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Être le peuple de Dieu Un survol de 1 Pierre 2.4-12 (partie 2) de Gary Moore directeur national D ans le numéro de juillet et août, j'ai écrit un article sur un passage des Écritures en 1 Pierre 2.4-12 où Pierre exhorte ses lecteurs à être le "peuple de Dieu". Dans le présent numéro, nous examinerons la signification théologique de ses paroles appliquées à notre monde moderne.Les gens de nos jours souffrent beaucoup d'un problème d'identité. Bon nombre de familles sont déchirées par le divorce. Les valeurs morales ont subi de profonds changements, et le relativisme moral et le pluralisme ont fait beaucoup de victimes. Ces victimes forment une génération grandement affligée par le sentiment d'être inutile et de vivre une vie dépourvue de sens. Comme on l'a si souvent entendu, il y a un vide dans chaque être humain que seule une relation avec Dieu peut remplir. Par Jésus-Christ, Dieu nous a offert de rétablir notre relation avec lui. Quand une personne accepte cette offre, elle commence à comprendre l'influence incroyable que la nouvelle naissance en Jésus-Christ exerce dans sa vie. Le Seigneur donne une dignité, une raison d'être et un but qui n'ont jamais existé avant de devenir enfant de Dieu. Ce n'est pas seulement l'identité de l'individu qui est affectée, car Dieu aime chaque personne également. La vie humaine a tellement peu de valeur et de sens en dehors de Dieu. Mais puisque nous avons un Créateur qui nous aime individuellement, la vie humaine comporte un sens et une dignité formidables. Chaque chrétien et chaque être humain peuvent maintenant être considérés sous un nouveau jour. En réalité, personne n'est une île, mais en Dieu et en Christ, nous sommes tous unis et devons apprendre à nous aimer les uns les autres. Le christianisme n'est pas seulement à propos d'une personne et de sa relation avec Dieu, mais à propos d'être membre d'un corps de croyants qui partagent cette relation avec Dieu, et qui sont par conséquent reliés les uns aux autres. De plus, comme nous comprenons que Jésus est mort pour le monde (Jean 3.16), toute l'humanité a la possibilité d'entrer aussi dans cette relation. Ces quelques éléments fournissent un fondement non seulement pour acquérir une identité saine mais également une communauté chrétienne et une vision du monde saines. Il est important, pour comprendre la foi chrétienne et éviter de transformer le christianisme en un autre système religieux légaliste, que le salut soit basé sur la grâce de Dieu. La Bible n'a pas pour but d'être un livre de règles d'une divinité lointaine qui a décrit les exigences requises pour que les gens gagnent sa faveur. L'aspect le plus incroyable et même contre intuitif de notre foi est qu'elle est fondée sur la nature aimante et miséricordieuse de Dieu. Il nous aime et, depuis le commencement, il désire être en relation avec les êtres humains, des créatures faites à son image et à sa ressemblance. La seule façon pour l'humanité de restaurer cette image est en payant le châtiment pour ses péchés, soit la mort. Même si Dieu est amour, il ne peut faire fi du jugement. Il est entré dans notre condition humaine sous la forme de Jésus-Christ et a payé le châtiment pour tous ceux qui se tourneraient vers lui. Le statut élevé et privilégié que Dieu nous a accordé comme ses enfants nous est offert gratuitement. Pour l'obtenir, nous n'avons qu'à lui faire confiance, à avoir la foi (Galates 3.26). Le fondement sur lequel nous nous tenons devant Dieu n'est pas fondé sur notre propre bonté et notre valeur. Si tel était le cas, aucun de nous ne pourrait se tenir devant sa face. Nous nous tenons plutôt devant lui nous reposant sur la justice imputée de Jésus-Christ, comme étant revêtus de lui (Galates 3.16). Tel qu'expliqué en 1 Pierre 2.10, nous sommes le peuple de Dieu parce que nous avons obtenu miséricorde et sommes couverts par la grâce de Dieu. Finalement, il est vital que l'Église chrétienne moderne - nous tous - reconnaisse que la foi chrétienne devrait produire un résultat d'obéissance et de bonnes œuvres qui en revanche glorifiera Dieu qui a initié le processus, le rend possible et mérite toute la gloire. La vérité chrétienne centrale du salut par grâce ne doit jamais être tordue dans une coexistence volontaire avec le péché (Jude 4). La vie pour laquelle nous avons été sauvés doit être caractérisée par l'obéissance et les bonnes œuvres (Tite 2.11-14 ; Éphésiens 2.8-10). Ces œuvres sont le résultat de notre salut et non la cause. De surcroît, elles sont rendues possibles par l'œuvre de Dieu dans son peuple par la présence du Saint-Esprit en eux (2 Corinthiens 3.18). Cette œuvre divine qui se poursuit dans son peuple a pour but de rendre la vie de chaque croyant une "épître de Christ" (2 Corinthiens 3.3), écrite dans leur cœur par le Saint-Esprit lui-même. Une tragédie de l'Église moderne est qu'elle ressemble tellement à la société moyenne à l'égard de plusieurs normes de moralité. Dans beaucoup trop de cas, on dirait qu'au lieu de gagner le monde, l'Église est gagnée par le monde. Nous affaiblissons ainsi notre témoignage devant un monde qui a désespérément besoin d'un témoignage vivant de l'Évangile de Jésus-Christ. Comme Pierre a appelé ses lecteurs du premier siècle à affermir leur témoignage au monde non croyant (1 Pierre 2.11, 12), tel doit être l'objectif de la prédication et de l'enseignement qui prennent place dans chaque Église chrétienne aujourd'hui. Le message de 1 Pierre 2.4-12 pour les chrétiens du 21e siècle est aussi essentiel qu'il l'était aux jours où le Saint-Esprit a inspiré le texte de ce puissant passage. Puisse-t-il être proclamé au peuple de Dieu avec la puissance et la force persuasive d'un ministère rempli de l'Esprit ! |