La parfaite réunion de famille

Par Gail Millman

Rédactrice spécialisée du Ministère féminin

Toux. Éternuements. Gémissements. Muscles endoloris. Fièvre. Plaintes du genre : " Je suis vraiment malade ", " Je suis plus malade que toi! ", " Ah ouais? ", " Tu ne peux même pas commencer à imaginer ma douleur ! "

Le virus de la grippe a frappé notre famille avec vengeance, en faisant une ou deux victimes par jour. Comment cela a-t-il pu arriver ? Dieu ne s'est-Il pas soucié de ce que nous avions organisé cette réunion de famille avec beaucoup d'excitation ? Tous nos enfants et petits-enfants allaient venir à la maison. Même l'arrière-grand-mère d'Angleterre allait faire partie de la réunion de famille.

Le congélateur a été bourré de lasagne, de dinde, de soupe, de tartes, de crème glacée et de tartelettes au caramel. Tantine fit des tas de pâte pour amuser les nièces, et les biscuits étaient prêts à être glacés avec des chapeaux farfelus et des visages loufoques. Les cadeaux furent enveloppés pour les petits-enfants. Les lits eurent des draps propres et les matelas pneumatiques étaient prêts à être gonflés. Nous étions prêts. Venez-vous en, la famille !

Je devine la très grande déception qu'a eue la première victime. À partir de là, tous nos plans ont semblé s'effriter. Nous avons dû prendre la misérable (mais sage) décision de demander à notre fille et à sa famille de rester à la maison afin que le reste de la famille, en bonne santé, puisse prendre plaisir à ce moment de grandes retrouvailles. Les visions de ma " réunion parfaite " se sont légèrement gâtées, mais, holà, le reste d'entre nous ne pouvait-il pas avoir encore du plaisir et savourer le temps ou nous allions être ensemble, non ?

Notre plus jeune fils fut le suivant. Il a été mis à l'écart chez lui, et le nombre est tombé de douze à huit ! Une autre fille, un fils et plus de deux petits-fils ont tous succombé. Même mon cher mari fut terrassé (et nous savons tous de quoi ont l'air les hommes quand ils tombent malades !).

Quel choc ce fut d'avoir la maison à moitié vide le jour même où nous avions formé le projet d'avoir tout le monde rassemblé pour un grand repas !

Quelqu'un a dit une fois : " Si vous voulez faire rire Dieu, faites-lui connaître vos plans ! " N'est-ce pas vrai? Comme les années passent, je réalise que ce que j'avais planifié pour ma vie est tout à fait différent de ce qui est réellement arrivé.

L'apôtre Paul partage avec nous ce qu'il a appris des aléas inattendus de la vie : " Je sais vivre dans l'humiliation, et je sais vivre dans l'abondance. En tout et partout j'ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l'abondance et à être dans la disette. Je puis tout par celui qui me fortifie " (Philippiens 4:12-13).

Paul a dû apprendre le contentement. Il n'y a pas de doute, il a appris de la même façon que nous - par la souffrance à travers les temps durs et tout cela pour réaliser qu'il n'y a rien à gagner en combattant la réalité avec amertume, crainte et frustration. Sa réponse était spirituelle : demandez la force à Dieu.

Quand nous soumettons notre vie à Jésus-Christ, il la prend en charge. Nous ne comprendrons pas nécessairement ce qu'il fait, mais il nous demande d'aller de l'avant et de s'accrocher à lui quand la vie nous paraît semblable à une montagne russe beaucoup plus qu'à un simple manège.

La vie va se dérouler comme il se doit. Dieu a le dernier mot, et son réglage est parfait. La vie ne se déroule tout simplement pas de la façon dont nous l'organisons, et cela n'est d'ailleurs pas supposé ! Notre assemblée familiale était un fiasco presque complet ! Mais est-ce que vous savez ce qui est arrivé ? Vous seriez étonnés des choses positives qui surgissent sur notre chemin - les grandes et petites opportunités - qui ne se seraient pas produites si la réunion s'était déroulée tel que planifié ! Dieu sait ce dont nous avons besoin et quand nous en avons besoin.

Nous servons un tel Dieu aimant. Il veut que nous organisions notre vie - mais il veut que nous nous rappelions qu'il a, lui aussi, des plans. Quand nous avons confiance en celui qui est le Seigneur de notre vie pour nous conduire le long de notre course, la paix peut surpasser les soucis. La confiance peut effacer la peur. Et, d'une façon ou d'une autre, il peut tisser toutes les circonstances ensembles pour son utilité et notre bien ultime (Romains 8:28).