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Esclaves de la justice Une étude dans Romains 6 de Michael Morrison éditeur de la revue WorldWide News D ans Romains 5, Paul écrit que Christ nous a sauvés alors même que nous étions pécheurs. Nous sommes sauvés par grâce et non en observant la Loi. Il termine ce chapitre en disant: "Mais là où le péché a proliféré, la grâce a surabondé" (Ro 5.20). La grâce de Dieu est toujours plus grande que notre péché. Au chapitre 6, Paul adresse une objection possible: "Que dire maintenant? Persisterons-nous dans le péché pour que la grâce abonde?" (Ro 6.1). Si la grâce est si facile à obtenir, devrions-nous nous préoccuper de changer notre façon de vivre ? Quand l'Évangile est clairement présenté, ce problème est soulevé. Si tous nos péchés sont si facilement pardonnés, pourquoi alors devrions-nous être concernés par la question du péché? Devrions-nous continuer à pécher?"Loin de là !", s'exclame Paul. Nous devrions éviter le péché, même si notre salut ne dépend pas de notre réussite à cesser de pécher. L'obéissance vise un objectif différent. Naturellement, si la foi en Christ conduisait automatiquement à la victoire sur tout le péché, alors la question ne se poserait pas. Mais le péché continue d'être une réalité avec laquelle nous devons vivre et à laquelle nous devons résister. La mort de notre moi pécheur Au verset 2, Paul dit: "Puisque nous sommes morts au péché, comment pourrions-nous vivre encore dans le péché?" Si nous voulons échapper à la mort, alors nous devrions vouloir aussi échapper à la cause de la mort : le péché. Mais par-dessus tout, lorsque nous croyons en Christ, nous devenons de nouvelles personnes. Dans le langage de Romains 5, nous ne sommes plus en Adam, mais en Jésus-Christ. Nous devons vivre en lui. Paul explique cela au verset 3: "Ne savez-vous pas que nous tous, qui avons été baptisés pour Jésus-Christ, c'est en relation avec sa mort que nous avons été baptisés?" Nous sommes baptisés non seulement au nom de Christ, mais en lui et unis avec lui. Si nous sommes identifiés à Adam, nous héritons de la mort qu'Adam a amenée et si nous sommes identifiés à Christ, nous héritons de la justice et de la vie qu'il a amenées. Lorsqu'il est mort, nous sommes morts, lorsqu'il a été enseveli, nous avons été ensevelis et lorsqu'il est ressuscité, nous aussi sommes ressuscités. Nous étions avec lui parce qu'il nous a tous représentés. Nous n'avons pas tendance à penser que beaucoup de gens sont "en" une personne, mais c'est ainsi que Paul décrit notre salut. Puisque nous sommes unis avec Christ, sa mort devient la nôtre, parce qu'il a payé le châtiment pour nos péchés. Paul tire ensuite cette conclusion au verset 4: "Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en relation avec sa mort [...]." Le baptême dépeint non seulement notre participation à la mort de Jésus, mais aussi notre participation à son ensevelissement. Mais pourquoi cela est-il significatif en ce qui concerne la question du péché? Paul en explique la raison dans la dernière partie du verset 4: "[...] afin que, comme le Christ a été ressuscité d'entre les morts par la puissance glorieuse du Père, nous aussi, nous menions une vie nouvelle." De la même façon que nous sommes morts avec Christ, nous ressuscitons aussi avec Christ en nouveauté de vie, et cela implique que nous devrions vivre différemment de notre manière habituelle de vivre. Même si le baptême pouvait symboliser l'ensevelissement de Jésus et sa résurrection, le point de Paul ne dépend pas d'un symbolisme, mais de notre union avec Jésus-Christ. Non seulement le baptême nous unit à Jésus dans sa mort et son ensevelissement, mais il nous unit aussi à sa résurrection et à sa vie. Le vieux moi est mort, et cependant nous vivons - nous avons une nouvelle vie, et cela veut dire une nouvelle approche à la vie. Paul élabore ce sujet au verset 5: "Car si nous avons été unis à lui par une mort semblable à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection semblable à la sienne." Notre union avec Christ ne produit pas seulement la justification, soit l'avantage de participer à sa mort sacrificielle, mais elle nous donne aussi l'avantage d'obtenir la vie éternelle en participant à sa résurrection. Cela affecte la façon dont nous vivons. Paul semble dire quelque chose comme: "Pourquoi quelqu'un voudrait-il d'une part s'allier au péché et, d'autre part, s'unir à Christ ? Pourquoi quelqu'un voudrait-il vivre pour toujours avec la justice s'il veut vivre maintenant dans le péché?" "Comprenons donc que l'homme que nous étions autrefois a été crucifié avec le Christ afin que le péché dans ce qui fait sa force soit réduit à l'impuissance (v. 6). Notre ancien moi venait d'Adam, un corps sous le pouvoir du péché, et c'est ce qui a été crucifié à la croix. Notre ancienne identification avec Adam est morte; nous ne lui appartenons plus, mais nous appartenons à Christ. Voici la raison pour laquelle nous sommes morts: "[afin] que nous ne servions plus le péché comme des esclaves. Car celui qui est mort a été déclaré juste: il n'a plus à répondre au péché" (v. 6, 7). Dans sa mort, notre ancien moi a reçu le châtiment du péché, mais étant donné que le châtiment a été payé, le péché n'a plus d'autorité sur nous. Paul introduit deux nouvelles images: l'esclavage et la liberté. Le péché n'est pas seulement quelque chose que nous faisons, mais une puissance qui agit contre nous, qui nous rend esclaves et de laquelle nous devons être libérés. Lorsque nous mourons avec Christ, nous sommes libérés du maître du péché. Nous ne continuons plus à le servir, mais nous vivons d'une nouvelle manière. Nous ne le faisons pas parfaitement, mais c'est la raison de vivre du chrétien. Vivants pour Dieu Paul met ensuite l'accent sur la vie. "Or, puisque nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui" (v. 8). Nous vivrons avec lui dans la résurrection, mais la question dans ce chapitre concerne la vie actuelle. Quel est donc le point de Paul? "Car nous savons que le Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort n'a plus de pouvoir sur lui" (v. 9). Jésus n'a pas été ramené à une vie mortelle comme Lazare l'a été. Jésus est plutôt ressuscité à une vie immortelle et impérissable. Il a été soumis à la mort tout comme nous avons été soumis au péché. Mais Jésus a été libéré de la puissance de la mort et, comme nous sommes unis avec Christ, nous aussi serons libérés des puissances de la mort et du péché. "Il est mort et c'est pour le péché qu'il est mort une fois pour toutes" (v. 10). Jésus a payé complètement le châtiment pour tous les péchés. Si nous croyons que nous vivrons avec Christ dans l'éternité, nous devrions aussi croire qu'il a conquis la puissance du péché et de la mort, et qu'il nous libère de ces puissances dans notre vie actuelle. Naturellement, nous péchons encore et nous sommes toujours soumis à la mort, mais ces puissances n'ont pas autorité finale dans notre vie. Le péché peut être tentant à l'occasion, mais nous ne sommes pas forcer de pécher, puisque nous ne sommes plus esclaves du péché. Paul fait mention de l'exemple de Jésus dans la dernière partie du verset 10: "Mais à présent, il est vivant et il vit pour Dieu." C'est le choix que Dieu nous donne. Nous pouvons soit servir le péché, soit servir Dieu, et c'est la nouvelle vie qu'il nous faut vivre. Nous devons donc modeler notre vie d'après celle de Christ: "Ainsi, vous aussi, considérez-vous comme morts pour le péché, et comme vivants pour Dieu dans l'union avec Jésus-Christ" (v. 11). Lorsque le péché se fait tentant, nous devons répondre: "Non, c'est mon ancienne façon de vivre et je suis censé être mort à cela." Ce n'est certainement pas automatique, sinon Paul ne nous dirait pas de mourir à notre ancienne vie. Nous devons nous rappeler qui nous sommes: des enfants de Dieu et non des enfants du péché. Tout comme Christ est mort au péché, nous devons jour après jour résister au péché. Mais la vie chrétienne n'est pas simplement une question de refuser de pécher ou de jouer au mort. Nous sommes censés être vivants: vivants pour Dieu parce que nous sommes en Jésus-Christ. Notre désir de vivre pour lui devrait être très vivant ! C'est pourquoi Paul écrit au verset 12: "Que le péché n'exerce donc plus sa domination sur votre corps mortel pour vous soumettre à ses désirs." La conclusion de Paul est claire : les chrétiens ne devraient pas continuer à pécher. Nous péchons encore, mais nous pouvons être assurés que Christ a déjà payé le châtiment pour nous. Notre salut n'est pas en péril, mais Dieu nous commande quand même de lui obéir et de cesser de pécher. Un combat fait rage pour notre corps. L'ancien maître, le péché, a été vaincu par Christ, mais il continue toutefois à nous attaquer. Il essaie de nous gouverner, mais nous ne devons pas le laisser nous dominer. Le péché aura du pouvoir sur nous dans la mesure où nous le lui permettrons, alors nous devons lui résister, ne pas le laisser dominer dans notre corps mortel. Paul dit : " N'abandonne pas. Résiste au péché." "Ne mettez pas vos membres à la disposition du péché comme des armes au service du mal. Mais puisque vous étiez morts et que vous êtes maintenant vivants, offrez-vous vous-mêmes à Dieu et mettez vos membres à sa disposition comme des armes au service du bien" (v. 13). Un combat se livre présentement pour dominer votre corps. Laisserez-vous le péché ou Dieu vous dominer? Vous avez été amené de la mort à la vie, alors laissez Dieu gagner, dit Paul. Comment laisserons-nous Dieu gagner? En lui offrant notre corps comme un outil ou un instrument qu'il peut utiliser pour la justice. Nous ne devrions pas laisser le péché se servir des membres de notre corps comme des outils pour nous rendre plus mauvais. Nous devons plutôt laisser Dieu utiliser notre corps comme un instrument de justice qui contribue à l'avancement de son royaume. "Car le péché ne sera plus votre maître puisque vous n'êtes plus sous le régime de la Loi mais sous celui de la grâce" (v. 14). Si nous étions sous l'autorité de la Loi, alors nous serions condamnés comme pécheurs, et le péché aurait le dernier mot dans notre vie : nous mourrions. Mais nous ne sommes pas sous la Loi ni sous son châtiment. La mort a été conquise, le pouvoir du péché a été brisé et les captifs du péché ont été libérés ! Étant donné que nous sommes sous la grâce, le péché n'est plus notre maître. Retourner au péché est aussi insensé que de retourner en courant à notre ancien maître, ou pour un prisonnier qui a été justifié de se précipiter vers son ancienne cellule. Dans la grâce et le salut, nous nous éloignons du péché. Si ce n'était de la grâce, nous serions condamnés que nous essayions ou non de faire le bien. S'il n'y avait pas de grâce, nous pourrions tout aussi bien continuer à pécher, puisque nos efforts ne feraient aucune différence. La grâce nous donne donc la liberté d'échapper au péché et de vivre pour la justice. Il est insensé de rechercher à la fois le salut et le péché. Esclaves de la justice "Mais quoi ? Allons-nous encore pécher sous prétexte que nous ne sommes pas sous le régime de la Loi, mais sous celui de la grâce?", demande Paul au verset 15. Loin de là ! Dieu ne veut pas que nous péchions, mais que nous lui obéissions. Paul développe ensuite l'analogie de l'esclavage pour expliquer son point: " Ne savez-vous pas qu'en vous mettant au service de quelqu'un comme des esclaves pour lui obéir, vous êtes effectivement les esclaves du maître à qui vous obéissez: ou bien du péché qui entraîne la mort, ou bien de l'obéissance qui conduit à une vie juste" (v. 16). Si vous choisissez le péché, vous vous livrez comme esclaves à un maître qui vous battra, qui rendra votre vie misérable et vous conduira à la mort. Nous ne sommes pas indépendants de toute autorité : nous sommes sous le pouvoir d'un maître ou d'un autre. Nous n'avons pas le choix, mais nous pouvons choisir qui sera notre maître: le péché ou Dieu. Pourquoi ne pas choisir d'être esclave de l'obéissance, un esclave du bien? Les récompenses sont de loin supérieures, non seulement dans la vie future, mais dans celle-ci également. Les Romains avaient déjà fait le bon choix: "Mais Dieu soit loué! Si, autrefois, vous étiez les esclaves du péché, vous avez maintenant obéi de tout cœur à l'enseignement fondamental auquel vous avez étés soumis. Et, à présent, affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice" (v. 17.18). L'obéissance est un résultat normal de la foi (1.5). Pourquoi Paul a-t-il utilisé l'analogie de l'esclavage? "Si je parle ici à la manière des hommes c'est à cause de votre faiblesse naturelle. - De même que vous avez offert autrefois vos membres en esclaves à des passions dégradantes et immorales pour vivre une vie déréglée, de même offrez-les maintenant en esclaves à la justice pour mener une vie sainte" (v. 19). Les Romains étaient faibles - tous les chrétiens le sont dans leur nature charnelle. Les Romains étaient esclaves de la justice et, cependant, ils avaient besoin d'être exhortés à persévérer. Nous lutterons contre le péché aussi longtemps que nous vivrions dans notre corps mortel. C'est un ennemi auquel nous devons résister. Si nous ne lui résistons pas, il ne fait qu'empirer, il devient un mal toujours croissant. Nous voulons être les esclaves du bien, non parce que nous essayons de mériter notre salut, mais parce que nous sommes déjà sauvés. Nous faisons de bonnes œuvres parce qu'elles sont bonnes et que notre Sauveur veut que nous fassions le bien. Et lorsque nous le faisons, nous devenons meilleurs - la justice mène à la sainteté. "Lorsque vous étiez encore esclaves du péché, vous étiez libres par rapport à la justice" (v. 20). Chaque esclavage comporte une forme de liberté. Lorsque nous péchons, il peut sembler que nous sommes libres d'un contrôle extérieur, mais en réalité nous sommes esclaves. " Or, quels fruits portiez-vous alors? Des actes dont le seul souvenir vous fait rougir de honte aujourd'hui, car ils conduisent à la mort" (v. 21). Le péché produit la mort, et nous ne désirons pas servir ce genre de maître. Ce qui ressemblait à la liberté a en fait produit l'esclavage. "Mais maintenant, affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, le fruit que vous portez, c'est une vie sainte, et le résultat auquel vous aboutissez, c'est la vie éternelle" (v. 22). Désormais, nous ne vivons plus sous l'autorité du péché. Nous sommes libérés d'un pouvoir, mais en même temps nous avons une obligation envers quelqu'un : nous sommes esclaves de Dieu. Toutefois, ses avantages sont infiniment meilleurs: la sainteté et la vie éternelle. Le mot "esclavage" est utile comme analogie pour nous montrer que nous devrions obéir à Dieu. De quelle façon la vie éternelle est-elle le "résultat" de notre obéissance à Dieu ? Paul nierait vigoureusement que notre obéissance produit notre salut - il dit clairement que le salut est un don, basé sur la foi et non sur les œuvres, sur la grâce et non sur un paiement. Dans ce verset, Paul établit simplement un contraste: l'obéissance conduit à la sainteté plutôt qu'à la honte, et à la vie éternelle plutôt qu'à la mort. Pourquoi devrions-nous refuser de pécher et obéir à Dieu? "Car le salaire que verse le péché, c'est la mort, mais le don gratuit que Dieu accorde, c'est la vie éternelle dans l'union avec Jésus-Christ notre Seigneur" (v. 23). Si nous servons le péché, nous obtiendrons ce que nous méritons: la honte et la mort, mais si nous servons Dieu, nous obtiendrons la vie éternelle comme un don que nous ne méritons pas. "Choisissez la vie, dit Paul. Laissez la justice régner ! Soyez vivants en Christ et non morts dans vos péchés." Questions L'abondance de la grâce encourage-t-elle le péché ? Me motive-t-elle d'une façon quelconque à combattre le péché? (v. 1) De quelle façon ma vie est-elle différente maintenant de ma vie avant Christ? (v. 4) Est-ce que je me sens libéré du péché? Ai-je des habitudes qui m'asservissent ? (.v 14) De quelle façon Jésus est-il mort au péché? (v. 10) Comment puis-je moi-même me considérer mort au péché? (v. 11). De quelle façon suis-je " sous " la grâce? (v. 14) Quels péchés asservissent les gens aujourd'hui? Y a-t-il des péchés "respectables" ? Est-ce que je me sens esclave de la justice? (v. 18) |