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Tout le monde a besoin de l'Évangile Une étude dans Romains 2 de Michael Morrison éditeur de la revue World Wide News D ans sa description de l'Évangile, Paul en explique la nécessité. De quoi les gens ont-ils besoin d'être sauvés?En Romains 1, Paul explique que les gens qui ont rejeté Dieu sont tombés dans une spirale de péché, et il précise que Dieu a dit que ceux qui pèchent méritent la mort. Au chapitre 2, l'apôtre continue sur le même sujet, montrant que nous avons besoin d'être sauvés. L'Évangile annonce que nous sommes passés de la colère de Dieu à sa grâce - de la mort à la gloire, à cause de Jésus-Christ. Tous sont coupables En Romains 2.1, Paul dit: "Toi donc, qui que tu sois, qui condamnes ces comportements, tu n'as donc aucune excuse, car en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui les juges, tu te conduis comme eux." Paul veut-il dire que, si vous accusez quelqu'un de meurtre, vous avez commis un meurtre ? Aucunement, nous devons tenir compte de tout le contexte du verset. En Romains 1.29-31, Paul dresse une liste de divers péchés: "Ils accumulent toutes sortes d'injustices et de méchancetés, d'envies et de vices; ils sont pleins de jalousie, de meurtres, de querelles, de trahisons, de perversités. Ce sont des médisants, des calomniateurs, des ennemis de Dieu, arrogants, orgueilleux, fanfarons, ingénieux à faire le mal; ils manquent à leurs devoirs envers leurs parents; ils sont dépourvus d'intelligence et de loyauté, insensibles, impitoyables." En Romains 2.1, Paul écrit que, lorsque nous condamnons quelqu'un, nous sommes coupables du même péché. Étant tous coupables d'un péché quelconque sur la liste de Paul, nous ne devons donc pas juger les autres. (Paul discutera plus longuement de ce sujet au chapitre 14.) Si nous condamnons quelqu'un, nous disons donc que les pécheurs méritent d'être punis (1.32), et puisque nous avons péché, nous aussi méritons d'être punis. La racine du péché, c'est de faire fi des paroles de Dieu ; par conséquent, si nous choisissons de vivre sans Dieu, nous choisissons la mort, étant donné que Dieu est celui qui donne la vie. C'est pourquoi Paul ajoute: "Or, nous savons que le jugement de Dieu contre ceux qui agissent ainsi est conforme à la vérité" (2.2). Si Dieu dit qu'ils méritent la mort, ils la méritent. "T'imagineras-tu, toi qui juges ceux qui commettent de tels actes, et qui te comportes comme eux, que tu vas échapper à la condamnation divine ?" (2.3) Étant donné que tous seront jugés, personne ne devrait montrer quelqu'un du doigt et l'accuser. "Ou alors, méprises-tu les trésors de bonté, de patience et de générosité déployés par Dieu, sans te rendre compte que sa bonté veut t'amener à changer ?" (2.4) Si nous jugeons les autres, nous méprisons la miséricorde de Dieu, non seulement sa miséricorde à leur égard, mais aussi sa miséricorde et sa patience à notre endroit. Condamnés par nos œuvres Au verset 5, Paul continue de parler à la personne qui juge les autres: "Par ton entêtement et ton refus de changer, tu te prépares un châtiment d'autant plus grand pour le jour où se manifesteront la colère et le juste jugement de Dieu." Si vous persistez à juger, vous péchez encore davantage, et la conséquence sera pire pour vous au jour du jugement. La colère de Dieu est juste. S'il nous punit, nous obtenons ce que nous méritons. "Ce jour-là, il donnera à chacun ce que lui auront valu ses actes. Ceux qui, en pratiquant le bien avec persévérance, cherchent l'approbation de Dieu, l'honneur et l'immortalité, recevront de lui la vie éternelle" (v. 6,7). Si nous prenons ce passage hors contexte, nous serions portés à croire que les gens peuvent être sauvés sur la base de leurs bonnes œuvres. Mais Paul explique le besoin de l'Évangile ; il ne dit pas que les certaines personnes n'en ont pas besoin. Si quelqu'un pense avoir toujours bien agi, son idée du "bien" n'est pas suffisante. "Mais, à ceux qui, par ambition personnelle, repoussent la vérité et cèdent à l'injustice, Dieu réserve sa colère et sa fureur. Oui, la souffrance et l'angoisse attendent tout homme qui pratique le mal, d'abord le Juif et aussi le non-Juif" (v. 8, 9). Même si Dieu a choisi les Juifs comme son peuple, ils ne sont pas automatiquement sauvés. S'ils pèchent, ils méritent le châtiment du péché. "Mais l'approbation de Dieu, l'honneur et la paix seront accordés à celui qui pratique le bien, quel qu'il soit, d'abord le Juif et aussi le non-Juif" (v. 10). Paul explique le fondement du jugement ; il ne dit pas combien de gens se classent dans chaque catégorie. Plus tard, il ajoute que tous ont péché et que personne ne mérite la gloire, l'honneur et la vie éternelle. Tout le monde a besoin de la miséricorde de Dieu parce que nous serons tous jugés d'après ce que nous avons fait - et nous avons tous péché. Le verset 11 dit: "Car Dieu ne fait pas de favoritisme." Il n'use pas d'une mesure pour les Juifs et d'une autre mesure pour les non-Juifs. Tous sont condamnés de la même manière. Traitement égal sous la loi "C'est pourquoi ceux qui ont péché sans avoir eu connaissance de la Loi de Moïse périront sans qu'elle intervienne dans leur jugement" (v. 12). Qui que vous soyez, si vous péchez, vous serez condamné. Cette condamnation serait une terrible nouvelle si ce n'était de l'Évangile. L'Évangile est la nouvelle dont nous avons désespérément besoin, et c'est une très bonne nouvelle; mais elle est particulièrement bonne si nous reconnaissons à quel point la condamnation est mauvaise. Le verset 13 dit: "Car ce ne sont pas ceux qui se contentent d'écouter la lecture de la Loi qui seront justes aux yeux de Dieu. Non, seuls, ceux qui accomplissent les prescriptions de la Loi sont considérés comme justes." Il ne suffit par pour les gens d'avoir la loi, d'être déclarés justes sur la base de la loi, ils doivent aussi lui obéir. Toutefois, Paul spécifie que " personne ne sera déclaré juste devant lui (Dieu) parce qu'il aura accompli les œuvres demandées par la Loi (3.20). À première vue, ces deux versets semblent contradictoires. Cependant, Romains 2.13 parle de théorie, tandis que Romains 3.20 parle de la vraie vie. Si les gens obéissaient à la loi, ils seraient justifiés, mais puisqu'ils y désobéissent parfois, ils ne peuvent être justifiés d'après la loi. Voilà pourquoi tout le monde a besoin de l'Évangile. Mais comment Dieu peut-il condamner les non-Juifs pour avoir brisé la loi, s'ils ne la connaissent pas ? Paul répond à cette question en Romains 2.14, 15: "En effet, lorsque les païens qui n'ont pas la Loi de Moïse accomplissent naturellement ce que demande cette Loi, ils se tiennent lieu de loi à eux-mêmes, alors qu'ils n'ont pas la Loi. Ils démontrent par leur comportement que les œuvres demandées par la Loi sont inscrites dans leur cœur. Leur conscience en témoigne également, ainsi que les raisonnements par lesquels ils s'accusent ou s'excusent les uns les autres." Les païens accomplissent certaines des choses requises par la loi. La nature elle-même enseigne que le meurtre et l'adultère sont mauvais. Les païens ont une conscience, et elle leur dit parfois qu'ils agissent bien et d'autres fois qu'ils agissent mal. Même d'après leur propre loi, ils n'atteignent pas les critères de Dieu. Il est juste que Dieu les condamne. Paul reprend cette question au verset 16: "Tout cela paraîtra le jour où, conformément à l'Évangile que j'annonce, Dieu jugera par Jésus-Christ tout ce que les hommes ont caché." L'Évangile dit qu'il y aura un jour de jugement et que Jésus sera le juge (Actes 17.31). L'Évangile annonce le jugement aussi bien que la miséricorde de Dieu. Le jugement est proche déclare Paul, mais il y a une façon d'y échapper. C'est comme si quelqu'un frappait à ma porte et disait: "Votre voiture commence à descendre la pente en direction de la voie rapide. Mais si vous vous hâtez, vous pourrez stopper sa descente." Je serais reconnaissant d'entendre cette bonne nouvelle, même si la première était mauvaise. Nous ne pouvons blâmer le messager pour notre problème; nous pouvons seulement être reconnaissants envers celui qui nous a aussi donné la solution au problème. Avantages d'être Juifs Au verset 17, Paul commence à discuter de certaines questions soulevées par les Juifs: "Eh bien, toi qui te donnes le nom de Juif, tu te reposes sur la Loi, tu te vantes d'appartenir à Dieu, tu connais sa volonté, tu juges de ce qui est le meilleur parce que tu es instruit par la Loi. Tu es certain d'être le guide des aveugles, la lumière de ceux qui errent dans les ténèbres, l'éducateur des insensés, l'enseignement des enfants, tout cela sous prétexte que tu as dans la Loi l'expression parfaite de la connaissance et de la vérité" (v. 17-20). À ceux qui bénéficient de ces avantages, Paul dit: "Toi donc, qui enseignes les autres, tu ne t'enseignes pas toi-même. Tu prêches aux autres de ne pas voler, et tu voles! Tu dis de ne pas commettre l'adultère, et tu commets l'adultère ! Tu as les idoles en horreur, et tu en fais le trafic !" (v. 21, 22). Des lecteurs pourraient objecter et dire: "Je ne vole pas et je ne commets pas l'adultère. Pourquoi impliques-tu que je fais ces choses ?" Le verset 23 dit: "Tu es fier de posséder la Loi, mais tu déshonores Dieu en y désobéissant !" Si c'est le cas, vous avez déshonoré Dieu et vous êtes dans la même catégorie que les voleurs et les adultères - la catégorie des pécheurs qui ont besoin de miséricorde. Vous savez ce que vous devriez faire, et pourtant vous ne le faites pas. Paul ensuite fait référence à un passage de l'Écriture pour illustrer son point: "Et ainsi, comme le dit l'Écriture, à cause de vous, Juifs, le nom de Dieu est outragé parmi les païens" (v. 24). Ézéchiel 36.22 dit que le nom de Dieu a été blasphémé à cause du péché des Juifs. Ces derniers ne sont pas à l'abri du péché et du jugement; ils ont besoin de l'Évangile tout autant que les païens en ont besoin. Le vrai peuple de Dieu Au verset 25, Paul commente sur un avantage que les Juifs pensaient avoir : "Assurément, être circoncis a un sens - à condition d'observer la Loi. Mais, si tu désobéis à la Loi, être circoncis n'a pas plus de valeur que d'être incirconcis." Comme Paul en discutera un peu plus loin, tout le monde a brisé la loi, et la circoncision ne sauve pas qui que ce soit de quoi que ce soit. "Et cet homme qui accomplit la Loi sans être physiquement circoncis te jugera, toi qui désobéis à la Loi tout en possédant les Écritures et la circoncision" (v. 27). Les Juifs enseignaient généralement que les païens pouvaient être sauvés s'ils obéissaient aux lois qui s'appliquaient à eux sans être circoncis. Dans un tel cas, les païens condamneraient alors les Juifs, un renversement de situation que les Juifs soulignaient habituellement. "Car ce n'est pas ce qui est visible qui fait le Juif, ni la marque visible dans la chair qui fait la circoncision, mais ce qui fait le Juif c'est ce qui est intérieur, et la vraie circoncision est celle que l'Esprit opère dans le cœur et non celle que l'on pratique en obéissant à la lettre de la Loi" (v. 28, 29). Dieu veut des gens dont le cœur est tourné vers lui, et non seulement des gens qui revendiquent son nom. Il désire que nous changions notre cœur, nos émotions et notre volonté. Au lieu d'une alliance dans la chair, comme l'était la circoncision, nous avons besoin d'une alliance du cœur avec Dieu, une relation que nous avons choisie et non seulement une relation que Dieu a donnée à nos ancêtres. Questions de mise en pratique : - Quelle est mon attitude envers les pécheurs? Ai-je tendance à les condamner? (v. 1) - À quel point est-ce que j'apprécie la miséricorde de Dieu envers moi? (v. 4) - Ma conscience se défend-elle parfois? (v. 15) - Pourquoi le jugement fait-il partie de l'Évangile ? Pourquoi est-il nécessaire? (v.16) - Si le péché déshonore Dieu (v. 23), quelle devrait être mon attitude envers le péché? - Que veut dire avoir un cœur circoncis? (v. 29) |