Leadership des femmes dans l'église

7 ième partie

Joseph Tkach

Dans l'article ci-dessous, l'équipe doctrinale examine le témoignage biblique relatif au rôle des femmes dans l'Église apostolique. Nous verrons que dans le Nouveau Testament diverses femmes sont mentionnées comme ayant des rôles clé dans l'œuvre de l'Église, mais peu ont reçu un titre, tout comme peu d'hommes en ont un. L'ensemble de ce témoignage est (comme nous nous y attendions dès le début) non déterminant pour notre but ultime, qui consiste à décider si la Bible interdit ou autorise l'ordination des femmes au rang de ministres dans l'Église.

Permettez-moi de vous dire quelques mots expliquant pourquoi notre étude a pris tant de temps pour ce qui semble n'être qu'une recherche non décisive. Bien que différents membres (opposés sur la question) aimeraient que nous « prenions un raccourci » en traitant d'abord les textes controversés, nous pensons que cette façon d'agir desservirait l'église et le sujet lui-même. Ce serait imposer à l'ensemble des membres de l'Église une conclusion qu'ils pourraient contester parce qu'ils n'auraient pas pu suivre les étapes qui ont permis d'arriver à cette conclusion.

Par exemple, si nous avions débuté avec un texte tel que I Timothée 2 : 12 (que beaucoup de gens considèrent comme décisif), nous serions encore confrontés à un tas de questions : Que pensez-vous de Genèse, et de Déborah, et que pensez-vous des femmes dans le ministère de Jésus ? Il nous faudrait de toutes façons traiter toutes les questions auxiliaires. C'est pourquoi nous pensons préférable d'examiner la Bible entière avant d'aborder les passages spécifiques. Le sujet ne concerne pas simplement un verset, mais le message entier de la Bible.

De plus, nous ne pouvons pas conclure que divers passages soient significatifs avant de les avoir réellement examinés. Nous sommes en train de partager avec vous ce processus d'examen afin que vous puissiez étudier en même temps que nous. Cela aidera les gens à voir que les divers aspects de la question sont pris en compte.

Un témoignage qui semble secondaire pour une personne est parfois considéré comme important par une autre. Par exemple, il se peut que vous ne vous posiez aucune question sur le sujet de Phoebé, mais notre article doit examiner son cas parce que d'autres personnes posent des questions sur elle.

Finalement, permettez-moi de vous dire que nous ne connaissons pas encore le résultat final de notre étude. Il est possible que l'équipe doctrinale n'atteigne pas l'unanimité sur cette question. Peut-être allons-nous publier ce qui sera l'opinion majoritaire tout comme l'opinion minoritaire – je ne sais pas, parce que nous n'en sommes pas encore là. J'espère que vous êtes en train d'étudier ce sujet avec nous.

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Les Femmes dans l'Église Primitive

Les femmes étaient importantes dans le leadership de l'Église primitive, mais la Bible ne nous donne pas autant de précisions que nous pourrions le souhaiter. Dans beaucoup de cas, il nous faut lire entre les lignes pour voir le rôle qu'elles avaient. Cet article examinera le témoignage donné dans le livre des Actes et dans les épîtres. Certains des passages les plus controversés (I Corinthiens 11, 14, et I Timothée 2) seront abordés dans des articles futurs.

Le Livre des Actes

Bien que le livre des Actes soit traditionnellement appelé « les Actes des Apôtres », il ignore la plupart des apôtres, et se centre plutôt sur Pierre et Paul. C'est pourquoi nous n'obtenons que de brefs aperçus concernant les rôles des femmes dans l'Église, tout comme nous en avons peu sur Jean et d'autres personnes.

La première mention des femmes se trouve dans Actes 1 : 14, qui affirme que le noyau original de l'Église incluait les apôtres, «  avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus . » Le terme « les femmes » peut faire référence aux épouses des apôtres, ou aux femmes qui suivaient Jésus (voir Luc 8 : 2 – 3, par exemple).

La seconde mention des femmes se trouve dans Actes 2. Les disciples étaient assemblés lors du jour de la Pentecôte, et « ils furent tous (1) remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues  » (verset 4).

Pierre expliqua à la foule que cela était arrivé pour accomplir la prophétie de Joël : «  Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair; vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions, et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit; et ils prophétiseront » (versets 17 – 18).

Dans cette assemblée de l'Église primitive, Dieu a amené des femmes à parler en langues et à prophétiser dans un endroit où des hommes et des femmes étaient réunis pour prier et adorer. Cependant, dans le reste des Actes, les femmes ne sont pas décrites comme parlant en public. La société juive et gréco-romaine avait peu de précédents – si tant est qu'il en existât – de femmes parlant dans des contextes publics. Les attitudes des hommes juifs envers les femmes se révèlent dans le fait qu'ils n'autorisaient pas les femmes à témoigner dans un tribunal. En conséquence, il n'est pas probable que les hommes auraient considéré des prédicateurs féminins comme sources crédibles de nouvelles idées religieuses. A cause de ces attitudes, les femmes devaient soutenir l'Evangile par d'autres façons.

A un certain endroit, Luc décrit la croissance de l'Église en terme de «  nombre des hommes  » (Actes 4 : 4) ; à un autre endroit, il mentionne à la fois «  hommes et femmes  » (Actes 5 : 14).  (2)

Certaines de ces femmes étaient des veuves qui dépendaient du support de l'Église. Quand les veuves d'expression grecque furent négligées dans les distributions quotidiennes, sept hommes portant des noms grecs furent choisis pour résoudre le problème (Actes 6 : 1 – 6). Luc nous dit que les apôtres cherchèrent spécifiquement des hommes (verset 3), mais nous ne voyons aucune raison théologique pour interdire aux femmes la responsabilité d'un programme d'assistance aux veuves. Nous en concluons que les apôtres cherchèrent des hommes pour des raisons sociologiques.

Nous entendons ensuite parler des femmes lorsque Luc nous dit que Saul «  arrachait hommes et femmes [de leurs maisons], et les faisait jeter en prison  » (Actes 8 : 3 ; Actes 9 : 2 ; Actes 22 : 4). Dans une société qui ignorait souvent les femmes et qui n'avait probablement pas de prisons réservées aux femmes, il est frappant que Luc nous dise trois fois que Saul persécutait les femmes aussi bien que les hommes. Apparemment, Saul percevait les femmes chrétiennes comme une sérieuse menace pour l'orthodoxie juive, probablement parce qu'elles étaient en train de répandre l'Evangile auprès des autres femmes.

Dans Samarie, «  hommes et femmes  » crurent et se firent baptiser (Actes 8 : 12). Dans Joppé, Dieu utilisa Pierre pour ressusciter une disciple laborieuse appelée Tabitha (Actes 9 : 36 – 41). Dans Jérusalem, les disciples s'assemblèrent pour prier dans la maison de Marie, la mère de Jean, surnommé Marc (Actes 12 : 12). Apparemment, Marie était une veuve qui possédait sa propre propriété et elle était suffisamment prospère pour engager une servante (Actes 12 : 13).

Après que Paul ait prêché à Antioche de Pisidie, « les Juifs excitèrent les femmes dévotes de distinction et les principaux de la ville; ils provoquèrent une persécution contre Paul et Barnabas, et ils les chassèrent de leur territoire  » (Actes 13 : 50). Ici, les femmes étaient influentes en tant qu'ennemies de l'Evangile.

Dans Philippes, des femmes se rendirent au «  lieu de prière  » à l'extérieur de la ville (Actes 16 : 13). Une femme prospère nommée Lydie devint croyante et «  fit cette demande: Si vous me jugez fidèle au Seigneur, entrez dans ma maison  » (Actes 13 : 15). Paul et ses compagnons y demeurèrent un certain temps, en acceptant son hospitalité. (3)

Après que Paul ait chassé un démon hors d'une jeune esclave, il fut battu, envoyé en prison, délivré par un tremblement de terre, et traité en ami par le geôlier. Peu avant que Paul et Silas quittent la ville, «  ils entrèrent chez Lydie, et, après avoir vu et exhorté les frères, ils partirent  » (Actes 16 : 40). Le groupe des disciples s'était accru en incluant des hommes, et la nouvelle église se réunissait dans la maison de Lydie. Du fait que Lydie était prospère en affaires et qu'elle possédait le lieu de réunion, il est probable qu'on puisse dire qu'elle était influente dans l'église, mais Luc ne lui donne pas un titre formel.

Dans Thessalonique, Paul prêchait dans la synagogue, persuadant certains Juifs et «  une grande multitude de Grecs craignant Dieu, et beaucoup de femmes de qualité  » (Actes 17 : 4, 12). (Les auteurs anciens affirment que les femmes étaient socialement plus importantes dans la Macédoine que dans les autres parties de la Grèce. (4) ) Dans Athènes, une femme nommée Damaris devint croyante (Actes 17 : 34).

Dans Corinthe, Paul fit connaissance d'Aquilas et Priscille, des Juifs qui avaient été forcés de quitter Rome. Ils étaient faiseurs de tentes, et Paul travailla avec eux pour un temps (Actes 18 : 3). Ils voyagèrent vers Ephèse avec Paul (Actes 18 : 19). Après l'arrivée d'Apollos à Ephèse, «  Aquilas et Priscille, l'ayant entendu, le prirent avec eux, et lui exposèrent plus exactement la voie de Dieu  » (Actes 18 : 26).

Quand un mari et sa femme sont nommés dans les écrits grecs, le mari est habituellement nommé en premier. La plupart des érudits protestants concluent que Luc, en nommant Priscille en premier, indique qu'elle était la plus importante des deux. (5) Cela suggère que Priscille était une excellente enseignante, bien versée dans la doctrine chrétienne, mais cela ne dit pas si une femme peut exercer publiquement un rôle d'enseignante.

Luc mentionne que quatre filles de Philippe prophétisaient (Actes 21 : 9), vraisemblablement de façon régulière, mais nous ne savons pas où et comment elles prophétisaient.

L'Epître aux Romains

La majeur partie de l'épître aux Romains est un exposé doctrinal. Mais Paul nous donne des indices concernant les croyants de Rome quand il salue beaucoup d'entre eux en les nommant dans le chapitre final. La première personne mentionnée est Phoebé, que Paul présente et recommande, probablement parce qu'elle a apporté la lettre à Rome. Paul l'appelle «  diaconesse [diakonos] de l'église de Cenchrées  » (Romains 16 : 1).

Puisque diakonos peut signifier soit diaconesse, soit servante, certaines traductions ont choisi « diacre » (par exemple, la NRSV), alors que d'autres ont choisi « servante » (NIV) ou « ministre » (NAB). Si un homme avait été appelé « diakonos de l'église », la plupart des traducteurs auraient utilisé le mot « diacre, » (6) mais certains traducteurs ne croient pas que l'Église primitive ait eu des diacres féminins, et en conséquence ils ont choisi le mot « servante. »

Quand Paul donne une fonction suivie par «  de l'église de Cenchrées  », il apparaît que Paul donne un titre à Phoebé. (7) Cependant, même si elle est diacre, nous ne savons pas quel degré de responsabilités elle assumait.

En tant que personne qui apporta la lettre à Rome, Phoebé peut avoir été chargée de la lire publiquement aux croyants assemblés, et elle peut avoir été sollicitée pour transmettre les salutations verbales de Paul et pour répondre à des questions concernant ce que Paul a voulu dire dans certaines phrases que l'auditoire a trouvées obscures. (8)

Paul demande aux chrétiens de Rome que «  vous l'assistiez dans les choses où elle aurait besoin de vous, car elle a donné aide [du grec prostatis] à plusieurs et à moi-même  » (Romains 16 : 2). Que signifie prostatis ? Certaines traductions le rendent par « assistant, » mais le mot usuel signifiait « bienfaiteur » ou un mécène, une personne aisée qui soutenait d'autres personnes – ce qui était courant dans l'Empire romain du premier siècle. (9)

Phoebé était apparemment une femme aisée qui aidait à prendre soin des croyants les plus pauvres de Cenchrées. Elle avait quelque affaire dans Rome, et Paul lui a demandé de porter la lettre aux croyants de là-bas. Et en contrepartie, il demande aux croyants de l'aider à accomplir ce pour quoi elle était venue. C'était une personne fiable, fort respectée dans l'église à Cenchrées.

Puis, Paul salue Priscille et Aquilas et les appelle «  mes compagnons d'œuvre [synergoi] en Jésus-Christ  » (Romains 16 : 3). Il ne fait pas référence à leur métier de faiseurs de tentes, mais à leur travail dans l'Evangile (il utilise le même mot grec pour Timothée au verset 21). Ils étaient retournés à Rome, et une église s'assemblait dans leur demeure (Romains 16 : 5).

Paul adresse sa salutation à «  Marie, qui a pris beaucoup de peine pour vous  » (Romains 16 : 6). Il ne dit pas quand, où, et quelle sorte de peine elle a prise, mais apparemment c'était une chose remarquable.

Paul salue «  Andronicus et Junias, mes parents et mes compagnons de captivité  » (Romains 16 : 7). Ils étaient Juifs, probablement emprisonnés pour avoir prêché l'Evangile avec Paul. Ceci est souvent admis, mais l'affirmation suivante de Paul est chaudement débattue : «  qui jouissent d'une grande considération parmi les apôtres.  » Certains utilisent cela pour dire qu'ils jouissent d'une grande considération aux yeux des apôtres, d'autres disent qu'ils sont des apôtres grandement considérés. (10)

De plus, il y a eu une controverse quant à savoir si Junia(s) était un homme ou une femme. Certains érudits, croyant que les apôtres ne pouvaient être des femmes, suggérèrent que Junias était une forme abrégée du nom masculin Junianus. Cependant, il n'existe aucune preuve que Junianus ait été jamais abrégé de cette façon, alors qu'il est largement prouvé que Junia était un nom féminin. (11)

Il est possible qu'Andronicus et Junias, des Juifs qui vinrent à Christ avant Paul (Romains 16 : 7 b), étaient connus par les apôtres originaux et recommandés par eux. Mais il est aussi possible qu'ils étaient apôtres à part entière – apôtres dans le sens qu'ils étaient des représentants officiels envoyés par une église vers une autre (voir II Corinthiens 8 : 23 pour trouver un exemple de cet usage du mot).

L'histoire de l'Église ne sait rien au sujet de ce qu'Andronicus faisait. C'est pourquoi il est douteux qu'il pût être considéré comme un apôtre grandement considéré dans le sens où les Douze l'étaient. Le sens le plus général pour « apôtre » – messager – est la signification la plus défendable pour Andronicus et Junia. (12) Nous concluons que Junia était une femme notable qui représentait probablement une église dans quelque tâche officielle, avec son mari. Mais nous n'avons pas la preuve nous permettant de dire qu'elle était apôtre de la même façon que Paul et les Douze l'étaient.

Paul salue aussi Tryphène, Tryphose et Perside, des femmes qui ont «  beaucoup travaillé pour le Seigneur  » (Romains 16 : 12). Paul ne dit pas ce qu'était leur travail, mais «  pour le Seigneur  » sous-entend qu'elles oeuvraient à quelque tache religieuse. Il salue aussi Julie, la sœur de Nérée, et la mère de Rufus (Romains 16 : 13, 15). Paul a mentionné 10 femmes – un grand pourcentage pour la littérature de l'époque.

Les Autres Lettres

Paul mentionne un rapport fait «  par les gens de Chloé  » (I Corinthiens 1 : 11), mais il n'indique pas si Chloé elle-même est croyante. Pour les relations sexuelles au sein du mariage, Paul enseigne qu'une épouse a autant d'autorité que le mari (I Corinthiens 7 : 2 - 5). Pour cette société, cet enseignement était étonnamment égalitaire, mais il ne dit rien au sujet du rôle de la femme dans l'Église. Il en est de même dans Ephésiens 5 : 21 – 33, où Paul dit aux épouses de se soumettre à leurs maris et aux maris d'aimer leurs épouses de façon désintéressée.

Il note que d'autres apôtres étaient accompagnés de leurs épouses quand ils voyageaient (I Corinthiens 9 : 5), mais il ne dit pas quels rôles avaient les épouses.

Au chapitre 11, Paul donne des instructions relatives aux voiles couvrant la tête des femmes qui prophétisent ou prient. A cause de la complexité de ce passage et de son importance dans le débat, nous l'aborderons dans un article à part. Les commentaires de Paul dans I Corinthiens 14 : 34 – 35 seront aussi évoqués dans un article futur.

Paul ne mentionne pas le rôle des femmes en tant que premiers témoins de la résurrection de Jésus (I Corinthiens 15 : 5). Il cite probablement une tradition de la façon qui lui a été transmise, et la tradition n'incluait probablement pas les femmes parce qu'elles n'étaient pas des témoins légaux dans la société juive. (13)

Galates 3 : 28 a été un verset influent dans le débat sur les femmes : «  Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ.  » Paul a pris trois divisions sociales majeures de l'Église du premier siècle, et les a unies. Techniquement, il parle d'unité, pas d'égalité, (14) et il parle de salut, pas de leadership. Même après avoir écrit ce verset, il est en mesure de donner différentes directives aux hommes, aux femmes, et aux esclaves.

Cependant, l'égalité dans le salut peut avoir des implications pour les relations sociales. (15) Par exemple, nous croyons que les Juifs et les Gentils devraient avoir un égal accès au leadership. Il serait faux de dire : « Les Gentils sont égaux pour ce qui concerne le salut, mais s'il y a un Juif dans la congrégation, alors le pasteur doit être Juif, même s'il est pauvrement qualifié. » Certaines personnes soutiennent que c'est une erreur d'avoir des règles similaires qui favorisent les hommes par rapport aux femmes, mais l'égalité personnelle ne nécessite pas toujours d'avoir des rôles égaux. Pour ce qui est du salut, le pasteur est au même niveau que n'importe qui d'autre, mais il n'a pas le même rôle que n'importe qui d'autre. De façon similaire, les patrons chrétiens et les employés sont égaux pour ce qui concerne le salut, mais cela n'entraîne pas que leurs rôles soient égaux dans les affaires. Il y a des limites aux conséquences sociales de notre unité en Christ.

Les partisans de l'égalité concluent généralement que Galates 3 : 28 est un appel à autoriser une égalité des rôles au sein de l'Église, alors que les érudits traditionalistes ne concluent habituellement pas cela. (16)

Dans Philippiens, Paul plaide afin que deux femmes se réconcilient (Philippiens 4 : 2). Elles avaient « combattu pour l'Evangile avec moi, et avec Clément et mes autres compagnons d'oeuvre [synergoi] » (Philippiens 4 : 3). Ces femmes ne servaient pas juste en coulisses – Paul indique qu'elles étaient à son côté, luttant contre les adversaires, accomplissant apparemment la même sorte de travail pour l'Evangile que faisait Paul, Clément et d'autres co-ouvriers. (17) Le fait que Paul consacre de la place dans sa lettre pour évoquer la querelle entre ces femmes suggère que leur querelle affectait d'autres personnes dans l'église – que les femmes étaient influentes d'une certaine façon. (18) Elles peuvent avoir eu un rôle formel dans l'église, mais Paul ne leur donne pas de titre.

Dans Colossiens 4 : 15, il mentionne qu'une église s'assemblait dans la maison de Nymphas, qui était suffisamment prospère pour posséder une maison assez grande pour que l'église s'y réunisse. Dans Philémon 2, il salue Apphia, probablement l'épouse de Philémon. (19)

Les Lettres Pastorales

Les lettres de Paul à Timothée et à Tite disent plusieurs choses significatives au sujet des femmes. Le passage le plus célèbre, I Timothée 2 : 11 – 15, devra attendre un autre article.

Dans I Timothée 3 : 1 – 7, Paul donne les caractéristiques d'un bon évêque. (20) Dans les versets 8 à 10, il fait la liste des spécificités désirables pour être diacre. Au verset 11, il dit : «  Les femmes, de même, doivent être honnêtes…  » (21) Les commentateurs débattent si le terme « femmes » ici signifie femmes diacres, ou concerne les épouses des diacres décrits aux versets 8 à 10 et de nouveau au verset 12.

L'utilisation de l'expression « de même » au verset 11, tout comme le mot « aussi » au verset 8, pourrait suggérer que les femmes diacres sont concernées. D'un autre côté, le fait que les hommes diacres soient de nouveau décrits au verset 12 pourrait suggérer que les diacres masculins sont concernés tout au long de ce passage. Dans cette dernière interprétation, le verset 11 donne les caractéristiques désirables chez les épouses des diacres, tout comme le verset 4 donne les caractéristiques désirables chez les enfants des évêques. Mais il serait étrange de spécifier les caractéristiques d'une épouse de diacre mais de ne rien dire au sujet d'une épouse de ministre, à moins que l'épouse de diacre ait un rôle spécifique, tel que d'assister les femmes lors de leur baptême. (22)

Walter Liefeld conclut : « Il est impossible de dire si cela concernait les épouses des diacres ou les femmes qui servaient en tant que diacres. » (23) Bien que, historiquement, nous comprenions ce verset comme autorisant le rôle de diaconesse, il ne prouve pas ce point. Romains 16 : 1 nous offre un meilleur support, bien qu'il ait également une autre interprétation possible. (24)

Paul dit que «  les diacres doivent être maris d'une seule femme  » (I Timothée 3 : 12) Comme nous en avons parlé dans un article précédent, Paul donne les caractéristiques désirables chez un diacre, sans être une obligation absolue.. Nous permettons que les hommes célibataires soient diacres ou responsables d'un ministère, et de façon similaire, nous autorisons les hommes remariés à être diacres, qu'ils se remarient suite à un divorce ou suite au décès de leur première épouse. L'expression grecque signifiait apparemment « un homme avec une femme » – c'est-à-dire qui n'a pas de maîtresse, qui est fidèle envers son épouse. (25) Nous considérons ceci comme une exigence.

Nous croyons aussi qu'une règle similaire devrait s'appliquer aux femmes diacres : elles devraient être fidèles. Si elles sont remariées, elles devraient être fidèles au mari qu'elles ont maintenant. Quand Paul dit que les diacres masculins devraient être fidèles à leurs épouses, il allait de soi dans cette culture qu'une règle similaire s'appliquait aux femmes diacres. Comme cela a été discuté dans un article précédent, les règles bibliques sont souvent formulées dans une perspective masculine même lorsqu'elles s'appliquent aussi aux femmes. (26) Le point principal est que les femmes leaders devraient avoir une bonne réputation.

Dans I Timothée 5 : 3, Paul parle d'un autre groupe de femmes : «  Honore les veuves qui sont véritablement veuves . » Il observe que les veuves devraient être assistées par leurs familles – «  Si quelqu'un n'a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi  » (I Timothée 5 : 8 ; cf. Marc 7 : 11 – 13). Mais si la veuve n'avait pas de famille pour la soutenir, l'église fournissait apparemment ce soutien.

«  Qu'une veuve, pour être inscrite sur le rôle, n'ait pas moins de soixante ans  » et qu'elle soit recommandable (I Timothée 5 : 9 – 10). Il dit que les veuves plus jeunes ne devraient pas être inscrites sur la liste, «  car, lorsque la volupté les détache du Christ, elles veulent se marier, et se rendent coupables en ce qu'elles violent leur premier engagement  » (I Timothée 5 : 11 – 12).

Timothée savait déjà ce qu'était cette « liste des veuves », mais aujourd'hui nous devons lire entre les lignes pour voir de quoi Paul parlait. Apparemment, les veuves faisaient un engagement à vie de servir l'église en retour de son support financier, et le remariage était une violation de cet engagement. Paul sentait que les femmes en dessous de 60 ans pourraient être si anxieuses de se marier qu'elles ne pourraient pas être en mesure de tenir un vœu de célibat.

Dans quelle mesure ceci est-il applicable à l'Église moderne ? Paul avait-il l'intention que sa lettre à Timothée devienne un manuel d'organisation de l'Église pour les siècles et les cultures à venir ? Les églises devraient-elles avoir une liste de veuves âgées engagées dans le célibat ? Bien qu'il soit permis aux églises d'avoir une telle liste, nous ne pensons pas que la Bible demande cela. Il y a de la sagesse dans la lettre de Paul, mais il a écrit à une église spécifique, et les recommandations spécifiques qu'il donne doivent être évaluées pour voir si elles sont appropriées à d'autres circonstances. (27)

Paul a loué la foi de la mère de Timothée et de sa grand-mère (II Timothée 1 : 5), mais on ne nous dit pas si elles ont amené Timothée à la foi en Christ. Cependant, Paul a aussi averti Timothée que des femmes étaient les cibles de faux enseignants qui «  s'introduisent dans les maisons, et qui captivent des femmes d'un esprit faible et borné, chargées de péchés, agitées par des passions de toute espèce, apprenant toujours et ne pouvant jamais arriver à la connaissance de la vérité  » (II Timothée 3 : 6). Ces femmes avaient apparemment entendu l'Evangile mais ne l'avaient pas accepté.

Paul demande à Tite d'enseigner «  que les femmes âgées doivent aussi avoir l'extérieur qui convient à la sainteté…dans le but d'apprendre aux jeunes femmes à aimer leurs maris et leurs enfants, à être…soumises à leurs maris, afin que la parole de Dieu ne soit pas blasphémée  » (Tite 2 : 3 – 5). Paul confiait aux femmes âgées l'enseignement des plus jeunes, et au moins une raison de cette instruction est culturelle, de sorte que les étrangers aient moins d'occasions de critiquer l'Evangile. (28)

Les Epîtres Générales

Le reste des livres du Nouveau Testament disent peu au sujet des femmes et peu au sujet du leadership dans l'Église. L'épître aux Hébreux mentionne Sara, bien que les érudits débattent si elle est mentionnée de façon passagère ou si elle est louée pour sa foi (Hébreux 11 : 11). L'auteur sous-entend que la foi inspira les femmes qui recouvrèrent leurs morts par la résurrection (Hébreux 11 : 35). Jacques mentionne que Rahab avait une foi exemplaire (Jacques 2 : 25).

Pierre, après avoir conseillé à tous de se soumettre aux autorités gouvernementales, et aux esclaves de se soumettre à leurs maîtres, conseille aussi aux femmes à être soumises à leurs maris (I Pierre 3 : 1) ; il cite Sara comme exemple de ce respect (I Pierre 3 : 6). Il conseille aux hommes «  à votre tour  » de traiter leurs femmes avec respect, comme un sexe plus faible, parce qu'elles doivent hériter avec eux du salut (I Pierre 3 : 7). (29)

Jean adresse sa salutation à une dame «  élue et à ses enfants  » (II Jean 1), mais ceci est habituellement interprété comme une métaphore pour l'Église (le mot grec ekklesia est féminin, et l'Église est considérée comme l'épouse du Christ – II Corinthiens 11 : 2 ; Ephésiens 5 : 25 – 27).

Le livre de l'Apocalypse contient des illustrations positives et négatives utilisant des femmes. L'Église est décrite comme une femme (Apocalypse 12 : 1 – 17) et comme une épouse (Apocalypse 21 : 2) – une épouse qui se joint à l'Esprit pour inviter les gens à venir à Christ (Apocalypse 22 : 17). Une vision plus négative se trouve dans Apocalypse 14 : 4, qui dit que les 144 000 «  sont ceux qui ne se sont pas souillés avec des femmes, car ils sont vierges . » Il est discutable que nous puissions conclure quoi que ce soit au sujet du rôle des sexes dans le monde réel à partir de ces symboles apocalyptiques.

Conclusion

Les femmes avaient des fonctions importantes et variées dans l'Église primitive. Certaines enseignaient, certaines prophétisaient, certaines procuraient un soutien financier, et beaucoup travaillaient pour l'Evangile. Diverses personnes sont appelées apôtres, mais il est rare qu'une personne, qu'elle soit homme ou femme, reçoive quelque autre titre. Nous connaissons les noms de seulement deux hommes qui sont appelés « anciens » et d'une femme qui fut appelée « diacre. » (30)

Puisque les titres sont rarement donnés, il est important de considérer ce que les gens faisaient, et non les titres qu'ils avaient, et il est significatif de voir qu'en divers cas, des femmes ont travaillé au côté des hommes à répandre l'Evangile, et les mêmes mots grecs sont utilisés pour décrire leur œuvre que ceux utilisés pour les leaders masculins.

Dans notre prochain article nous examinerons I Corinthiens 11, qui se réfère aux femmes dans l'église de Corinthe qui prophétisaient et priaient.

Notes de Renvoi

1) Nous n'avons pas de raison de conclure que les femmes étaient absentes à cette réunion de Pentecôte. Actes 1 : 14 dit que les hommes et les femmes «  d'un commun accord persévéraient dans la prière . »

2) Cela pourrait être expliqué par le fait que Luc n'était pas là et devait se fier à des sources. La source pour le premier nombre peut avoir été un dénombrement d'hommes, et Luc n'a pas spéculé sur ce que pouvait être le nombre total des gens. Mais quand il a écrit Actes 5 : 14, il décrivait la croissance avec ses propres mots, et c'est pourquoi il mentionnait les femmes.

3) Dans la terminologie ancienne, Lydia était un mécène qui protégeait les évangélistes itinérants. Il était commun que des gens prospères soutiennent les enseignants itinérants en fournissant le gîte, le couvert et le salaire.

4) Craig Keener écrit : « Il est possible que la ville de Philippes accordait davantage d'importance aux femmes à cause des coutumes traditionnelles de cette région » (Paul, Women, and Wives [Hendrickson, 1992], 243). Gordon Fee écrit : « La Macédoine était bien connue comme étant une exception à la norme ; par le passé, les femmes occupaient des positions importantes dans la vie publique » (Listening to the Spirit in the Text [Eerdmans, 2000], 73, citant W. W. Tarn, Hellenistic Civilization [World, 1952], 98-99).

5) Ils sont nommés trois fois dans les Actes et trois fois dans les lettres de Paul. Priscille est nommée en premier à quatre reprises. Le conservateur James Hurley écrit : « Je soupçonne à juste titre que les commentateurs ont conclu qu'elle était la plus importante » (Man and Woman in Biblical Perspective [Zondervan, 1981], 119). Mais John Piper et Wayne Grudem ne sont pas d'accord (Recovering Biblical Manhood and Womanhood [Crossway, 1991], 69).

6) « Si le nom dans le texte était celui de Timothée ou de Jude, quatre-vingt-dix-neuf pour cent des érudits auraient supposé que diakonos signifiait « diacre » et quelques notes de renvoi préciseraient que cela peut signifier « serviteur » » (Hurley, 124).

7) Origène (3 e siècle) et Chrysostome (4 e siècle) comprenaient que Phoebé était diacre (Belleville, “Women in Ministry,” dans James Beck and Craig Blomberg, editors, Two Views on Women in Ministry [Zondervan, 2001], 101).

8) Craig Keener écrit : « Du fait qu'elle apportait la lettre de Paul, elle a peut-être était sollicitée pour expliquer les passages ambigus de la lettre quand les Romains l'ont lue, et Paul veut qu'ils comprennent qu'elle est effectivement qualifiée pour expliciter son écrit » (“Women in Ministry,” in Beck and Blomberg, 238).

9) « Phoebé est recommandée ici en tant que bienfaitrice » (Thomas Schreiner, 197). « Dans la culture de l'époque, un prostatis était un « bienfaiteur » (NRSV, revised NAB) – ou, comme nous dirions aujourd'hui, un « sponsor » » (Linda Belleville, Women Leaders and the Church [Baker, 1999], 53). Certaines personnes ont prétendu que prostatis signifiait « être un leader, » mais il est peu probable que Paul dise que Phoebé ait été son leader.

10) Hurley indique que « il est peu probable que Paul fasse un sujet de louange d'une chose telle que le fait d'être connu par les apôtres. Il est donc plus probable que son intention était de dire qu'ils étaient remarquables en tant qu'apôtres » (121). Cependant, Wayne Grudem a récemment soutenu que la construction grecque peut légitimement signifier « bien connu des apôtres » (Evangelical Feminism and Biblical Truth [Multnomah, 2004], 224-25). La signification précise n'affecte pas notre étude.

11) Linda Belleville écrit que le nom masculin « n'existe pas dans aucun document connu grec ou latin de la période gréco-romaine. D'un autre côté, le nom féminin Junia est tout à fait commun et attesté dans les inscriptions grecques et latines. A ce jour, plus de 250 exemples ont été relevés rien que dans Rome » (“Women in Ministry,” 85).

12) Hurley indique que si le mot « apôtre » désignait le poste le plus important dans l'Église, il serait étrange de faire figurer ces deux personnes au milieu de la liste des salutations (122). Fee écrit : « Le terme dans ce cas, tout comme c'est presque sûrement le cas aussi dans I Corinthiens 12 : 28, se réfère à une « fonction », pas à un « poste » » (74).

13) « Le témoignage des femmes était de peu de poids dans le judaïsme, et c'était évidemment pour cette raison qu'elles ne sont pas incluses dans cette première confession de l'Église qui nous soit connue » (Richard Longenecker, New Testament Social Ethics for Today [Eerdmans, 1984], 77).

14) Mary Evans confirme cela, mais indique que les hommes et les femmes ont reçu le même statut devant Dieu : celui de « fils » (Woman in the Bible [InterVarsity, 1983], 64).

15) Thomas Schreiner, un conservateur, concède ceci : « Klyne Snodgrass soutient que Galates 3 : 28 ne peut pas être limité au salut mais a aussi des implications sociales…. Je pense que Snodgrass a raison » (“Women in Ministry,” dans Beck and Blomberg, 186, se référant à l'article de Snodgrass dans Alvera Mickelson, ed., Women, Authority, and the Bible [InterVarsity, 1986], 161-81). Mais Schreiner indique que nous devons lire Paul pour voir ce que sont les implications sociales, plutôt que d'imposer des idées modernes au sujet de l'égalité. Il cite Judith Gundry-Volf comme une partisane de l'égalité qui « soutient à juste titre que Galates 3 : 28 n'abolit pas toutes les différences liées au sexe » (187).

16) Beck et Blomberg observent que ni Keener ni Belleville ne mettent beaucoup l'accent sur ce verset (166), et il semble être moins utilisé dans les ouvrages récents des partisans de l'égalité. Stanley Grenz note que « la cause égalitaire peut être exagérée » dans ce verset (Women in the Church [InterVarsity, 1995], 107).

17) David Scholer écrit : « Le terme « co-ouvrier » (synergos) apparaît être ce qui dans les églises pauliniennes serait un véritable terme « officiel » pour une personne qui travaille à l'Evangile avec autorité et leadership. Paul utilise ce terme seulement pour de telles personnes, qui incluent Urbain (Romains 16 : 9) ; Timothée (Romains 16 : 21) ; Tite (II Corinthiens 8 : 23) ; Philémon (Philémon 1) ; Démas (Philémon 24) ; Apollos (et lui-même, I Corinthiens 3 : 9) ; Prisca et Aquilas (Romains 16 : 3 ; ici se trouve l'autre exemple d'utilisation de ce terme pour une femme) ; Epaphrodite (Philippiens 2 : 25) ; et Clément (Philippiens 4 : 3) (voir aussi l'usage général du terme dans Colossiens 4 : 11) » (“Euodia and Syntyche: Bishops at Philippi?” dans Selected Articles on Hermeneutics and Women and Ministry in the New Testament [Fuller Theological Seminary, 2003], 146).

18) Les femmes “étaient parvenues à une position d'une telle influence que leur conflit présent risquait de nuire au bien-être de l'église » (Evans, 129).

19) Belleville dit : « Le fait qu'elle apparaisse au début de la lettre indique qu'elle était un leader de l'église de Colosses » (53). Paul ne salue pas les femmes dans l'introduction d'aucune autre lettre.

20) Comme nous en avons parlé dans un article précédent, ceci ne devrait pas être considéré comme des exigences absolues pour le leadership dans l'Église, car Paul lui-même n'était pas «  le mari d'une seule femme  », et n'avait pas de famille à bien diriger (I Timothée 3 : 2, 4). De même, dans les nouvelles églises, il aurait été nécessaire de désigner des nouveaux convertis en tant que leaders (I Timothée 3 : 6). Paul donne des lignes directrices, pas des exigences.

21) Pour ce verset nous avons utilisé la NASB, qui est littérale et juste. La NIV a « leurs femmes , » mais le mot « leurs » n'est pas dans le grec. La TNIV et la NRSV ont «  femmes . »

22) “Quelle que soit la position adoptée quant à savoir si les femmes doivent être « diaconesses, » il y a pourtant un consensus selon lequel les femmes devraient être impliquées dans les services « diaconaux » ou ministériels de l'Église (George W. Knight III, “The Family and the Church,” in Piper and Grudem, 354).

23) Walter Liefeld, 1 and 2 Timothy, Titus (NIV Application Commentary; Zondervan, 1999), 134. Hurley indique que puisque le mot masculin diakonos est utilisé pour les hommes et les femmes, « le fait que Paul utilise diakonos pour présenter les hommes dans I Timothée 3 : 8 explique la nécessité d'un autre mot au verset 11 s'il voulait tourner l'attention sur les femmes diacres » (231-32).
Les conservateurs acceptant les femmes diacres incluent Thomas Schreiner (in Piper and Grudem, 505, n. 13), Walter Neuer (Man and Woman in Christian Perspective [Crossway, 1991], 121), et Ann Bowman (“Women in Ministry,” in Beck and Blomberg, 283).

24) Il existe un témoignage selon lequel l'Église primitive avait des femmes diacres. Dans l'une des premières références non bibliques parlant des chrétiens, Pline le Jeune (gouverneur en Asie Mineure en 111-113 apr. J.-C.) communique ceci à l'Empereur Trajan : « J'ai jugé des plus nécessaires de déterminer quelle était la vérité en torturant deux femmes esclaves qui étaient appelées diaconesses » (Lettres 10.96-97). Le texte est disponible en ligne en plusieurs endroits, tel qu'à l'adresse internet suivante : http://www.earlychristianwritings.com/text/pliny.html

25) Craig Keener, And Marries Another: Divorce and Remarriage in the Teaching of the New Testament (Hendrickson, 1991), 94.

26) Un prochain article discutera si cela peut être appliqué au verset 2.

27) Nous avons noté dans un article précédent que l'instruction donnée par Paul dans I Timothée 3 : 6 ne s'appliquait pas à l'église en Crète (cf. Tite 1 : 6 – 9) ; il ne destinait pas sa lettre à être un manuel pour toutes les églises. Le point est que, à moins que nous croyions que toutes les instructions dans I Timothée s'appliquent à l'Église aujourd'hui (ce que nous ne croyons pas), alors nous devons discuter chaque instruction pour savoir s'il faut l'appliquer, ou comment elle pourrait être adaptée. Un article futur discutera si I Timothée 2 : 11 – 12 est une directive pour tous les siècles qui suivent.

28) De même, il conseille aux esclaves d'être soumis à leurs maîtres «  afin de faire honorer en tout la doctrine de Dieu notre Sauveur  » (Tite 2 : 10). Son conseil est culturellement approprié, mais nous ne pouvons pas supposer qu'il sous-entend une approbation du contexte culturel dans lequel il fut donné.

29) Paul fait une observation générale – il ne sous-entend pas que tous les maris soient plus forts que leurs épouses, ni que les femmes soient plus faibles intellectuellement ou spirituellement. En moyenne, les hommes sont physiquement plus forts que leurs épouses, mais, selon Pierre, cela devrait amener les hommes à respecter leurs épouses, pas à les abuser.

30) Pierre et Paul se nomment eux-mêmes anciens dans I Pierre 5 : 1 et II Jean 1. Comme nous l'avons conclu auparavant, Romains 16 : 1 appelle probablement Phoebé diacre ; les sept hommes dans Actes 6 : 5 ne sont pas appelés diacres de façon spécifique. Il se peut que cela ait pris un certain temps pour que la terminologie devienne standardisée.