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Des attitudes qui plaisent à Dieu de Michael Morrison
Des sacrifices vivants Paul introduit le mot « donc », indiquant par là qu'il tire une conclusion. « Je vous invite donc, frères, à cause de cette immense bonté de Dieu, à lui offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint et qui plaise à Dieu. Ce sera là de votre part un culte spirituel » (12.1). Puisque Dieu nous fait miséricorde, nous devrions nous soumettre à lui. Nous devons offrir à Dieu notre corps en adoration, non pour être tué, mais comme une offrande vivante et continuelle à Dieu. Nous sommes mis à part pour lui, pour le servir et, en faisant sa volonté, nous lui plaisons. Une traduction littérale du dernier segment de la dernière phrase dit : « c'est un service raisonnable ». Les gens raisonnables répondent à la miséricorde de Dieu en le servant. Qu'est-ce que cela implique ? Paul
explique : « Ne vous laissez pas modeler par le monde actuel, mais
laissez-vous transformer par le renouvellement de votre pensée […] » (v. 2).
Notre norme de comportement n'est plus celle de la société qui nous entoure ;
nous ne continuons plus à faire ce que nous avions l'habitude de faire. Nous
devons plutôt changer, et ce changement commence par En cessant de regarder au monde,
nous pouvons connaître la volonté de Dieu, et alors constater que sa voie est Servir avec nos dons Paul commence par décrire comment les chrétiens romains doivent travailler ensemble comme une communauté d'adorateurs : « En vertu de la grâce que Dieu m'a faite, voici ce que je dis à chacun d'entre vous : ne soyez pas prétentieux : n'allez pas au-delà de ce à quoi vous devez prétendre, tendez au contraire à une sage appréciation de vous-mêmes, chacune selon la part que Dieu lui a donnée dans son œuvre régie par la foi » (v. 3). Dans sa grâce, Dieu a autorisé Paul à donner des commandements, dont le premier est un appel à l'humilité. Soyez réalistes, Paul semble dire. La foi que vous avez vient de Dieu. Nous avons une valeur seulement parce que Dieu a choisi de nous donner une valeur ; personne n'a raison de se glorifier. « Chacun de nous a, dans un seul corps, de nombreux organes ; mais ces organes n'ont pas la même fonction. De même, alors que nous sommes nombreux, nous formons ensemble un seul corps par notre union avec le Christ, et nous sommes tous, et chacun pour sa part, membres les uns des autres » (v. 4, 5). Non seulement différents membres ont des fonctions variées, mais ils appartiennent les uns aux autres. Nous avons des responsabilités les uns envers les autres, selon la manière dont Dieu nous a bénis. Et Dieu nous a accordé par grâce des dons différents. Pour l'un, c'est la prophétie ; qu'il exerce cette activité conformément à notre foi commune. Pour un autre, c'est le service ; qu'il se consacre à ce service. Que celui qui a reçu un ministère d'enseignement enseigne. Que celui qui a reçu un ministère d'encouragement encourage. » (v. 6-8). Dieu nous a donné des capacités différentes, pour que certaines personnes servent avec des paroles, et d'autres avec leurs mains. Ceux qui prophétisent devraient s'attacher à la foi, et non à leurs propres opinions, afin de fortifier, d'encourager, de consoler et d'édifier l'Église (1 Co 14.3, 4). Chaque personne devrait servir dans le domaine dans lequel elle est le plus compétente. En ce qui concerne les trois dons suivants, Paul ajoute des caractéristiques à la manière dont nous devrions servir : « Que celui qui donne le fasse sans arrière-pensée ; que celui qui dirige le fasse avec sérieux ; que celui qui secourt les malheureux le fasse avec joie » (v. 8). Paul résume sa pensée en disant : « L'amour ne sait pas mentir » (v. 9). Tout service devrait être fait avec sincérité : c'est motivés par la générosité que nous devrions exercer nos dons, et c'est d'un cœur joyeux que nous devrions faire preuve de miséricorde. Paul ne donne pas ces commandements comme des préalables au salut. Ce sont plutôt des choses que nous devrions faire après avoir été sauvés, après avoir bénéficié de la miséricorde de Dieu. L'harmonie dans le corps de Christ Au verset 9, Paul dresse une liste de certaines qualités qui devraient caractériser l'amour chrétien. Il commence avec un principe général : « Ayez donc le mal en horreur, attachez-vous de toutes vos forces au bien […] ». L'amour n'est pas un sentiment vague, mais il distingue le bien du mal. Paul se concentre sur des attitudes dans la communauté chrétienne : « – L'amour fraternel : soyez pleins d'affection les uns pour les autres ; – l'estime mutuelle ; faites passer les autres avant vous » (v. 10). La plupart des gens cherchent à être plus estimés, mais en imitant notre Sauveur, nous devrions chercher à exceller en humilité et estimer davantage les autres. Puisque notre statut est assuré en Christ, nous n'avons pas à lutter pour l'obtenir. « – l'ardeur : n'hésitez pas ; l'Esprit : soyez bouillants […] (v.11). Ou comme Paul le dit en Galates 6.9 : « Ne nous lassons pas de faire le bien […] ». Ce n'est pas toujours facile ni plaisant, mais nous devons nous rappeler que nous servons Dieu. « – l'espérance : qu'elle soit votre joie ; l'épreuve : qu'elle vous trouve pleins d'endurance ; la prière : qu'elle sou-tienne votre persévérance » (v. 12). Quand la vie est difficile, ne désespérez pas : soyez patient et continuez à prier, en demandant à Dieu qu'il vous montre comment traiter les problèmes. « – les besoins de ceux qui appartiennent à Dieu : soyez-en solidaires, toujours près à pratiquer l'hospitalité » (v. 13). Nos possessions, comme nos autres biens, devraient être utilisées pour servir les autres. Même si nous ne possédons pas une maison, nous pouvons exercer l'hospitalité. À l'Église, par exemple, nous pouvons être hospitaliers en saluant les autres, en étant sociables et prêts à aider. « Demandez à Dieu de faire du bien à ceux qui vous persécutent ; oui, demandez du bien pour eux, ne demandez pas du mal ! » (v. 14). La plupart des gens veulent se venger, mais c'est une approche destructive. Si nous traitons les gens comme Christ nous a traités, alors nous réagirons en faisant le bien et non le mal. « Partagez la joie de ceux qui sont dans la joie, les larmes de ceux qui pleurent. Ayez les uns pour les autres une égale considération sans viser à ce qui est trop haut […] » (v. 15, 16). Si d'autres chrétiens sont bénis, réjouissez-vous avec eux et ne soyez pas jaloux. S'ils souffrent, ayez de l'empathie pour eux et ne les méprisez pas. « […] laissez-vous au contraire attirer par ce qui est humble. Ne vous prenez pas pour des sages » (v. 16). Certains chrétiens occupent des positions élevées, tandis que d'autres occupent des positions subalternes : il en a toujours été ainsi. Or, ces choses extérieures ne sont pas le fondement de la véritable valeur d'une personne. Si des gens sont moins fortunés que vous, ne les considérez pas comme inférieurs pour cela, mais comme des égaux. Comment répondre aux ennemis Au verset 17, Paul revient à la manière dont nous devrions réagir à la persécution ou à l'injustice : « Ne répondez jamais au mal par le mal. Cherchez au contraire à faire ce qui est bien devant tous les hommes ». En d'autres termes, ne nourrissez pas les rancunes, et soyez sensible aux valeurs sociales. « Autant que possible, et dans la mesure où cela dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes » (v. 18). Nous devrions faire de notre mieux pour éviter l'offense ; et, cela se traduit parfois en acceptant de restreindre nos actions (1 Co 9.20), et d'autres fois, en défendant la vérité de l'Évangile (Ga 2.11). « Mes amis, ne vous vengez pas vous-mêmes, mais laissez agir la colère de Dieu, car il est écrit : C'est à moi qu'il appartient de faire justice ; c'est moi qui rendrai à chacun son dû » (v. 19, qui cite Deut 32.35). Laissez Dieu s'occuper de tout châtiment nécessaire pour ainsi interrompre le cycle de la violence. Au lieu de nous venger, Paul nous donne une tout autre instruction : « Mais voici votre part : Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger. S'il a soif, donne-lui à boire. Par là, ce sera comme si tu lui mettais des charbons ardents sur la tête » (v. 20, qui cite Pr 25.21, 22). Diverses suggestions ont été faites pour expliquer pourquoi il serait bon de mettre des charbons ardents sur la tête de quelqu'un, mais l'expression est probablement figurative et veut simplement dire que, si nous traitons nos ennemis avec bonté, ils en deviendront rouges de honte. Paul conclut le sujet en disant : « Ne te laisse jamais dominer par le mal. Au contraire, sois vainqueur du mal par le bien » (v. 21). C'est ainsi que Christ le veut. Le mal ne peut pas être vaincu par plus de mal, mais seulement par le bien. Questions pour une application Quelles mesures puis-je prendre pour que mes pensées soient conformes à la volonté de Dieu ? (v. 1, 2) Est-ce que j'utilise mes capacités pour servir les autres ? (v. 6-9) De quelles façons puis-je estimer les autres ? (v. 10) À quelles valeurs sociales dois-je davantage prêter d'attention ? (v. 17)
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