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Église Universelle de Dieu, Canada Décembre 2001 Que Dieu bénisse l'Amérique ! par Joseph Tkach pasteur général de l'Église Universelle de Dieu.
Bien que les désastres servent en effet à nous rappeler notre immortalité et notre besoin de Dieu, il semble que certains groupes aient répondu aux attaques terroristes avec quelque chose qui s'apparente plus au délice qu'au chagrin, plus à une occasion de dire " Je te l'avais bien dit " que de compatir avec ceux qui sont affligés. La liberté, mais à quel prix ? Peu d'entre nous sommes prêts d'oublier ces images d'avions fonçant sur des gratte-ciel, de l'immense boule de feu, de l'effondrement dramatique des tours et de l'énorme tas de débris qui ont tués des milliers de personnes issues de plusieurs pays. Ces scènes d'horreur ont laissé une marque ineffaçable sur l'âme des Américains et du monde libre. Bien que la tragédie la plus visible et la plus gigantesque soit arrivée à New York, nous n'oublions pas les crimes horribles qui ont fait des centaines de victimes en Pensylvanie et au Pentagone. Nous n'avons aucun symbole ou étiquette qui convient pour décrire ces actes multiples de terrorisme ; il ne nous reste qu'une piètre expression " les événements du 11 septembre ". Il nous reste également un ennemi, des groupes de criminels dispersés dans des pays lointains. De plus, misérablement, nous nous retrouvons avec des sentiments partagés concernant les valeurs du monde libre, tel que le respect des droits de chacun. Aujourd'hui, il semble que si trois hommes arabes désirent voyager sur un même avion, les autres passagers éprouvent des sentiments mitigés sur le concept du traitement égal pour tous. On leur a enseigné à traiter chaque individu également ; cependant, ils craignent maintenant certaines personnes plus que d'autres et requièrent qu'elles fassent l'objet d'un contrôle de sécurité plus intense. Nos valeurs sont mises à l'épreuve. L'Église et l'État Un autre domaine où l'on retrouve des sentiments partagés est la séparation de l'Église de l'État. Beaucoup de chrétiens mêlent leur religion à leur patriotisme, et je suppose que cette situation est inévitable dans une certaine mesure. Les nations l'ont fait pendant des millénaires. Les armées partant en guerre ont toujours été conduites pas des leaders religieux qui rassuraient leurs troupes que les dieux étaient de leur côté. Mais il me semble que Jésus et Paul n'ont jamais appuyé ce mélange de foi et de politique. Le but de l'Évangile diffère grandement du but d'un pays. L'un souligne la justice, l'autre, la grâce et le pardon. L'un met l'accent sur la prospérité matérielle, l'autre sur la réalité spirituelle. Les gouvernements essaient de rendre ce monde meilleur, et c'est en réalité la responsabilité que Dieu leur a confiée. Mais lorsqu'ils réussissent, les gens commencent souvent à faire confiance au gouvernement plutôt qu'à Dieu. En période de prospérité, ils ont tendance à porter leur attention sur les bénédictions matérielles plutôt que sur leurs besoins spirituels. Et parfois les églises aussi se laissent distraire par des rêves de grandeur nationale. (Les nazis en Allemagne en sont un exemple, mais nous de devons pas oublier que la religion a servi également à justifier l'esclavage, le colonialisme et les massacres de tribus autochtones.) Le christianisme affirme que ce monde est déchu et pécheur, et qu'il ne s'améliorera pas par de meilleures lois ou de meilleures armées, ni par des guerres de religion. Nous n'entrerons pas pleinement dans la plénitude du royaume de Dieu par nos propres efforts. Nous avons besoin du retour de Christ, et jusqu'à ce jour, la Bible nous dit que nous vivons comme des étrangers et des voyageurs sur la terre (Hébreux 11.13). Nous désirons une nation dont les fondements sont établis par Dieu lui-même (verset 10), et notre première allégeance, notre première patrie se trouve au ciel (Philippiens 3.20). Néanmoins, nous sommes également citoyens de pays terrestres, et en avons la responsabilité. Le moindre que nous puissions faire est de prier pour les dirigeants des pays, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté (1 Timothée 2.1,2). Nous prions que Dieu leur donne sagesse alors qu'ils cherchent justice pour les actes criminels. Ce n'est pas une mince affaire ; voilà pourquoi il faut prier pour une direction surnaturelle. Mais nous devons d'abord faire la distinction entre religion et gouvernement. Les bombes qui tombent sur l'Afghanistan ne sont pas des bombes chrétiennes en provenance du royaume de Dieu, mais des bombes américaines et britanniques. Il y aura toujours une différence entre le royaume de Dieu et les gouvernements nationaux. Les pays ont la responsabilité divine de punir les méchants (Romains 13.4), mais, ce faisant, ils demeurent des pays, ils ne deviennent pas le royaume de Dieu. Lorsque Paul parlait de Rome par exemple, il disait qu'elle décidait et agissait en temps qu'empire, et non pour Dieu, même si Dieu s'est servi souvent de Rome pour accomplir ses desseins. Évidemment, les terroristes mêlent la religion à l'action militaire et envisagent le conflit comme une guerre sainte entre l'islamisme et l'Ouest. Voilà une autre raison pour laquelle nous devons garder notre foi et notre patriotisme clairement distincts l'un de l'autre. Les États-Unis ne représentent pas une religion, ils luttent pour leurs intérêts nationaux légitimes. Comme Américains, nous appuyons ces intérêts nationaux légitimes, et, comme chrétiens, nous faisons confiance en Dieu pour sa miséricorde, sa protection et son encouragement. En tant que chrétiens, nous voulons que Dieu bénisse l'Afghanistan, car ce peuple a aussi besoin de l'Évangile. Les bombes peuvent représenter le meilleur moyen pour les États-Unis d'obtenir justice contre les criminels qui se cachent en Afghanistan, mais ce n'est pas le meilleur moyen pour annoncer l'Évangile de Christ. En ce sens, nous éprouvons des sentiments partagés ; nous prions à la fois pour la justice et pour la grâce. Il n'existe pas de solution simple au problème auquel nous faisons face. Des difficultés surgiront si nous agissons, et également si nous n'agissons pas. Un problème mènera à un autre, et à un autre, et à un autre encore, jusqu'au retour de Christ. Mais laissez-moi vous annoncer une bonne nouvelle : Notre espérance se trouve en Christ, et en lui nous trouvons notre sécurité : " C'est pourquoi, recevant un royaume inébranlable " (Hébreux 12.28). Notre avenir ne peut être menacé par des avions, des bombes ou la maladie du charbon. Même si nous mourons, nous sommes victorieux. Christ nous a montré comment conquérir l'adversaire : par la foi en Dieu. Lorsque nous lui faisons confiance, nous sommes vainqueurs. " Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne " (Matthieu 10.28). Même si des fanatiques religieux prenaient le contrôle de notre pays, l'Évangile demeure " la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit " (Romains 1.16). Même s'ils déclaraient le christianisme illégal, nous remportons la victoire. Nous ne mesurons pas le succès par la puissance politique, mais par la foi. L'Évangile nous accorde la plate-forme la plus sécuritaire possible. Pas même la mort peut nous séparer de l'amour de Christ (Romains 8.38,39). La vraie bonne nouvelle est que Dieu désire que chacun entende l'Évangile et soit sauvé (1 Timothée 2.4), et c'est pour cette raison que nous devons prier pour nos dirigeants politiques (versets 1 et 2). Il faut prier pour la paix, non seulement pour notre bénéfice, mais surtout pour que nos conditions de vie facilitent la diffusion de l'Évangile. Mes amis, priez pour les États-Unis, non parce que c'est un pays meilleur qu'un autre, mais parce que les États-Unis ont besoin de l'Évangile. Nous, comme toutes les autres nations, sommes une nation pécheresse, et comme tous les citoyens du monde, nos citoyens ont besoin de repentance, d'humilité et de pardon. Priez que, d'une façon ou d'une autre, les gens puissent voir l'Évangile comme la solution à leurs besoins. Comme chrétiens, nous sommes libres en Christ de soutenir patriotiquement notre pays dans tous ses efforts légitimes, et, comme Américains, nous sommes libres selon la Constitution d'adorer et de croire comme il nous convient. Ceci étant dit, je pense que la plus grande bénédiction que Dieu a donnée aux États-Unis, et à nous comme loyaux Américains, est le devoir respectable de défendre cette liberté.
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