Église Universelle de Dieu, Canada
Mai & Juin 2005

Le film de la vie

de Joseph Tkach

pasteur général

"Le monde entier est une pièce théâtre", a dit Shakespeare dans sa pièce As You Like It, "et tous les hommes et les femmes sont de simples acteurs : ils ont leur sortie et leur entrée."

Si Shakespeare avait été un scénariste plutôt qu'un auteur dramatique, il aurait très bien pu dire que le monde entier est un film, et que nous entrons tous dans le film à un moment donné et en sortons à un autre moment. Dans une de ses périodes les plus cyniques, Shakespeare faisait dire à Macbeth que la vie n'est qu'une ombre sur la scène, un "récit raconté par un idiot, rempli de bruit et de fureur, qui ne veut rien dire."

Le film de la vie est-il vraiment inutile? L'Évangile affirme que non, que la vie a en fait un but important et une conclusion triomphante.

Notre propre film

Jésus est le grand scénariste et directeur du film de notre vie. Non seulement a-t-il créé notre rôle, mais il nous a aussi créés, et il a façonné le scénario de notre vie dans la grande épopée qu'il veut qu'elle soit. En tant que maître conteur, Jésus nous tisse dans l'aventure de la vie éternelle, la vie de l'âge à venir qui ne finira jamais.

C'est en Jésus que notre existence trouve sa vraie signification. Par sa résurrection Jésus a prouvé son amour à notre égard ; maintenant, il vit en nous, intercède pour nous et nous transforme. En lui, nous trouvons notre vraie raison d'être et un but pour vivre.

En grande partie, les événements de la vie ne dépendent pas de nous. Des choses arrivent et, la plupart du temps, nous n'avons que très peu ou rien à dire. L'inattendu et l'imprévu se produisent et ils peuvent être bons ou mauvais. Nous planifions et travaillons possiblement pour atteindre un but mais, à cause de circonstances indépendantes de notre volonté, ce but peut ne jamais se réaliser.

Nous n'avons aucun contrôle sur la pièce, les scènes, ou les autres acteurs. Toutefois, nous pouvons prendre des décisions sur la manière dont nous réagirons devant les événements qui surviennent dans notre vie.

Beaucoup de gens réagissent à la vie avec colère, ressentiment, impatience, et même amertume. Au lieu de faire face à la vie dans un esprit paisible et de prendre de sages décisions sur la façon de traiter une situation quelconque, ils considèrent tout en fonction de la possible interférence qu'elle peut engendrer dans la poursuite de leur propre conception du bonheur et du plaisir.

Quand quelque chose leur fait obstacle, ils se fâchent et tentent d'imposer leur volonté égoïste sur les autres. Ils vivent stressés, craintifs et irrités, s'inquiétant toujours de ne pas obtenir ce qu'ils veulent ou de perdre ce qu'ils ont.

Nous ne devons pas vivre ainsi. Si nous avons confiance en notre directeur, nous pouvons laisser l'amour et la patience guider nos réactions aux événements et circonstances de la vie quotidienne. Nous pouvons reposer notre esprit en celui qui fait concourir toutes choses à notre bien. Quand tout va de travers, nous sommes libres en Christ de ne pas être à bout de nerfs, de même que de retourner le bien pour le mal. Nous n'avons pas à craindre parce que nous nous déchargeons sur Jésus de tous nos soucis.

La suite qui ne finit jamais

Nous sortirons tous de l'histoire de la vie, ayant laissé des tâches inaccomplies, des projets inachevés, des histoires incomplètes. Mais de l'autre côté de l'écran argenté se trouve une autre histoire, une histoire dans laquelle Jésus-Christ a écrit une partie à notre intention. Dans cette histoire, les petites choses sont réglées, les douleurs et les tragédies sont transformées en joie, et les blessures et les trahisons sont guéries. C'est une histoire qui comporte de belles fins qui embellissent toujours.

C'est le grand plaisir de Dieu de nous faire participer à cette histoire sans fin. Même maintenant, en Christ, nous apprenons à vivre la sorte de vie appropriée pour une telle joie éternelle. Nous apprenons à aimer les autres comme Christ nous a aimés et s'est donné lui-même pour nous.

Puissions-nous tous avoir la foi pour regarder au-delà de la détresse du moment présent, ainsi que pour garder notre cœur orienté vers la fin triomphante, la finale qui se poursuivra toujours.