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Église Universelle de Dieu, Canada Novembre 2001 Jours de célébration par Joseph Tkach pasteur général de l'Église Universelle de Dieu.
Jours de célébration pendant la semaine Comme Église, préférons-nous que nos membres se rencontrent pour célébrer le Seigneur le samedi ou le dimanche ? En tant qu'association, nous n'avons pas de préférence, mais en tant qu'individu, nous pouvons en avoir une. J'ai une préférence, mais les doctrines et les politiques de l'Église ne sont pas régies selon mes préférences. De la même manière, différents directeurs régionaux, superintendants et pasteurs de district ont leurs préférences, mais aucune de ces opinions personnelles ne peut servir à définir les politiques de l'Église. Les doctrines et les politiques de l'Église sont établies d'après des directives bibliques, et la Bible ne spécifie aucun jour en particulier pour les célébrations. À vrai dire, elle encourage les gens qui ont différentes préférences à être tolérants à l'égard de tels sujets. (Romains 14.5). Alors quelle est notre politique ? En 1988, nous avons écrit : " Nous devons apprendre à ne pas nous condamner les uns les autres sur les jours où nous décidons de nous assembler pour la célébration. Par exemple, si une congrégation aux États-Unis décide de célébrer le dimanche, alors des congrégations en Europe ou en Afrique du Sud ne sont pas tenues (1) de faire immédiatement la même chose, ni (2) de se fâcher ou de s'irriter contre la décision prise par la congrégation aux États-Unis. " Cette politique demeure inchangée. Peut-être devrais-je ajouter que des membres n'ont aucune affaire à agiter d'autres congrégations pour leur faire adopter une pratique plutôt qu'une autre. Chaque congrégation devrait décider par elle-même sans interférence extérieure. Comme nous l'avons dit en 1998 : " Si nos frères et sœurs dans d'autres congrégations s'assemblent pour célébrer le Seigneur, alors assurément, nous ne devrions pas être contrariés sur le choix particulier de jours qu'ils auront fait. " Notre liberté en Christ signifie que nous devons abandonner notre désir que tous fassent la même chose. Lorsqu'on nous donne la liberté de choisir, nous devons aussi donner aux autres une liberté semblable de choisir différemment de nous. Il faut rechercher l'unité qui est fondée sur Christ, et non sur des sujets externes. Comme je l'ai écrit en 1999 : " Nous devons permettre le choix du jour, simplement parce qu'un principe beaucoup plus important est en jeu. Le choix n'est pas entre ce jour-ci et ce jour-là, mais entre une prévalence régie par une main de fer et la gentillesse, entre une unité imposée de l'extérieur et une unité générée par la foi, entre le légalisme et la grâce. " Si nous tentons d'imposer un certain jour en faveur d'un autre et de continuer à prêcher la grâce et la liberté en Christ, alors nous essayons de mêler l'huile à l'eau. " Notre politique demeure donc inchangée. L'Évangile ne nous permet pas d'imposer une journée en faveur d'une autre, ou de déclarer qu'un jour est spirituellement supérieur à un autre. Bien sûr que certains peuvent être passionnément en faveur d'une journée en particulier, mais leur passion (y compris la mienne) ne peut l'emporter sur le fait que l'Écriture ne spécifie aucun jour en particulier pour la célébration du Seigneur. Nous ne voudrions pas non plus que des membres fassent de l'agitation dans leur propre congrégation. L'Église n'est pas l'endroit pour la politicaillerie, le lobbyisme ou la création d'une faction. Non seulement l'Écriture nous demande d'être tolérants dans nos opinions à ce sujet (Romains 14.5), mais elle nous met en garde également d'éviter les dissensions et les divisions. La paix importe plus que remporter une " victoire ". Chaque congrégation doit prendre sa propre décision en tenant compte des facteurs locaux. Ceux-ci peuvent comprendre la disponibilité des installations appropriées. Si un lieu de culte est disponible le samedi, et non le dimanche, alors les membres devraient prendre ce facteur en considération. Si les membres travaillent le samedi et non le dimanche, alors il faudra aussi tenir compte de ce facteur. Une journée peut convenir mieux à l'évangélisation, tandis qu'un autre jour convient mieux aux enfants. En d'autres mots, plusieurs facteurs non spirituels doivent être pris en considération, sans toutefois donner trop d'importance à nos opinions personnelles. Bon nombre de gens sont plus émotionnels que logiques sur cette question. Je ne peux décider de votre situation locale, ce que je peux dire cependant, c'est qu'il n'existe aucune raison biblique d'exiger un jour plutôt qu'un autre. Notre préférence d'un jour à un autre peut dépendre de raisons psychologiques, sociologiques, culturelles ou historiques, mais ce ne sont pas des exigences spirituelles. Nombreux sont ceux qui pensent que le dimanche est le meilleur jour pour se remémorer la résurrection de Jésus, mais encore là, ce n'est pas une prescription biblique. Les églises qui se rencontrent le samedi soir, par exemple, ne sont pas inférieures spirituellement. Les gens qui préfèrent le samedi peuvent penser que nous favorisons le dimanche, et les gens qui préfèrent le dimanche peuvent penser que nous favorisons le samedi. Les deux groupes se trompent. Nous laissons la résolution de cette question à la discrétion des congrégations locales. Cependant, j'aimerais dire un mot à ceux qui pensent qu'ils devraient garder le sabbat de la même manière qu'il a été ordonné à l'origine. L'ancienne alliance focalisait sur le repos, et non sur la célébration. Le seul service de célébration qui était ordonné pour le sabbat était un rituel dans le temple, auquel seule une petite fraction des Israélites pouvait assister. Pour la majorité des Israélites, le sabbat représentait un jour de repos à la maison, et non un jour pour assister à un service de célébration. S'ils voulaient assister à un service de célébration, ils devaient alors voyager, et ce, seulement pendant l'un des six autres jours de la semaine. Les Israélites avaient l'option de célébrer au temple n'importe quel jour de la semaine, mais le sabbat était un jour de repos, et non un jour de voyage épuisant. De la même manière aujourd'hui, les gens qui gardent le sabbat peuvent aussi célébrer Dieu le dimanche, et les gens qui préfèrent le dimanche peuvent également le faire le samedi. Dans la plupart des congrégations, une majorité des membres préférera un jour, et une minorité préférera l'autre. Le pasteur doit prendre une décision pour le bien commun de la congrégation en tant qu'ensemble, et dans la plupart des cas, la minorité devra accepter la situation, comme par exemple, en observant le jour à la maison. Fêtes annuelles Accordons-nous une préférence à certaines fêtes annuelles ? Oui, mais ce n'est pas un changement récent. En 1998, j'ai expliqué que nous ne sommes pas " neutres " au sujet de Pâques. Nous encourageons nos membres à célébrer la résurrection de notre Sauveur, et, par conséquent, les fêtes qui nous rappellent le salut que nous avons en Christ. Nous permettons également à nos membres de se réunir le jour même ou aux alentours des sept fêtes annuelles. Nous enseignons que ces fêtes ne sont pas obligatoires, ni assurent-elles une compréhension " plus profonde " du plan de Dieu pour l'humanité. Dieu n'a ordonné ces fêtes annuelles que dans le cadre de l'ancienne alliance, et qu'aux Israélites. Il n'a pas prévu que les aborigènes ou les Esquimaux célèbrent la récolte des grains sans récolte de grain, et ce, selon un calendrier qui n'a pas été conçu pour leur climat. Les seuls commandements concernant ces jours fériés se trouvent dans l'ancienne alliance qui est maintenant périmée, remplacée par la mort et la résurrection de Christ. Même si le Nouveau Testament fait mention de ces jours de fêtes, jamais ne commande-t-il de les célébrer. De plus, si des gens veulent célébrer ces jours de la façon qu'ils ont été commandés, ils devront aller en Israël. La Bible n'a jamais autorisé aucun autre endroit pour célébrer Dieu. La Bible ne nous dit jamais de " garder " ces jours et de ne pas tenir compte des autres rituels. Les fêtes avaient été données comme faisant partie d'un tout, avec ses rituels et autres cérémonies, mais, maintenant, l'ensemble des prescriptions est périmé. En résumé, nous préférons les fêtes annuelles que les gens associent généralement à Jésus : Noël, Pâques et autres. Cependant, nous permettons à nos membres de se réunir à d'autres occasions également, du moment que Christ est le centre de la célébration. (Voir le tableau ci-dessous qui représente notre politique adopté depuis 1998.) Il faut toutefois noter qu'il n'y a pas de jour obli-gatoire pour les services de célébration hebdomadaires. Le choix de ces jours de célébration doit se faire localement, basé sur des considérations locales, sans pression extérieure. Peu importe le jour, célébrons Christ ! Quelques points à prendre en considération concernant les jours de célébration Pouvons-nous demeurer unis lorsque nous observons différents jours de célébration ? Il se peut que ce soit contre notre nature humaine, mais avec Christ il est possible - même impératif - d'aimer les gens qui ne partagent pas nos opinions et nos pratiques. Voici quelques principes fondamentaux : Lorsqu'il est question de célébration, un jour n'est pas plus saint qu'un autre (Romains 14.5). Ceci s'applique à Pâques, à la fête des pains sans levain, à la fête des tabernacles et à Noël. Aucun de ces jours n'est à ce point important qu'il devrait causer de l'animosité entre les membres (1 Corinthiens 13.1-3). Peu importe le jour où nous nous assemblons, notre célébration devrait être dirigée sur Christ, et non sur le jour comme tel. Nous n'enseignons pas que les gens qui s'assemblent un jour en particulier sont meilleurs ou plus obéissants que ceux qui ne le font pas. Nous commémorons le salut en Christ. Les fêtes chrétiennes traditionnelles le font plus directement que ne le font les fêtes de l'ancienne alliance. Dans nos pays occidentaux, la plupart des gens savent que Pâques commémore la résurrection de Christ, tandis que peu de gens associent la fête des pains sans levain au christianisme. Les jours de célébration visent un principe : que le peuple de Dieu commémore le salut. Les Israélites se rappelaient un salut physique et espéraient en un salut futur, mais nous, nous regardons à Jésus-Christ, spécialement à sa naissance, à sa crucifixion et à sa résurrection. Les fêtes israélites peuvent servir à célébrer Christ, comme tout autre jour. Les premiers chrétiens adoraient dans le temple durant les jours de fête, sans que Paul ne s'y oppose. Nous permettons à nos membres de choisir leurs jours de célébration, mais les circonstances et le nombre peut exiger que les rencontres se tiennent dans les foyers. Il serait incohérent de prêcher la grâce et la liberté, tout en empêchant de célébrer Christ pendant des jours qui ont des origines que nous n'aimons pas. À mesure que nous nous approchons de Christ et devenons plus comme lui, les jours du calendrier diminueront en importance. Les jours sont utiles pour célébrer, mais ne sont pas notre objectif premier. Notre but est de conduire les gens à Christ, de le laisser vivre en nous, de laisser ses attitudes nous dominer - des attitudes d'amour, de respect pour les autres, d'humilité, de vie centrée sur Dieu. Notre sentiment d'unité doit être basé sur ces vérités internes, et non sur le point extérieur de considérer un jour meilleur qu'un autre. |