Cinquième Partie : Conclusion : De nouvelles outres

Chap.| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 |

Nous avons vu dans la dernière partie que le culte est notre réaction face aux actions gracieuses de Dieu à notre égard. Pour l'ancien Israël, le culte était centré sur son expérience de l'exode - ce que Dieu avait fait pour lui. Pour les chrétiens, le culte est centré sur l'évangile, ce que Dieu a fait pour tous les croyants. Le culte chrétien célèbre et participe à la vie, la mort et la résurrection de Jésus-Christ pour le salut et la rédemption de tous les peuples.

Nous avons vu que le modèle de culte donné à l'ancien Israël lui était spécialement destiné. Par Moïse, Dieu donna aux Israélites un modèle de culte destiné à les rendre capables de réagir en célébrant ce que Dieu avait accompli pour eux en les délivrant de l'Égypte et en les amenant à la Terre Promise.

Nous avons également vu que le culte chrétien n'exige pas une observance fondée sur l'expérience de l'ancien Israël face à Dieu, mais il est plutôt une réaction face à l'évangile. Nous pouvons dire, par analogie, que le " vin nouveau " de l'évangile doit être versé dans des " outres neuves " (Matth. 9:17). Les " vieilles outres " de l'ancienne alliance n'étaient pas faites pour contenir le vin nouveau de l'évangile (Héb. 12:18-24).

Le culte israélite était pour l'ancien Israël. Il dura jusqu'à ce que vienne le Christ. Maintenant, le peuple de Dieu rend culte sous de nouvelles formes qui reflètent sa réaction face à un nouveau contenu : les nouvelles choses transcendantes que Dieu a accomplies en Jésus-Christ.

Le culte chrétien se développe autour de la répétition et de la participation au corps et au sang de Jésus-Christ. Ses éléments clés comprennent :

  1. Le Repas du Seigneur, aussi appelé eucharistie (ou action de grâce) et communion, et qui était commandé par le Christ.
  2. La lecture des Écritures par laquelle nous répétons et révisons le compte-rendu de l'amour et des promesses de Dieu, spécialement sa promesse du Sauveur, Jésus-Christ, et par laquelle nous sommes nourris avec la Parole de Dieu.
  3. La prière et les chants par lesquels nous adressons nos suppliques à Dieu dans la foi, nous repentons de nos péchés dans l'humilité, et l'honorons, le louons et le remercions dans une adoration pleine de joie et de gratitude.

Concentration sur le contenu

Le culte chrétien se concentre d'abord sur le contenu et la signification, plutôt que sur la forme et le moment. Par conséquent, le culte chrétien ne se limite pas à un quelconque jour de la semaine ou à une saison quelconque de l'année, comme il n'y a aucun jour ou aucune saison qui soient commandés ou exigés des chrétiens.

Cependant, les chrétiens sont libres (et c'est ce qu'ils font normalement) de se réserver des saisons spéciales pour célébrer des aspects majeurs de la vie et de l'œuvre de Jésus.

Les chrétiens réservent également un jour par semaine pour rendre culte en commun, c'est-à-dire, s'assembler en tant que Corps du Christ pour adorer Dieu. Pour ce faire, la plupart des chrétiens mettent le dimanche de côté. D'autres se réservent le samedi. Quelques-uns se réunissent à d'autres moments leur convenant mieux, comme le mercredi soir.

Il est typique de l'enseignement des Sabbatériens du septième jour de croire qu'il est péché pour les chrétiens d'employer le dimanche comme jour régulier d'assemblée du culte. Toutefois, cette idée n'est pas supportée par la Bible.

Le événements majeurs du dimanche

Ce qui est surprenant aux yeux des Sabbatériens du septième jour, c'est que l'évangile fait spécifiquement le récit d'événements ponctuels de prime importance s'étant déroulés le dimanche. Comme nous allons le voir, même s'il n'existe aucun commandement exigeant des chrétiens qu'ils rendent culte le dimanche, il n'y a également aucune raison pour qu'ils se sentent inconfortables face au culte le dimanche.

L'évangile de Jean nous dit que les disciples de Jésus se rassemblèrent le premier dimanche suivant la crucifixion de Jésus, et que celui-ci leur apparut (Jean 20:1). Les quatre évangiles nous disent que l'on avait découvert que Jésus était ressuscité des morts tôt le dimanche matin (Matth. 28:1; Marc 16:2; Luc 24:1; Jean 20:1).

Les quatre rédacteurs évangéliques considérèrent assez significatif de mentionner que ces événements survinrent à un moment particulier : dimanche. Ils auraient pu laisser tomber ce détail, mais ils le notèrent. Les évangiles déclarent que Jésus a choisi de se révéler lui-même comme le Messie ressuscité un dimanche, d'abord tôt le matin, ensuite dans l'après-midi, puis finalement le soir.

Non seulement ces apparitions dominicales du Jésus ressuscité ne causèrent-elles point de souci ni d'alarme aux écrivains des évangiles, mais ils choisirent de rendre bien clair que ces choses sont arrivées un certain jour en particulier.

Sur la route d'Emmaüs

Si vous avez quelque question au sujet du jour où se produisit la résurrection, considérez le témoignage clair du récit de Luc concernant les deux hommes sur la route d'Emmaüs. Jésus avait prophétisé qu'il ressusciterait des morts le " troisième jour " (Luc 9:22; 18:33; 24:7).

Luc enregistra distinctement que ce dimanche-là, le jour où les femmes découvrirent que la tombe de Jésus était vide, était, en effet, " le troisième jour ". Il appuya spécifiquement sur le fait que les femmes découvrirent que Jésus était ressuscité le dimanche matin (Luc 24:1), et ensuite sur le fait que ce " même jour " (24:13), dimanche, était " le troisième jour " (24:21), le jour où Jésus a dit qu'il ressusciterait (24:7).

Révisons certains points clefs que les écrivains évangéliques furent inspirés de consigner au sujet du premier dimanche après la crucifixion de Jésus :

  1. Jésus a été ressuscité des morts (Luc 24:1-8, 13, 21).
  2. Jésus fut reconnu lors du " partage du pain " (Luc 24:30-31, 34-35).
  3. Les disciples se rassemblèrent et Jésus vint au milieu d'eux (Luc 24:15, 36; Jean 20:1, 19).

Jean a aussi enregistré que, le second dimanche après la crucifixion, les disciples se réunirent encore et Jésus apparut encore au milieu d'eux (Jean 20:26).

Dans l'église primitive

Dans Actes 20:7, Luc a écrit que Paul parlait à l'église de Troas quand elle s'assembla un dimanche pour " rompre le pain " Dans 1 Corinthiens 16:2, Paul dit à l'église de Corinthe, comme il l'avait fait à l'église de Galatie (16:1), d'employer chaque dimanche à prélever une offrande pour combattre la famine qui sévissait dans l'église de Jérusalem.

Paul n'a pas dit qu'il fallait que l'église s'assemble le dimanche. Son énoncé, cependant, semble indiquer que les réunions du dimanche n'étaient pas exceptionnelles. La raison pour laquelle Paul désirait que cette offrande soit prélevée de manière hebdomadaire était " qu'on ait pas besoin d'organiser des collectes au moment de mon arrivée " (16:2). Si les membres mettaient de côté de l'argent chez eux, plutôt que de l'apporter chaque dimanche à la réunion, une collecte devrait être faite à l'arrivée de Paul.

La lecture naturelle de ces passages démontre qu'il n'était pas inhabituel de voir les chrétiens se réunir le dimanche, comme il était courant qu'ils " rompent le pain " ensemble (terme que Paul associe au Repas du Seigneur; voir 1 Corinthiens 10:16-17) durant les réunions du dimanche.

Comme nous pouvons le constater, les rédacteurs inspirés du Nouveau Testament nous informent délibérément que Jésus est ressuscité un dimanche. Ils n'entretenaient aucune gêne du fait que plusieurs croyants s'assemblaient le dimanche pour rompre le pain. Même si les chrétiens ne sont pas obligés de se réunir le dimanche pour rendre culte, ces exemples montrent qu'il n'y a pas d'inquiétude à avoir en le faisant.

Gouffres sans fond potentiels

Comme nous l'avons vu, il y a de solides raisons à la pratique chrétienne de s'assembler le dimanche, en tant que corps du Christ, pour communier avec Dieu. Alors, est-ce que les chrétiens doivent s'assembler le dimanche? Non. La foi chrétienne n'est pas fondée sur le choix d'un jour, mais sur la foi en Dieu et en son Fils, Jésus-Christ.

Ce serait une erreur que de changer un assortiment de jours prescrits pour un autre. La foi chrétienne n'a rien à voir avec des journées exigées, mais a tout à voir avec la connaissance et l'amour de Dieu le Père et Jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur.

Quand nous décidons d'un jour de réunion pour que les frères et sœurs croyants rendent culte, faisons-le pour les bonnes raisons.

Le commandement de Jésus, " Prenez, mangez, ceci est mon corps " et " Buvez-en tous ", n'est lié à aucun jour particulier. Pourtant, il est de tradition chrétienne non-juive de s'assembler en communion avec le Christ le dimanche et ce, depuis les toutes premières années de l'église, d'abord parce que dimanche est le jour dans lequel Jésus s'est tout de suite révélé après être ressuscité des morts.

Croire que Dieu ordonne aux chrétiens d'observer le sabbat, ou qu'Il a commandé aux Chrétiens de suivre le code de la loi mosaïque, c'est de nous priver nous-mêmes de la joie complète que Dieu veut que nous ayons en Christ. Dieu entend que nous lui fassions confiance, à lui seul, pour l'obtention du salut, et il veut que nous trouvions notre repos et notre consolation en lui seul. Nous sommes sauvés par la grâce et nous vivons par la grâce.

Le commandement du sabbat, ainsi que toute la loi mosaïque, ont pris fin avec la crucifixion de Jésus. Si nous l'adoptons, ou tentons de l'adapter au dimanche, nous diminuons la révélation divine de Jésus-Christ en tant qu'accomplissement des promesses de Dieu.

Confusion

Nous recevons à l'occasion une lettre dans laquelle l'auteur exprime leur insatisfaction, croyant que je contestais le point de vue que le sabbat hebdomadaire est le jour saint de Dieu consacré aux chrétiens. Ils me disent qu'ils vont " obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes ", sans égard à ce qu'on peut leur dire.

Un tel engagement à faire ce que l'on croit que Dieu demande est certainement une bonne chose; le malentendu vient de ce que l'on croit que Dieu demande.

La forte conviction des Sabbatériens voulant que l'on obéisse à Dieu en observant le sabbat illustre bien la confusion et l'erreur dans lesquelles l'enseignement sabbatérien a fait plonger des chrétiens imprudents.

Premièrement, l'enseignement sabbatérien dresse une compréhension non biblique de ce que signifie obéir à Dieu, puis elle établit cette version de l'obéissance comme contenu définissant la fidélité chrétienne.

Le résultat est une façon de pensée qu'on peut résumer par " nous vs eux ", une approche de Dieu qui crée de la division dans le corps du Christ fondée sur l'adhésion à un commandement que le Nouveau Testament enseigne clairement ne plus être obligatoire.

La fidélité au sabbat hebdomadaire n'est pas matière à obéissance envers Dieu, parce que Dieu n'a pas ordonné aux chrétiens d'observer le sabbat hebdomadaire.

Dieu nous a commandé de l'aimer, et aimer Dieu ne se définit pas en terme d'observance du sabbat hebdomadaire. Cela se définit par la croyance en Jésus-Christ et l'amour envers le prochain (1 Jean 3:21-24; 4:19-21).

La Bible dit qu'il y a une nouvelle alliance et une nouvelle loi (Héb. 7:12; 8:13; 9:15). Il est erroné de la part de certains enseignants chrétiens d'établir le sabbat hebdomadaire comme instrument de mesure de la fidélité chrétienne et, de cette façon, en faire un point de division entre chrétiens.

L'enseignement disant que le commandement du sabbat est en vigueur pour les chrétiens crée de la division dans le corps du Christ, introduit un légalisme destructeur dans la conscience chrétienne et voile la vérité et la puissance de l'évangile.

Le repos divin

La Bible dit que la volonté de Dieu consiste à ce que les humains l'aiment et croient à l'évangile (Jean 6:40; 1 Jean 3:21-24; 4:21; 5:2).

La plus grande joie que puissent vivre les êtres humains est d'aimer leur Seigneur (Jean 17:3), et un semblable amour n'est pas déterminé ou accru par l'observance d'un jour de la semaine en particulier.

La vie chrétienne est une vie de repos dans la joie de notre Sauveur; le repos divin, une vie dont chaque partie est vouée à Dieu, et dont chaque activité est un sacrement de dévotion.

D'un autre côté, la vie chrétienne n'est pas toute une vie vouée à consacrer un jour de la semaine spécialement mis de côté pour le Seigneur.

Croire cela a pour conséquence qu'une personne manquera la plus grande partie de la joie et de la puissance de la vérité disant que le Christ est venu et que, par lui, Dieu a contracté une nouvelle alliance (Matth. 26:28; Héb. 9:15) avec tous ceux qui croient en la bonne nouvelle (Rom. 1:16; 1 Jean 5:1).

Comme nous l'avons vu, le sabbat hebdomadaire n'était qu'une ombre, un indice, de la réalité qui était encore à venir (Col. 2:16-17). À donner trop d'emphase à l'indice, l'on ignore le fait que la réalité est véritablement présente et accessible. Cela dérobe quiconque de la capacité de se réjouir pleinement de ce qui est réellement important.

Ce serait un peu comme de continuer à insister sur l'annonce des fiançailles de quelqu'un, de la garder et de la méditer longtemps après que la noce ait eu lieu. Il est grand temps d'attirer l'attention de cette personne sur les époux et de laisser l'annonce des fiançailles décliner vers son statut propre, soit un souvenir plaisant.

Les endroits et les moments ne sont plus des points centraux du contenu du culte du peuple de Dieu. Le véritable culte, a dit Jésus, s'effectue en esprit et en vérité (Jean 4:21-26). L'esprit implique le cœur, Jésus est la vérité.

Quand on demanda à Jésus : " Que devons-nous faire pour accomplir les œuvres que Dieu attend de nous ? ", il répondit : " L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé " (Jean 6:28-29). C'est pourquoi le culte chrétien doit tourner autour de Jésus-Christ - son identité en tant que Fils éternel de Dieu et son œuvre comme Seigneur, Sauveur et Enseignant.

Pas de " plus grande bénédiction "

Si nous croyons que l'obéissance au commandement du sabbat est le critère par lequel nous serons sauvés ou condamnés lors du dernier jugement, c'est que nous ne comprenons ni le péché ni la grâce de Dieu. Si les observateurs du sabbat sont les seuls à être sauvés, le sabbat est donc le standard du jugement et non la miséricorde de Dieu.

Les observateurs du sabbat croient qu'il est plus agréable à Dieu que nous gardions le sabbat que de l'ignorer. Mais ce raisonnement ne vient pas de la Bible.

La Bible enseigne que le commandement du sabbat, ainsi que la Loi entière de Moïse, a été surpassé et transcendé par Jésus-Christ.

Le commandement du sabbat, comme toute la Loi de Moïse d'ailleurs, a pris fin avec la mort et la résurrection de Jésus.

Par conséquent, il n'est pas " plus agréable " à Dieu que nous gardions le sabbat que si nous ne le gardons pas; le Sabbat n'a pas été destiné aux Chrétiens.

L'élément destructeur dans la théologie sabbatérienne est son insistance à dire que les observateurs du sabbat sont les seuls et uniques véritables et fidèles chrétiens, ce qui signifie que le sang de Jésus ne suffit pas à vous sauver sans que vous ne gardiez aussi le sabbat.

La Bible s'oppose à cette confusion doctrinale par de nombreuses et puissantes assertions affirmant que nous sommes sauvés par la grâce de Dieu au moyen de la foi dans le sang de Jésus-Christ seulement, et sans autre œuvre que ce soit (Éph. 2:8-10; Rom. 3:21-22; 4:4-8; 2 Tim. 1:9; Tite 3:4-8).

De telles déclarations pures et simples de l'adéquation du Christ qui nous sauve seul sans l'apport de la loi contredit entièrement la doctrine des Sabbatériens qui proclament que le salut n'arrive qu'à ceux qui gardent le sabbat.

Pas " plus divin "

Ce n'est un secret pour personne que la moyenne des observateurs du sabbat ressent qu'il ou elle exécute quelque chose de " plus divin " que ceux qui n'observent pas le sabbat. Pas besoin de prétendre qu'il n'en est rien. En tant qu'ancienne église sabbatérienne, soyons honnêtes avec nous-mêmes. Considérez ces passages tirés de nos anciennes publications :

" Mais seulement ceux qui continuent à obéir au commandement de Dieu de garder le sabbat entreront finalement dans le 'repos' glorieux du Royaume de Dieu et recevront le don de la vie spirituelle et éternelle. "[3]

" Ceux qui ne gardent pas le sabbat ne porteront pas le 'signe' du sabbat de Dieu qui identifie Son peuple et, par conséquence, ils ne naîtront pas de dieu au retour du Christ ! "[4]

L'observance du sabbat n'était pas seulement regardée comme plus divine, mais l'on croyait encore que personne ne pouvait être sauvé sans elle.

Considérez maintenant cet énoncé tiré de la littérature des Adventistes du Septième Jour (ASJ): " Ainsi, l'observance du dimanche, dans le contexte de la lutte eschatologique, constituera, à la fin, une marque distinctive, qualifiée ici de marque de la bête."

Satan a élevé le dimanche en tant que signe de son autorité, alors que le sabbat sera le grand test de loyauté envers Dieu. Cette question divisera la chrétienté en deux classes et caractérisera le temps des épreuves de la fin pour le peuple de Dieu. "[5]

Cet énoncé expose le concept du ASJ qui affirme que l'observance du sabbat est le critère décisif témoignant de la fidélité envers Dieu.

Ce discordant esprit de supériorité spirituel, qui est contraire à tout ce qu'enseigne la Bible et qui émerge d'une incompréhension fondamentale de l'enseignement de Jésus et des apôtres, est la raison pourquoi l'Église Universelle de Dieu a répudié son ancienne théologie sabbatérienne.

En résumé

Cette théologie œuvre contre la grâce de Dieu en Jésus-Christ et contre l'enseignement clair de la Bible. Comme nous l'avons constaté, la Loi de Moïse, incluant le commandement du sabbat, a été donnée à Israël et non à l'église.

Bien que les chrétiens ne doivent pas hésiter à se réunir pour l'adoration à n'importe quel jour de la semaine, nous ne devons pas faire l'erreur de penser qu'il y a une quelconque raison biblique de choisir le samedi plutôt qu'un autre jour.

 

[3] Herbert W. Armstrong, éd., The Ambassador College Bible Correspondance Course, leçon 27, 58 leçons (Pasadena, Calif. : Ambassador College, 1964, 1967), 5.

[4] Ibid., 12.

[5] Don F. Neufeld, éd., Seventh Day Adventist Encyclopedia, Seconde version révisée, M-Z (Hagerstown, Maryland : Review and Herald Publishing Association, 1966), 492.

Nous pourrions résumer le tout comme suit :

  • Il est contraire à l'enseignement biblique d'affirmer que le sabbat du septième jour est obligatoire aux chrétiens.
  • Il est contraire à l'enseignement biblique d'affirmer que Dieu préfère les observateurs du sabbat que ceux qui ne l'observent pas.
  • Il est contraire à l'enseignement biblique d'affirmer qu'un jour précis est plus divin et plus saint qu'un autre pour les réunions de l'église.
  • Un événement central de l'évangile qui arriva un dimanche, et qui constitue la base de la tradition chrétienne pour s'assembler et rendre culte en cette journée-là.
  • Il est spirituellement nuisible de croire et d'enseigner que le commandement du sabbat est exigé des chrétiens parce que cet enseignement est contraire aux Écritures et travaille à l'encontre de l'unité et de l'amour du Corps du Christ.
  • Il est spirituellement nuisible de croire et d'enseigner qu'il est obligatoire pour les chrétiens de rendre leur culte le dimanche parce qu'un tel enseignement établit le jour du culte comme une série de haies légalistes qu'il faut enjamber dans notre course pour être sauvés.

En décembre 1994, après de nombreuses prières ferventes, une étude de bible prudente, une recherche historique et de l'introspection, l'Église Universelle de Dieu a changé ses 62 ans d'histoire en tant que sabbatérienne. Aujourd'hui, l'article traitant du "sabbat chrétien" dans notre Énoncé de croyances se lit ainsi :

Le sabbat chrétien est la vie en Jésus-Christ, en qui tout croyant trouve le véritable repos. Le sabbat hebdomadaire du septième jour, ordonné aux Israélites dans les Dix Commandements, constituait une préfiguration de la réalité. Il nous orientait vers notre Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ.

(Hé 4:3, 8-10 ; Mt 11:29-30 ; Ex 20:8-11 ; Col 2:16-17)

Une dernière pensée

Comme disciple de Jésus, nous devons apprendre à ne pas nous condamner les uns les autres dans les décisions que nous prenons en accord avec notre conscience devant Dieu. Et nous devons être honnêtes avec nous-mêmes face aux raisons qui motivent nos décisions.

Le Seigneur Jésus-Christ nous a amenés au repos divin, dans sa paix et en pleine faveur devant Dieu.

Souhaitons-nous maintenant à nous qui aimons Dieu, de pouvoir croître dans l'amour les uns pour les autres comme Jésus nous l'a commandé.

Comparaison des différentes formes d'adoration

Les Jours saints de Lévitique 23

Les fêtes Chrétiennes

Rappel de la délivrance de Dieu accordée à Israël esclave en Égypte par le récit des événements de l'Exode et de ses errances au désert (l'Exode 12:26-27; Lévitique 23:43)

Rappel de la délivrance de Dieu à tous les peuples par les événements de la vie, la mort et la résurrection de son Fils, Jésus (Luc 2:8-11; 22:19-20; 24:44-48; actes 2:17; 1 Jean 2:1.

Décrit dans le code de loi (Exode 12:13:3-10; 23:14-19; Lévitique 16; 23; Deutéronome 16).

Émerge de la foi en Jésus-Christ comme le Fils de Dieu et le Seigneur ressuscité (Galates 3:26; 5:1; 1 Timothée 2:8; John 4:23-24; Romain 12:1; Philippiens 3:3).

Centré sur le Tabernacle / le temple lieu d'adoration (Exode 25:8; 1 Rois 6:12-13; Hébreux 9:1-2).

Centré dans la communauté de foi des rachetés (Actes 17:24; Éphésiens 3:16-19; Jean 14:23; 1 Corinthiens 1:2).

 

Matière à Réflexion

Chapitre Un

  1. Qu'est-ce qui a surpassé la loi de Moïse (Torah), avec ses Dix Commandements ?
  2. Quelles étaient les limitations de l'alliance du Mont Sinaï ? Quel était son but ?
  3. À qui a-t-on donné les Dix Commandements ? Sont- ils la partie des règles d'adoration données par Dieu à l'ancien Israël ?
  4. Sur quel base est la nouvelle alliance et pourquoi est-elle supérieure à l'alliance mosaïque, connue comme "l'ancienne alliance" ?
  5. Quel était le but des règles d'adoration mosaïque données à Israël, telles que le sabbat hebdomadaire, les fêtes annuelles, la circoncision, les rituels de purification et les lois alimentaires ?

Chapitre Deux

  1. Que signifie être "sous la loi" ?
  2. Quelle "loi" a remplacé la loi donnée au Mont Sinaï en Israël ?
  3. Que signifie être "sous la loi de Christ" ?
  4. Quel est "le plus grand commandement " de la loi de Dieu ? Expliquez comment cette loi fonctionne en nous.
  5. Qu'est-ce que Romain 10:4 veut dire quand il dit que Christ est "la fin de la loi" ?
  6. Se conformer à des standards moraux de conduite est-ce assez pour être compté comme plaire à Dieu sous la nouvelle alliance ?

Chapitre Trois

  1. La loi de Dieu pour l'ancien Israël était-elle provisoire seulement pour eux ou pour tous les gens de tout âge ?
  2. Quelle loi ou principe résume tout l'enseignement de l'Ancien Testament inclus dans la Loi et les Prophètes ?
  3. Est-ce que le repos physique du sabbat a été donné dans la loi ?
  4. À quel genre "de repos" Hébreux 4:9, fait-il référence " Est-ce donc qu'un repos reste pour le peuple de Dieu, un repos semblable à celui de Dieu le septième jour."?
  5. Puisque Jésus a observé le sabbat comme les Juifs de son temps, pourquoi cela ne serait-il pas un exemple pour les chrétiens ?
  6. Pourquoi la déclaration de Jésus dans Marc 2:27 ne nous dit-elle pas que tous les gens de tout peuple et de toute nation doivent garder le repos physique du sabbat ?

Chapitre Quatre

  1. Qu'est-ce que l'ancien Israël a dû apprendre de Dieu à travers la pratique des centaines de commandements d'adoration qu'Il a donnés à la nation ?
  2. Quelle était la signification du déchirement du voile du temple au moment de la crucifixion de Jésus ?
  3. Pourquoi est-il important pour nous de comprendre l'histoire d'Israël de l'ancien Testament ?
  4. Est-ce que les nouvelles choses que Dieu a faites par Jésus et l'Esprit- Saint exigent une nouvelle réponse d'adoration de la part des chrétiens ?
  5. Qui et qu'est-ce que les chrétiens célèbrent dans leur adoration ?

Chapitre Cinq

  1. Pourquoi l'adoration chrétienne est-elle concentrée sur le contenu et la signification plutôt que sur la forme et le temps ?
  2. Quel grand événement dans la vie de Jésus est-il arrivé le dimanche ?
  3. Pourquoi le dimanche n'est-il pas "un jour saint" pour les chrétiens de le même façon que le sabbat l'a été pour l'ancien Israël ?
  4. Quels événements et situations ont mis fin à l'autorité de l'observance du sabbat ?
  5. Qu'est-ce qui ne va pas avec le concept que nous serons sauvés ou damnés lors du jugement par notre obéissance au commandement du sabbat ?
  6. De quelle façon la croyance dans l'observance littérale du sabbat travaille-t-elle contre la grâce de Dieu ?

Si vous voulez en savoir plus ...

Ce livret est publié par l'Église Universelle de Dieu, une dénomination qui a des membres et des ministres dans plus de 100 nations. Si vous voulez en connaître plus au sujet de l'évangile de Jésus-Christ, nous offrons de vous aider.

D'abord, nous offrons à toutes les semaines des services d'adoration dans des centaines de congrégations dans le monde entier. Peut-être qu'un jour ou l'autre, vous voudriez nous visiter, pour louer Dieu dans des cantiques, entendre un message basé sur la bible, rencontrer certaines personnes qui ont trouvé le repos en Jésus-Christ. Nous essayons d'être amicaux, mais sans vous mettre sur la sellette. Nous ne nous attendons pas à ce que des visiteurs nous donnent de l'argent - il n'y a aucune obligation. Vous êtes un invité.

Pour trouver une congrégation, vous pouvez écrire à un de nos bureaux (les adresses sont inscrites à la page 54). Pour un service plus rapide, vous pouvez nous téléphoner et découvrir quand et où nous nous rencontrons. Ou vous pouvez consulter notre site Web - www.wcg.org ou le calendrier local - pour obtenir les heures et les emplacements des points de rencontres de nos congrégations ainsi que les noms des pasteurs, différents numéros de téléphone et adresses électroniques. Vous trouverez aussi un large éventail de publications additionnelles sur notre Site Internet. N'hésitez pas à fureter tout autour dans les sujets qui vous intéressent.

Si nous n'avons pas de congrégation près de chez vous, nous vous encourageons donc à trouver une autre église chrétienne qui enseigne l'évangile de grâce.

Deuxièmement, nous offrons des conseils personnels. Si vous avez des questions au sujet de la bible, le salut ou la vie chrétienne, alors nous serons heureux de vous parler. Si vous voulez discuter du repentir, de la foi, du baptême ou de toute autre question, un pasteur près de chez vous peut discuter de cela, soit au téléphone ou soit un rendez-vous avec vous pour une plus longue discussion. Nous sommes convaincus que Jésus offre librement ce dont les gens ont le plus besoin et nous sommes heureux de partager les bonnes nouvelles de ce qu'Il a fait pour nous. Nous aimons aider les gens à trouver la nouvelle vie en Jésus-Christ et à croître dans cette nouvelle vie. Venez voir pourquoi nous croyons que ce sont les meilleures nouvelles qu'il pourrait y avoir!

Il n'y a aucun frais pour nos conseils, ou pour notre littérature. C'est offert comme un service, payé d'avance par les membres de l'église qui ont fait don d'une partie de leur revenu pour soutenir l'évangile. Jésus a dit à ses disciples de partager les bonnes nouvelles ; c'est ce que nous nous efforçons de faire dans notre littérature, dans nos services d'adoration et dans nos conseils personnels.

Si cette brochure vous a aidés et que vous voulez aider à défrayer quelques dépenses d'impression afin que d'autres gens puissent avoir une copie, tous les dons sont accueillis avec reconnaissance. Aux États-Unis, au Canada et à quelques autres nations, les dons sont déductibles d'impôts. Si vous ne pouvez pas vous permettre de donner quelque chose, ne vous en inquiétez pas. C'est notre cadeau pour vous.