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Janvier & Février 2004 Les religions mènent-elles toutes à Dieu ? de Joseph Tkach Pasteur Général
Deuxièmement, il y a le pluralisme religieux qui va bien au-delà de la tolérance et qui dit que toutes les religions sont également valables. Qu'en est-il réellement ? Toutes les religions peuvent-elles constituer des chemins valables menant à Dieu ? Qu'est-ce qu'une religion ? Nous devons d'abord définir ce qu'est une religion. Le taoïsme est-il une religion ou simplement une philosophie de vie ? Qu'en est-il de la branche du bouddhisme qui nie l'existence d'un Dieu ? Est-ce une religion ? Et que penser du satanisme qui affirme l'existence d'un Dieu, mais qui ne veut d'aucune façon avoir affaire avec lui ? Toutes ces religions mènent-elles à Dieu qu'elles le veuillent ou non ? Les gens qui disent que toutes les religions mènent à Dieu acceptent souvent n'importe quoi et tout comme une religion. Le but réel, semble-t-il, est de ne pas offenser qui que ce soit. Comme résultat, ils disent que chacun finira avec Dieu peu importe sa religion, même s'il n'a pas de religion. Or, l'idée initiale que toutes les religions mènent à Dieu n'a réellement rien à voir avec les religions, mais est une croyance que tous les êtres humains seront sauvés (l'universalisme) indépendamment de leurs croyances. Toutefois, un autre problème accompagne l'idée initiale : les différentes religions épousent des idées différentes de Dieu. Certaines perçoivent Dieu en termes spirituels, d'autres en des termes plus physiques, et d'autres encore n'ont aucun Dieu. Bien des gens ne veulent même pas aller vers Dieu, alors ils n'apprécieraient pas l'idée d'aller vers lui malgré eux. Un autre problème est que chaque religion a sa propre idée du salut. Pour certaines, c'est le néant, une élimination de la conscience personnelle. Pour d'autres, c'est une éternité avec une conscience personnelle. Il est difficile de concevoir comment ces deux enseignements peuvent mener dans la même direction. Si quelqu'un dit : " Toutes les religions mènent à Dieu ", nous pourrions lui demander : " Comment le savez-vous ? Les avez-vous toutes essayées et trouvé Dieu à la fin de chacune d'elle ? " Quiconque proclame que toutes les religions mènent à Dieu proclame en fait en savoir plus que les musulmans et les hindous et toute autre personne. Le musulman dit que seul l'islam mène à Dieu, et le pluraliste dit : " Non, vous avez tort. Laissez-moi vous en parler parce que j'en sais plus que vous. Toutes les religions peuvent être bonnes, mais la mienne est la meilleure de toutes. " Comment le pluraliste sait-il cela ? Sur quelle autorité les pluralistes appuient-ils leur point de vue ? En général, seulement sur eux-mêmes. Ils sont leurs propres autorités religieuses. Ils ont décidé ce qui est bien, et ils ne veulent rien savoir des faits sur les croyances ou les actions de toute religion en particulier. Les différentes religions se contredisent entre elles. La logique dit qu'elles peuvent toutes être fausses, mais la logique dit aussi qu'elles peuvent toutes être vraies. Néanmoins, les pluralistes disent qu'elles sont toutes vraies, que les idées contradictoires sont bonnes. Pour eux, croire en Jésus est aussi bon que croire en Mohammed, même si ni les chrétiens ni les musulmans ne s'entendent là-dessus. Les réponses bibliques au pluralisme Paul a écrit que Dieu a usé de miséricorde envers les non-croyants païens par un seul moyen : par l'Évangile de Jésus-Christ et non en demeurant dans leurs anciennes religions. Les religions païennes sont futiles, inefficaces (Ro. 1.20-23). Dieu lui-même s'est révélé clairement à tous les hommes afin qu'ils soient sans excuse (v. 18-20). Paul savait que beaucoup de gens n'avaient pas encore entendu parler de Christ. Toutefois, il a dit d'eux qu'ils ne pouvaient utiliser l'ignorance comme excuse. Tous pèchent et sont tenus responsables de leurs péchés (Ro. 2.14,15). Paul a ajouté que Dieu laisse les gens dans la désobéissance pour que, par Jésus-Christ, il leur fasse tous miséricorde (Ro. 1.32). Comment s'y prendra-t-il ? La Bible ne nous en donne pas les détails. La volonté de Dieu est que tous les êtres humains viennent à lui (1 Tim 2.4), mais cela ne veut aucunement dire que toutes les religions sont valables. Il y a de bonnes personnes dans toutes les religions, mais le salut n'est pas une question d'être bon, mais d'être un avec Jésus-Christ, le créateur et le Sauveur de toutes choses. La plupart des religions enseignent certaines formes d'œuvres ; si nous faisons ceci ou cela et si nous le faisons assez bien, alors nous irons possiblement en la présence de Dieu. L'Évangile affirme que toutes ces approches ne marchent pas. Les gens ne peuvent jamais mériter d'aller vers Dieu. Les règles ne peuvent sauver personne ou n'amènent qui que ce soit plus près de Dieu. L'Évangile enseigne un chemin de salut différent de toutes les autres religions. Le cœur de la Bonne Nouvelle est que nos propres œuvres ne peuvent nous sauver, et cela implique que toutes les religions ne peuvent nullement nous sauver. Les gens dans les autres religions ont besoin de la grâce, tout comme nous en avons besoin, et la grâce ne se trouve que dans l'Évangile de Jésus-Christ. Les guerres de religion Une des raisons qui rendent le pluralisme attrayant est que beaucoup de mauvaises choses ont été commises au nom de la religion. Les différences religieuses se terminent parfois en guerre de religion. C'est pourquoi certains pensent que le meilleur moyen d'arrêter toute cette violence est en acceptant la religion des autres ; alors seulement jouirons-nous de l'unité et de la paix. C'est une perspective bien naïve. Les religions se sont développées ainsi pour se distinguer des autres religions, et les bons vœux ne changeront rien à cela. Les différences dans les religions sont autant le résultat de divisions humaines qu'une de ses causes. Dans le pluralisme, il n'existe aucun fondement pour la vérité - aucune raison pour que les gens s'entendent, sauf que le pluralisme veut qu'ils s'entendent. Je ne dis aucunement que tous les musulmans et les hindous sont perdus. Ce qui arrivera au jour du jugement est l'affaire de Dieu, mais nous savons à partir de la Bible que Dieu rencontre et sauve les gens par Jésus-Christ, et non par le biais de leurs religions. Dieu peut les sauver malgré leurs religions, mais non à cause d'elles. Ceux que Dieu sauve, il les sauve en les attirant à communier avec Christ. Je ne dis pas non plus que tous les chrétiens sont sauvés. Seulement parce que certaines gens s'appellent chrétiens ne veut pas dire qu'ils ont cru en Jésus-Christ pour obtenir la grâce et le salut. L'Évangile est pour ceux qui reconnaissent leur besoin de la miséricorde de Dieu et qui croient en Christ pour la leur accorder, se tournant vers lui comme leur Sauveur et Seigneur. Qu'une personne soit bouddhiste ou chrétienne, le seul chemin vers le salut consiste à accepter le don gratuit de Dieu qui ne vient que par Jésus-Christ. L'hindouisme dit que ce ne sont pas tous les hindouistes qui seront sauvés ; l'islamisme dit que ce ne sont pas tous les musulmans qui seront sauvés ; et le christianisme dit également que ce ne sont pas tous les chrétiens qui seront sauvés. Alors il semble insensé pour un pluraliste de dire que tous les hindous, par exemple, sont sauvés, quand même les hindous affirment le contraire. Les pluralistes contredisent les religions qu'ils essaient de ne pas offenser. En tentant de dire qu'elles sont toutes valables, ils finissent par dire qu'elles sont toutes dans l'erreur. Les pluralistes sont souvent mal à l'aise face à l'enseignement unique du christianisme, parce que les affirmations chrétiennes sur Jésus sont souvent inacceptables par les musulmans. Et les pluralistes sont également souvent mal à l'aise avec les affirmations sur Mahommed, étant donné que ces affirmations sont aussi rejetées par le christianisme. Alors les pluralistes essaient souvent de trouver dans les religions le dénominateur commun le plus petit et de mettre de côté tout ce qui leur est unique. En réalité, la plupart des religions ne se préoccupent pas du salut des gens dans les autres religions, car elles n'ont pas un Dieu qui aime tout le monde. L'idée pluraliste, que Dieu doit sauver les gens dans les autres religions, est en fait enracinée dans l'enseignement chrétien que Dieu aime le monde entier. Comment répondre au pluralisme La meilleure réponse au pluralisme consiste à expliquer nos croyances. Dans un langage courant, l'Évangile dit : 1. Personne n'est parfait, et tout le monde a fait quelque chose de mal. Le bien et le mal ne sont pas simplement une question d'opinion, mais sont enracinés dans la réalité, définie par une autorité plus grande que l'opinion humaine. 2. Les choses mauvaises que nous faisons blessent les autres, et les mauvaises choses qu'ils font nous blessent. C'est pourquoi elles sont mauvaises. 3. Nous voulons tous vivre dans un monde où personne ne fait quoi que ce soit de mal, c'est-à-dire où personne ne se blesse. Mais la réalité est que personne n'est parfait et que, par conséquent, aucun de nous n'est assez bon pour vivre dans un monde parfait. 4. Les gens ne peuvent se changer. Même ceux qui possèdent d'assez bonnes valeurs morales ont des manquements. Laisser les gens choisir leurs propres valeurs morales ne marche pas, et imposer nos valeurs morales à quelqu'un ne marche pas non plus. Nous avons besoin d'une autorité supérieure à la race humaine pour déterminer nos valeurs morales. 5. Nous sommes tous pécheurs et ne pouvons nous sauver nous-mêmes. Nous avons besoin d'être pardonnés, ainsi que d'une aide plus puissante que l'aide humaine. Nous avons besoin de Dieu. 6. L'Évangile enseigne que Dieu nous a donné ce qu'il nous fallait : il offre la définition du bien et du mal, le pardon dont nous avons besoin, la puissance surnaturelle pour nous transformer, et tout cela en Jésus-Christ. La crucifixion de Christ nous montre comment le péché est terrible, et elle nous assure que le prix en a été payé. Sa crucifixion nous fournit l'évidence que nous avons été pardonnés, et sa résurrection qu'il est notre salut. Dieu est venu vers nous et nous a sauvés parce que nous ne pouvions nous sauver nous-mêmes. Nous avons besoin de cette sorte de salut, et l'Évangile de Jésus-Christ enseigne que Dieu nous a donné ce qu'il nous fallait. C'est la bonne nouvelle, et nous pouvons avoir confiance en la bonté de Dieu, et non en la piètre bonté des humains. Nous pouvons faire confiance à Dieu non seulement pour notre propre salut, mais aussi pour le salut des gens des autres religions qui croiront un jour en Christ. Nous ignorons peut-être par quel moyen, comment, et quand Dieu les attirera, mais nous avons confiance que Dieu sera miséricordieux et bon, parce que nous savons qu'il est le Père de Jésus-Christ, le Sauveur du monde. |