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Pourquoi je reste dans L'Église Universelle de Dieu par Jeanne Messier, membre de la congrégation française à Montréal. E n mars dernier, cela fit 30 ans que je me joignis les rangs de l'Église Universelle de Dieu. À mon sens, Jésus-Christ m'y plaça puisque le Père nous attire à Jésus et que ce dernier nous place dans son Corps. Il y a 6 ans déjà, les fondements de l'ÉUD furent ébranlés : notre Seigneur enleva les fardeaux inutiles de la loi de l'enseignement de l'Église. Beaucoup de membres quittèrent l'Église, et chaque départ me fut une perte tragique ! Je me suis même demandée : Qu'allai-je faire ? Quitter ou rester ? Récemment, la question me revint à l'esprit ! Cependant, à la lecture d'un article significatif, Jésus me toucha le cœur pour ouvrir une porte magnifique afin que je puisse comprendre ce qui s'était passé.Beaucoup d'entre nous connaissons probablement l'analogie de Jésus en tant que Grand Général d'une armée comportant de nombreux bataillons. Chaque bataillon représente une confession chrétienne qui joue son rôle dans la grande bataille afin de gagner la victoire finale au retour du Général. Le bataillon de l'ÉUD s'engagea sur la ligne de tir de l'adversaire quand en janvier 1995, M. Joseph. Tkach, père, fit volte-face pour nous enligner sur la grâce de Jésus. La réaction fut des plus inattendue !! L'adversaire lança ses flèches d'amertume, de colère, de frustration et d'indignation sur le régiment. Les pertes furent lourdes, les cadavres des victimes tombés par rapport à la foi jonchant le champs de bataille. Les uns agonisèrent sous le poids du doute et de l'offense ; d'autres, complètement déstabilisés, se soulevèrent contre l'autorité. Les uns furent gravement blessés, tandis que d'autres pleurèrent. Le moral du bataillon était à son plus bas ! Les uns, découragés, rentrèrent au foyer pour s'occuper de leurs affaires et oublier le passé. Les autres, à la vue de l'état pitoyable du bataillon, décidèrent de se joindre à un autre plus vigoureux, plus performant ! Et j'étais là, avec mes frères, à regarder la scène. " Que veux-tu que je fasse, Seigneur ? " lui criai-je. " Console ceux qui pleurent, me répondit-il. Encourage ceux qui chancellent, ne te détourne pas de ton frère. Aimez-vous les uns les autres ". C'est alors que je compris : je devais rester pour mes frères et mes soeurs. Je devais me tourner vers eux pour les aider à se relever, panser leurs blessures, essuyer leurs larmes. Ensemble nous pourrions nous relever et regarder vers Jésus-Christ, le seul qui pouvait réparer ce qui a été brisé dans nos cœurs et nos esprits ! Nous avançons lentement, péniblement en boitant, en nous traînant les pieds meurtris. Cependant Jésus nous soutient de ses bras. J'ai compris que l'important n'était pas d'être les premiers à la ligne d'arrivée. La victoire se joue dans le cœur où la compassion, le pardon, l'amour des uns pour les autres seront les critères dont Jésus se servira pour nous évaluer. Voilà pourquoi je demeure avec ma famille : j'avance sans cesse et je prends mes frères et mes sœurs dans mes bras afin que mes bras deviennent ceux de Jésus pour consoler ceux qui ont décidé également de rester dans l'Église Universelle de Dieu. |