan : être le sacrifice sans péché pour nos péchés. De la même manière, les erreurs grammaticales et autres détails courants n'empêcheraient pas la Bible d'accomplir son objectif : nous enseigner sur le salut en Jésus-Christ. Preuves de la Bible Les gens ne peuvent pas prouver que la Bible est vraie. Ils peuvent montrer qu'une prophétie particulière s'est réalisée, mais ils ne peuvent pas montrer que toute la Bible offre le même bien-fondé. Elle est davantage basée sur la foi. Nous constatons la preuve historique que Jésus et les apôtres ont accepté l'Ancien Testament comme la parole de Dieu. Le Jésus de la Bible est le seul que nous ayons ; les autres idées sont basées sur des suppositions et non sur de nouvelles preuves. Nous acceptons l'enseignement de Jésus que le Saint-Esprit guiderait les disciples toujours plus dans la vérité. Nous acceptons aussi l'affirmation que Paul a écrit sous l'inspiration de l'autorité divine, et que la Bible nous révèle qui est Dieu et comment pour pouvons communier avec lui. Nous acceptons également le témoignage de l'histoire de l'Église, c'est-à-dire que des chrétiens au fil des siècles ont trouvé que la Bible était utile à leur foi et à leur vie de tous les jours ! Ce livre nous révèle qui est Dieu, ce qu'il a fait pour nous, et comment nous devrions y répondre. La tradition nous dit aussi quels livres sont compris dans le canon biblique, et nous faisons confiance à Dieu qu'il en a dirigé le processus pour que le résultat final accomplisse son objectif. Notre expérience témoigne également de la précision de l'Écriture. C'est le livre qui a eu l'honnêteté de nous parler de notre propre nature pécheresse, ainsi que la grâce de nous offrir une conscience purifiée. Il nous donne une force morale non au moyen de règles et de commandements, mais d'une façon inattendue : par la grâce et la mort ignoble de notre Seigneur. La Bible témoigne de l'amour, de la joie et de la paix que nous avons par la foi : des émotions qui sont, comme le décrit la Bible, inexprimables en paroles. Ce livre nous donne une raison d'être et un but dans la vie en nous racontant la création et la rédemption divines. Ces aspects de l'autorité biblique ne peuvent pas servir de preuves aux sceptiques, mais ils aident à vérifier les Écritures qui nous racontent ces choses que nous expérimentons. La Bible ne met pas ses héros sur un piédestal, et cela aussi nous aide à accepter son honnêteté. Elle nous relate les erreurs d'Abraham, de Moïse, de David, de la nation d'Israël, et des disciples. La Bible est une parole qui témoigne d'une Parole qui détient encore plus d'autorité, la Parole faite chair, ainsi que de la bonne nouvelle de la grâce de Dieu. La Bible n'est pas simpliste ; elle ne prend pas le chemin le plus facile. La nouvelle alliance prétend à la fois à la continuité et à la discontinuité avec l'ancienne alliance. Il aurait été simple d'éliminer l'une ou l'autre, mais les avoir gardées toutes deux est en fait un plus grand défi à relever. De la même manière, Jésus est présenté à la fois humain et divin, une combinaison qui ne correspond pas avec la pensée hébraïque, grecque ou moderne. Cette complexité n'a pas été créée par ignorance des problèmes philosophiques, mais malgré eux. La Bible est un livre fascinant, loin d'être le résultat de paysans cherchant à frauder ou à tenter de rendre sensées des hallucinations. La résurrection de Jésus ajoute un poids supplémentaire au livre qui annonce un tel événement phénoménal. Elle appuie également le témoignage des disciples sur la nature de Jésus et la logique inattendue de la victoire sur la mort par la mort du Fils de Dieu. À plusieurs reprises, la Bible met au défi notre raisonnement au sujet de Dieu, de nous-mêmes, de la vie, du bien et du mal. Elle exige le respect en nous communiquant des vérités que nous ne pouvons trouver ailleurs. Tout comme la preuve de l'existence du pudding est dans sa dégustation, la preuve de la Bible est dans son application à notre vie. Le témoignage de l'Écriture, de la tradition, de l'expérience personnelle et de la raison appuient tous l'autorité de la Bible. Le fait qu'elle puisse, indépendamment des cultures, parler de situations qui n'existaient pas au moment de sa rédaction représente aussi un témoignage de son autorité éternelle. La preuve de la Bible est communiquée aux croyants à mesure que le Saint-Esprit s'en sert pour changer leur cœur et leur vie. Inerrance et infaillibilité Certains chrétiens évangéliques croient que nous devrions considérer la Bible comme inerrante ; d'autres préfèrent la qualifier d'infaillible. Bien que ces mots, dans l'usage normal, signifient pratiquement la même chose, en théologie ils servent à désigner différents concepts. Inerrant en théologie, en histoire ou en sciences veut généralement dire sans erreur. Infaillible (parfois appelé une inerrance limitée) se rapporte à la doctrine ; elle n'insiste pas sur la précision scientifique et la précision historique, étant donné qu'elles ne répondent pas au but de la Bible. Certains membres de notre association croient que la Bible est inerrante, tandis que d'autres préfèrent le terme infaillible. Notre Énoncé de croyances utilise le mot le moins spécifique : infaillible. À ce propos, la plupart des membres sont d'accord, étant donné que ceux qui croient à son inerrance croient également à son infaillibilité. John Stott, qui accepte l'inerrance de la Bible, dresse toutefois une liste de cinq raisons pour lesquelles le mot inerrance. le rend mal à l'aise. " Premièrement, la révélation de Dieu dans l'Écriture est tellement riche, à la fois dans son contenu et dans sa forme, qu'elle ne peut pas être réduite à une suite de propositions auxquelles on appose une étiquette " vérité " ou " erreur ". Poser la question " Vrai ou faux ? " ne serait pas approprié pour parler d'un grand nombre d'Écritures (Les commandements se sont ni vrais ni faux.). " Deuxièmement, le mot inerrance renferme une double négation, et je préfère toujours utiliser un terme positif simple qu'un double négatif. Il vaut mieux affirmer que la Bible est vraie et par conséquent digne de foi. " Troisièmement, le mot inerrance envoie de mauvais signaux et développe de mauvaises attitudes. Au lieu de nous encourager à chercher les Écritures pour que nous croissions en grâce et dans la connaissance de Dieu, il semble nous transformer en détectives à la recherche d'indices compromettants et nous rendre excessivement défensifs par rapport aux apparentes inexactitudes. " Quatrièmement, il n'est ni sage ni juste d'utiliser le mot inerrance comme un principe arbitraire d'après lequel identifier qui est évangélique et qui ne l'est pas. La marque de l'évangélisme authentique ne consiste pas en une adhésion à une formule impeccable sur la Bible, mais en une vie vécue dans la soumission pratique à des enseignements bibliques. " Cinquièmement, il est impossible de prouver que la Bible ne contient aucune erreur. Devant une erreur apparente, la réaction la plus chrétienne n'est pas de poser un jugement négatif prématuré ni de recourir à une harmonisation arrangée, mais plutôt de suspendre notre jugement en attendant patiemment d'être davantage éclairé sur le sujet " (Evangelical Truth, p. 61,62). Il existe un autre problème avec le mot inerrance : il doit être soigneusement utilisé. Même un des énoncés les plus conservateurs au sujet de l'Écriture admet que la Bible contient des irrégularités grammaticales, des exagérations, des descriptions imprécises, des citations inexactes, et des observations fondées sur un point de vue limité. (The Chicago Statement on Biblical Inerrancy, imprimeur Norman L. Geisler, éditeur, Inerrancy, Zondervan, 1979, page 496). En d'autres mots, inerrance ne veut pas dire " exempt d'erreur de quelque sorte ". De plus, l'inerrance ne s'applique qu'aux autographes, et non aux copies disponibles aujourd'hui. Ces qualifications semblent drainer le mot inerrance de toute sa signification, mais la question primordiale, comme Millard Erickson le souligne, est que " les assertions de la Bible sont totalement vraies lorsque nous les jugeons d'après le but pour lequel elles ont été écrites " (Introducing Christian Doctrine, p. 64). C'est un sage critère d'authenticité. Lectures complémentaires Achtemeier, Paul. Inspiration and Authority. Hendrickson, 1999. |