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Église Universelle de Dieu, Canada Août-Septembre 2001 La Guérison pasteur général de l'Église Universelle de Dieu.
Parfois, nos requêtes sont exaucées dès que nous prions pour de l'aide. Parfois, elles ne sont exaucées qu'après bien des années de prières continues. Et parfois, nous n'avons même pas à les soumettre. Dieu se fait du souci pour nous. Il sait ce qui est bon pour nous. Il nous faut lui faire confiance. Bien que certains chrétiens soient énormément bénis sur le plan financier, la majorité ne le sont pas. Bien que certains chrétiens reçoivent des dons spectaculaires, la majorité n'en reçoivent pas. Bien que certains chrétiens bénéficient de guérisons miraculeuses, la majorité n'en bénéficient pas. Les chrétiens qui jouissent d'une bonne santé peuvent donc en rendre grâce à Dieu et prier qu'il leur donne la sagesse d'utiliser leur santé de manière à plaire à Dieu. Par ailleurs, les gens qui sont souvent malades se posent souvent des questions, dont la principale est probablement pourquoi Dieu ne les a-t-il pas guéris ! La rumeur court que la richesse soudaine peut constituer une épreuve pour les amis et la famille du nouveau riche. Une étude faites auprès des gagnants de loteries révèle que parmi les conséquences de la richesse soudaine, on y trouvait la cupidité des amis, la jalousie entre les membres de la famille et, en général, des relations tendues. Pour le chrétien, les bénédictions peuvent également avoir un côté néfaste : des attentes irréalistes, l'envie et même des comparaisons défavorables. Cela pourrait également s'appliquer aux guérisons miraculeuses : ce serait tout à fait naturel que les gens qui n'obtiennent pas de guérison aient divers sentiments vis-à-vis ceux qui sont guéris. Ce serait tout à fait naturel de se demander : " Pourquoi ont-ils été guéris et non moi ? Qu'ont-ils fait de plus que moi ?" Un miracle chez une personne pourrait apporter le découragement chez l'un, l'espoir chez une autre. La personne malade pourrait penser : " Le Dieu qui est intervenu auprès d'elle pourrait, pour une raison qui m'échappe, intervenir à mon égard... et il est toujours possible qu'il n'intervienne pas. Il faut lui faire confiance. Au moins, je sais qu'il peut me guérir. " La seule chose qui compte en attendant que Dieu agisse, c'est la foi. Nous marchons par la foi et non par la vue. Dieu agit pour des raisons qui nous échappent. À notre sens, une guérison immédiate serait dans notre meilleur intérêt ; cependant, Dieu a une meilleure perspective des choses. Il est fort possible que nous soyons incapables de comprendre la complexité ou l'importance de ce que Dieu entend accomplir dans notre vie. Dans cette optique, j'ai cru utile de toucher quelques points à propos de la guérison. L'onction Les uns nous ont demandé si nous incitions les malades à se faire oindre par un ancien de l'Église. Oui. Nous le faisons conformément à la directive consignée à Jacques 5:14-15 : " Quelqu'un parmi vous est-il malade ? Qu'il appelle les anciens de l'Église, et que les anciens prient pour lui, en l'oignant d'huile au nom du Seigneur ; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ; et s'il a commis des péchés, il lui sera pardonné. " Pourquoi utilisons-nous de l'huile pour les onctions ? L'huile en soi n'a aucune propriété magique. C'est un symbole. À l'époque, l'huile constituait un onguent médicinal (Luc 10:34). Les anciens (les représentants de l'Église) en utilisaient une quantité minime pour symboliser le souci que l'Église se faisait à l'égard du malade. On espérait également que la prière de l'ancien représentait celles de l'ensemble de l'Église. Les prières sont offertes dans la foi, c'est-à-dire que nous avons confiance en Dieu qu'il fera ce qui est juste et bon dans les circonstances. Nous n'offrons pas des prières simplement dans le but d'obtenir ce que nous désirons à partir de notre perspective limitée. C'est une façon d'exprimer que nous nous mettons, de même que les gens pour qui nous nous faisons du souci, entre les mains du bon Dieu, car nous lui faisons de plus en plus confiance qu'il se tiendra à nos côtés, peu importe la gravité de la situation. À certains moments au cours de l'histoire de l'Église, les guérisons étaient choses courantes. À d'autres moments, elles se faisaient rares. Chose étrange, dans notre vie, il semble qu'il y ait bien plus de miracles dans notre vie lorsque notre foi est faible, et moins de miracles lorsque notre foi est plus solide - à mesure que nous apprenons à faire de plus en plus confiance en Dieu dans notre vie, sa présence physique se fait de moins en moins sentir : " Pourquoi caches-tu ta face ? Pourquoi oublies-tu notre misère et notre oppression ? " s'écriait le psalmiste (Psaume 44:25). Peu importe la maturité que nous croyons avoir, peu importe à quel point nous nous croyons solides dans la foi, notre espoir repose toujours en Dieu. Nous faisons preuve de foi lorsque nous appelons les anciens, lorsque nous prions dans la foi et que nous faisons confiance que Dieu fera ce qui est juste et bon à notre égard. La médecine Certains membres se demandent également si ce n'est pas considéré comme un manque de foi que d'avoir recours à la médecine ou la chirurgie. La réponse est non. D'abord, ni la médecine ni la chirurgie ne comportent des garanties de bonne santé. Certaines personnes qui ont recours à la médecine n'ont aucune foi, tandis que d'autre sont bien solides dans leur foi. Il n'est pas question de faire un choix - ou la foi ou la médecine. Le fait d'avoir la foi ne signifie pas qu'il faut refuser de s'aider dans une situation (cela vaut également pour nos soucis à l'égard des finances ou de notre sécurité). La foi doit être combinée à la sagesse. Il faut utiliser les ressources pratiques à notre disposition. Le fait d'éviter d'avoir recours à des services médicaux ou des traitements dit naturels (comme si un tel traitement comportait un élément plus spirituel ou était plus en ligne avec notre foi que les techniques de médecine traditionnelles) n'a aucune valeur. Le choix du traitement devrait être fait en tenant compte de certains facteurs, comme les chances de réussite du traitement, la qualité des soins prodigués, le coût du traitement et, enfin, le gros bon sens. Dieu n'opère pas seulement à travers des interventions surnaturelles. Il œuvre continuellement à travers sa création. Le théologien Millard Erickson l'explique en disant que Dieu est à la fois transcendent (différent de la création) et immanent : " Par immanence, l'on entend que Dieu est présent et actif au sein de la création et de la race humaine, même dans les gens qui ne croient pas en lui ou qui ne lui obéissent pas. Son influence se fait sentir partout... On y entend également que Dieu accomplit une bonne partie de son œuvre par des moyens naturels. Il n'est pas restreint aux miracles. Il s'est même servi de non-croyants comme Cyrus. Il l'appelle son " berger ", son " oint " (Ésaïe 44:28 ; 45 :1) Il utilise la technologie, les talents humains et l'apprentissage... " Si nous mettons trop l'accent sur la transcendance... nous pourrions nous attendre à ce que Dieu accomplisse sans cesse des miracles, tandis que Dieu, lui, choisit d'accomplir son œuvre à travers nos efforts. Nous pourrions devenir méfiants de la nature, oubliant que Dieu y est présent et actif. Nous pourrions dévaloriser ce que font les non-chrétiens... " Dieu n'est pas limité à travailler directement pour accomplir son plan. Bien que de toute évidence, une guérison miraculeuse en réponse à une prière soit l'œuvre de Dieu, c'est également l'œuvre de Dieu lorsqu'un médecin utilise ses connaissances en médecine pour guérir un malade et le ramener à la santé. La médecine constitue une partie de la révélation générale de Dieu, et le travail du médecin constitue un canal pour l'activité de Dieu... " Dieu est autant à l'œuvre providentiellement dans les remèdes conçus par les médecins que dans la guérison miraculeuse. " J'incite donc les personnes malades à consulter un médecin, à recueillir toutes les informations, à obtenir une deuxième opinion si nécessaire, à se servir de leur bon sens dans ce qu'ils font - et surtout à faire confiance en Dieu dans la foi pour qu'il les guide et leur donne la sagesse. La signification de la vie se trouve en Dieu et non en la santé physique, la médecine, la chirurgie ou les guérisons miraculeuses. Nous sommes les intendants du corps que Dieu nous a confié. Il nous appartient de prendre de sages décisions à propos de ce que nous pouvons faire de notre corps. La rédemption pour notre corps Voici une troisième question que l'on nous pose : qu'est-ce la théologie de la guérison ? De quel droit Dieu intervient-il dans notre physiologie ? Ici, je constate deux fondements pour son œuvre de guérison dans notre vie : la création et la rédemption. Il peut intervenir dans la nature parce qu'il en est le créateur et l'a rachetée par la mort de son Fils. " Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en lui [Jésus-Christ] ; il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix " écrivait Paul. Par Christ, Dieu a racheté toute la création. Bien que le péché ait corrompu la création, Dieu l'a racheté (Romains 8:19-23). La création lui appartient. Il peut en disposer comme bon lui semble. Il peut accomplir son œuvre au moyen de processus naturels ou encore, il peut intervenir d'une manière surnaturelle. Cependant, nous ne voyons pas encore la libération promise par rapport à toute la création (Romains 8:21). Nous ne voyons pas non plus la rédemption de notre corps (v. 23). Cela s'accomplira au retour du Christ. Pour le moment, nous vivons dans un monde esclave de la corruption. Nous percevons un désaccord entre la réalité actuelle et la promesse de Christ. Et c'est ici qu'intervient la foi. Hébreux 11 est clair à ce sujet : avoir la foi signifie croire à des réalités qu'on ne voit pas encore. Il faut avoir la foi plus solide pour faire confiance à Dieu lorsque nous ne sommes pas guéris que de lui faire confiance quand nous le sommes. Quand nous recevons ce que nous désirons, la chose désirée est rendue visible. Elle appartient alors au domaine de la vue et non à celle de la foi. La foi concerne l'avenir et fait confiance à Dieu, qu'il y ait guérison ou non. Dieu continue à guérir de façon miraculeuse. On pourrait comparer une guérison miraculeuse aux espions envoyés dans la Terre promise. Ils y ont ramené des fruits même avant que les Israélites en prennent possession. On pourrait également comparer une guérison miraculeuse à une incursion dans l'avenir, y ramenant un gage de la rédemption que Christ a accomplie sur la croix. Il ne s'agit qu'un d'un gage - nos corps futurs dépasseront tout ce que nous connaissons aujourd'hui. Même le plus grand miracle de notre époque (disons la résurrection d'un mort, peut-être) n'est qu'une ombre des choses encore plus magnifiques à venir. Les miracles devraient augmenter notre foi en Dieu. Ils devraient nous porter à lui faire de plus en plus confiance. La foi n'est pas une croyance en des miracles garantis. Ce n'est pas ce que Dieu nous a promis. Avoir la foi signifie que nous faisons confiance en Dieu même lorsqu'il n'y a pas de miracle. Puis, lorsque nous entendons parler de miracles, nous pouvons nous réjouir avec ceux qui s'en réjouissent, sans cesser d'avoir confiance que Dieu fera ce qui est bon et juste à notre égard. Nous avons des ressources à notre disposition. Dieu entend que nous nous en servions avec sagesse. Mais peu importe ce que nous faisons, il faut lui faire confiance. |