|
Le Sabbat Chrétien Le repos divin en Jésus-Christ La loi et les promesses E n décembre 1994, l'Église Universelle de Dieu a changé sa doctrine au sujet du sabbat du septième jour et des sept fêtes annuelles de Lévitique 23.1 L'église, depuis sa formation en 1933, croyait et enseignait, avec beaucoup d'insistance, que l'observance du sabbat du septième jour et des sept jours saints annuels étaient requis pour les chrétiens et que les vrais chrétiens étaient ceux qui observaient le sabbat et les jours saints.Enracinés dans les Dix Commandements Notre croyance en la doctrine du sabbat et des jours saints était basée sur notre conviction que les Dix Commandements liaient encore les chrétiens. En terme simple, si les dix Commandements sont en vigueur, alors le commandement du sabbat est aussi en vigueur, et il est clairement établi que le sabbat est le septième jour de la semaine. Ironiquement, de nombreux protestants américains, sans y avoir regardé de plus près, croient aussi que les Dix commandements sont en vigueur pour les chrétiens. Ils ne font qu'assumer que c'est vrai. Il est d'ailleurs courant de voir les protestants afficher les Dix Commandements gravés sur des plaques accrochées à leur mur pour que leurs enfants les mémorisent. Juste l'idée que les Dix Commandements, pourtant écrits sur des tables de pierre par le doigt de Dieu, n'obligent pas les chrétiens, serait considérée comme scandaleuse. Or, quand on en vient au quatrième Commandement, ces mêmes chrétiens doivent trouver une échappatoire, une manière de changer le septième jour en autre chose. Le jour n'a jamais changé Il en est ressorti quelques façons assez populaires d' " expliquer " le supposé changement du sabbat. L'une d'elles est d'interpréter le commandement comme se référant à un jour sur sept, et pas nécessairement un jour en particulier. Une autre façon est de dire que le Nouveau Testament a changé le sabbat du septième au premier jour. Aucune de ces deux " explications " populaires ne tient la route, bien sûr. Le commandement est bien spécifique quant au septième jour ; cette idée d'" un sur sept " n'existe tout simplement pas. Et la Bible ne donne pas le moindre indice que le sabbat ait changé du septième au premier jour. Vérité surprenante Nous savons que la Loi est " sainte, juste et bonne " (Rom. 7 :12), et nous savons que les Dix Commandements reflètent l'amour saint de Dieu. Or, surprise pour de nombreux chrétiens, la Bible enseigne que les Dix Commandements ont été surpassés par quelque chose de bien plus glorieux - quelque chose que Dieu avait planifié depuis le commencement et qui, un jour, devait éclipser complètement la Loi qu'il avait donnée à Israël. " Holà ! Juste une minute ! Qu'est-ce que vous dites là ? Voilà que nous pouvons commettre l'adultère, ou tuer, ou voler ? " Non, bien sûr que non. Ce que la Bible dit, c'est que la Loi (la Torah) la Loi entière, incluant les Dix Commandements, a été donnée à Israël, cela pour une période de temps spécifique - à partir de l'époque de leur rencontre avec Dieu sur le mont Sinaï jusqu'à la venue de Jésus le Messie. Lorsque vint Jésus, une nouvelle loi fut promulguée : la loi du Christ (1 Jean 3 :21-24). C'était l'alliance d'une nouvelle relation, ou arrangement, entre Dieu et les êtres humains, et elle ne se limitait plus aux Israélites seulement. C'était une alliance avec tous les peuples. Quand ce " nouveau contrat " arriva, le " vieux contrat " expira. À partir de cet instant, le Royaume de Dieu fut ouvert à tout le monde, pas seulement à un peuple. Le premier contrat, ou alliance, était une préparation, une mise en place, si vous voulez, pour le vrai contrat : la nouvelle alliance par le sang du Christ. La première alliance était destinée à Israël (Gal. 3 :23-25), et elle était temporaire, jusqu'à ce que survienne le bon moment. C'est alors que le plan de Dieu conduisant les êtres humains dans son Royaume embraya en grande vitesse, et son propre Fils devint semblable à nous. Tout arrive selon le plan établi L'alliance du Sinaï, située qu'elle était entre la promesse faite à Abraham et la venue du Christ, n'était pas destinée à durer toujours. Elle constituait plutôt une phase vitale dans le plan de Dieu afin de remplir la promesse faite à Abraham et à tous ceux qui, comme lui, vivent par la foi (Gal. 3 :7-9). En elle, et dans toutes les alliances qu'Il a contractées avec les êtres humains[1], est le brillant reflet du caractère et de l'amour de Dieu envers son peuple - mais le point culminant était encore à venir. Quand arriva Jésus-Christ, selon la promesse de Dieu et en temps voulu par Dieu (Gal. 4 :4-5), les êtres humains furent confrontés à infiniment plus que le reflet. Ils furent confrontés au caractère et au cœur réels de Dieu en la personne de son propre Fils (Héb. 1 :1-3) et invités à entrer dans son Royaume en mettant leur foi en lui ! Les Dix Commandements ont été donnés à Israël; Jésus-Christ a été donné au monde entier. L'alliance du Sinaï devait former la foi du peuple de Dieu jusqu'à la venue du Messie (Christ).
[1] Les alliances de Dieu contractées avec les êtres humains dans l'Ancien Testament comprennent celles faites à Noé (Gen. 9 :9-17), à Abraham, Isaac et Jacob (Gen. 15 :18; 17 :2-21; etc.), à Israël au Sinaï (Ex. 19 :5; 24 :7), à Josué et Israël (Jos. 24 :25), à David (2 Sam. 7 :1-17), et l'alliance à venir prophétisée (Jér. 31m :31). Puis, avec son arrivée, l'alliance du Sinaï s'effaça, comme l'avait planifié Dieu dès le début, et la " nouvelle alliance " (Matth. 26 :28) par le sang du Christ commença. Le temps était venu, pour ceux qui voulaient accepter et croire l'évangile, de se mettre sous une nouvelle administration de la volonté de Dieu, l'administration du Saint-Esprit (Rom. 8 :1-17). Dès lors, en remettant sa confiance en Jésus-Christ, le peuple de Dieu devait être justifié par Dieu lui-même. Dieu allait changer son cœur et lui pardonner (Héb. 8 :7-13). Alliance avec Israël Beaucoup de gens sont surpris de constater que les Dix Commandements furent donnés à Israël et non au reste du monde. Il est communément pris pour acquis dans le monde chrétien que le " Big Ten " a été destiné à toute l'humanité et spécialement aux chrétiens. Mais la Bible est très claire quant aux récipiendaires de la Loi du Sinaï. Le dernier verset du livre du Lévitique le résume bien : " Tels sont les commandements que l'Éternel a donnés à Moïse pour les Israélites sur le mont Sinaï " (Lév. 27 :34). Au verset 46 du chapitre précédent, on lit la même information de fond : " Telles sont les ordonnances, les articles de droit et les lois que l'Éternel établit entre lui et les Israélites au mont Sinaï, par l'intermédiaire de Moïse. " Ce sont définitivement les commandements de Dieu. Mais pour qui sont-ils ? Ils sont pour les anciens Israélites, à qui Dieu les a donnés par Moïse sur le mont Sinaï. Ils sont la partie d'Israël dans l'alliance que Dieu a contractée avec eux. Promesse d'alliance Dans des passages comme Deutéronome 29 :22-28 et 32 :45-46, nous voyons que la première promesse attachée à l'alliance qu'a faite Dieu avec Israël fut la promesse d'un pays. Si Israël gardait l'alliance, il demeurerait longtemps dans le pays; s'il abandonnait l'alliance, il perdrait alors le pays. Peut-être me demanderez-vous : " Mais les Dix Commandements ne sont-ils pas séparés de l'alliance ? Pourquoi les incluez-vous dans l'alliance ? " Pour trouver la réponse, allons dans Deutéronome 4 :13. Alors qu'il rappelait aux Israélites les évènements du Sinaï, Moïse dit : " Il vous a été révélé les clauses de son alliance, ce qu'il vous ordonnait d'observer, à savoir les dix commandements. Puis il les a écrites sur deux tablettes de pierre. " Le passage de Deutéronome 5 :1-6 clarifie aussi le fait que les Dix Commandements et l'alliance ne sont pas séparés. Loin d'être détachés de l'alliance, ils en sont la pièce maîtresse.
Créée pour s'effacer Dans 2 Corinthiens 3 :6-11, Paul trace un parallèle entre l'alliance faite avec Israël, écrite sur des tables de pierre, et l'alliance établie avec les croyants, écrite dans leur cœur. Il dit : " C'est lui qui nous a rendus capables d'être les serviteurs d'une nouvelle alliance qui ne dépend pas de la Loi, avec ses commandements écrits, mais de l'Esprit. Car la Loi, avec ses commandements écrits, inflige la mort. L'Esprit, lui, communique la vie." Le ministère de Moïse, au service de la Loi, dont les lettres ont été gravées sur des pierres, a conduit à la mort. Cependant, ce ministère a été glorieux, au point que les Israélites n'ont pas pu regarder Moïse en face, à cause de la gloire, pourtant passagère, dont rayonnait son visage. Mais alors, le ministère au service de l'Esprit ne sera-t-il pas bien plus glorieux encore?" En effet, si le ministère qui a entraîné la condamnation des hommes a été glorieux, combien plus glorieux est celui qui conduit les hommes à être justes par Dieu ! On peut même dire que cette gloire du passé perd tout son éclat quand on la compare à la gloire présente qui lui est bien supérieure. Car si ce qui est passager a été touché par la gloire, combien plus grande sera la gloire de ce qui demeure éternellement ! Ce que fit Dieu avec les anciens Israélites était glorieux. Mais Dieu n'avait pas terminé. Dès le début, il a eu l'idée d'une plus grande gloire. Tel que prévu Quand le bon moment fut arrivé, Dieu amena quelque chose d'encore plus glorieux, en fait si glorieux que, en comparaison, l'alliance faites avec Israël parut s'effacer. Parce que ce nouvel arrangement - lequel est l'épanouissement réel, ou le but, ou le point culminant, ou encore l'accomplissement du premier arrangement - possède en lui-même tout ce que le premier arrangement avait, et va beaucoup plus loin. Il est devenu tout ce que le premier arrangement préfigurait mais qu'il ne pouvait que laisser entendre. Pensez à une petite graine dure et grise qui, un jour, quand viendra le bon moment, produira une fleur de couleur brillante, à la texture veloutée et au parfum délicat, et vous aurez une petite idée. Ce que j'ai appelé plus tôt " le vrai contrat ", c'est-à-dire " la nouvelle alliance ", est ressorti de ce que nous appelons " l'ancienne alliance ". D'une certaine manière, l'on pourrait dire qu'il n'y a, en vérité, qu'une seule alliance, mais qu'elle a grandi en quelque chose que personne n'aurait pu imaginer à son origine. Dieu seul savait où cela mènerait, et il ne cessa d'en parler tout au long de ce que nous appelons l'Ancien Testament.
Une alliance supérieure Le livre aux Hébreux nous donne un meilleur aperçu de ce que contient ce nouvel arrangement. On nous dit : " Mais maintenant, c'est un service bien supérieur qui a été confié à notre grand-prêtre [Jésus-Christ] car il est le médiateur d'une alliance bien meilleure fondée sur de meilleures promesses " (Héb. 8 :6). Cette alliance, ou cette floraison de l'ancienne, si vous préférez, est supérieure et vient avec de meilleures promesses. Les promesses qui vinrent avec la première alliance en furent d'un pays. Mais les promesses supérieures qui viennent avec cette alliance supérieure ne sont rien de moins que la vie éternelle. Car le fondement de ce nouvel arrangement n'est rien de moins que le sang du Fils de Dieu - quelque chose que l'on ne pouvait même pas imaginer dans l'ancienne alliance. " Ceci est mon sang, par lequel est scellée l'alliance. Il va être versé pour beaucoup d'hommes, afin que leurs péchés soient pardonnés " (Matth. 26 :28). Dieu savait dès le début que les gens manqueraient à la tâche. Il savait qu'ils ne possédaient pas ce qu'il fallait pour être un peuple saint. Mais eux ne le savaient pas. Et, pour que les gens puissent entrer dans le Royaume de Dieu, ils doivent connaître leur piteux état et s'en remettre complètement à la grâce et à la miséricorde de Dieu. Venir au Christ, c'est d'abord savoir que vous avez besoin du Christ. Vous pouvez bien paraître de l'extérieur, même face à l'esprit inquisiteur des êtres humains, mais en votre for intérieur vous êtes, comme tout le monde, un pécheur. La Loi de Moïse, donnée sur le mont Sinaï, servit à condamner tout le monde ouvertement pour ce qu'il était en réalité dans le fond du cœur : des rebelles et des pécheurs. Mais ensuite le Christ vint et la Loi de Moïse, ayant rempli son office, s'effaça, et le Christ commença à briller d'une lumière éternelle. La Loi : bonne mais temporaire Or, parce que la Loi s'est effacée, cela signifie-t-il qu'elle soit mauvaise ? Absolument pas, a dit Paul. La Loi est sainte, juste et bonne (Rom. 7 :12). Mais la Loi n'était que temporaire (2 Cor. 3 :11). Elle avait un rôle à jouer, un rôle donné par Dieu. En effet, elle était assignée à une époque bien spécifique, et à un peuple bien spécifique. Quand vint le Christ, il était temps pour la Loi du Sinaï de s'écarter, selon le dessein de Dieu. " Car le Christ a mis fin au régime de la Loi, " a écrit Paul, " pour que tous ceux qui croient soient déclarés justes " (Rom. 10 :4). Quand nous disons que le Christ a mis fin au régime de la Loi, nous n'affirmons pas que la Loi était mauvaise et que le Christ est venu la détruire. Ce n'est pas ce que déclara Paul. Paul déclare plutôt que Dieu a promulgué la Loi au mont Sinaï pour une certaine époque bien spécifique et dans un but précis, et ce mandat a maintenant été rempli. Il dit que la Loi faisait partie de la mise en place de Dieu en ce qui a trait à la venue du Christ. Maintenant que le Christ est venu, le dessein de la Loi a pleinement servi. Conçue pour la condamnation Mais quel était le dessein de la Loi donnée sur le Sinaï? Paul a dit que la Loi devait intervenir pour que le péché puisse devenir tout à fait évident (Rom. 5 :20). En d'autres mots, Dieu suscita la Loi pour qu'il devint absolument clair pour quiconque que son peuple était pécheur. Mais ce n'est pas tout. Les Gentils, qui n'avaient pas la Loi, étaient aussi qualifiés de pécheurs par leur âme et conscience en lesquels Dieu avait écrit les exigences de la Loi (Rom. 3 :14-15). Deux choses vont en même temps et de concert avec la Loi. Premièrement, c'était par la Loi que Dieu fit connaître sa volonté au peuple qu'il choisit. Deuxièmement, et plus important, avec la Loi, aussi bien qu'en elle, Dieu fit connaître sa promesse. Dieu savait qu'Israël, en dépit de l'avantage unique d'être son peuple spécial, se montrerait hostile et rebelle à sa volonté. (La même chose serait arrivée avec n'importe quelle nation que Dieu aurait choisi pour son peuple.) Dieu connaissait aussi sa promesse d'une grâce à venir, promesse plus grande que la Loi en ce qu'elle triomphait du verdict de la Loi. La promesse accomplie La Loi condamnait, mais la promesse, étant plus grande, amena le pardon et la réconciliation par le Christ, qui est mort à la place des pécheurs (Rom. 5 :15-17). Dieu lui-même, en Christ, a porté la honte et la mort des êtres humains, résultat de leur rébellion et de leur infidélité, et il a également pourvu à l'obéissance et à la fidélité dont ils ont besoin pour être pardonnés et sauvés. En Christ, Dieu se montre, non seulement le Dieu d'Israël, mais aussi le Dieu de toute l'humanité. Les barrières séparant Israël et les Gentils sont enlevées en Christ : tous sont nettement des pécheurs, et tous sont clairement rachetés. Il n'y a plus de séparation (Éph. 2 :11-18). Et, puisqu'il n'y a plus de séparation, il n'est plus besoin non plus des aspects de la Loi qui étaient destinés à créer cette séparation : la circoncision, les sabbats et les lois de purification.
Les Lois de séparation Paul a fréquemment discuté de la circoncision, spécialement dans sa lettre aux Galates. Au chapitre 5, verset 3, il souligne que lorsque les Gentils sont circoncis selon la Loi, ils sont ensuite obligés d'obéir à toute la Loi. Cela parce que la circoncision était un signe de l'alliance entre Dieu et Israël. De même, le sabbat était aussi un signe entre Dieu et Israël (Ex. 31 :13). Le seul fait que le sabbat était un signe désignant Israël comme le peuple spécial de Dieu montre que ce n'était pas un commandement destiné aux Gentils. Les Gentils n'étaient pas pécheurs parce qu'ils travaillaient le jour du sabbat ; le sabbat ne leur a jamais appartenu. Ils étaient pécheurs à cause, entre autres, de leur malice, de leur supercherie, de leur rancune, de leurs meurtres, de leur destruction (Rom. 3 :9-20). Il en est de même des lois de purification. Elles furent promulguées pour démontrer la séparation entre Israël et les Gentils (Lév. 20 :25-26), une séparation qui ne devait exister que jusqu'à la venue de Jésus. C'est pourquoi il y avait une si forte controverse au début de l'église au sujet des règles gouvernant les Juifs et les Gentils mangeant ensemble. Les Juifs étaient, non seulement sous le régime strict et les règles de purification de la Loi, mais, de plus, ils ne pouvaient même pas manger avec les Gentils afin d'éviter la contamination rituelle. C'est justement en ce qui a trait à cette question de séparation à cause des lois de purification que Paul réprimanda Pierre lors de l'incident du repas à Antioche (Gal. 2 :11-16). La Loi et l'Esprit Ainsi donc où en sommes-nous ? Nous ne sommes pas sous la loi du Mont Sinaï (Romains 6:14). Cela signifie-t-il que nous pouvons pécher ? Non, bien sûr que non, au dire de Paul (v.15). Maintenant nous avons été faits un avec Christ. Nous sommes maintenant sous Sa loi (1 Corinthiens 9:20-21) et nous servons Dieu d'une nouvelle façon - la voie de l'Esprit (Romains 7:4-6). Au chapitre deux nous regarderons le rapport qu'il y a entre la loi et l'Esprit. |