Sixième partie : l’Objet du culte

 

 

Dans les articles précédents, nous avons vu que Jésus a recommandé à son peuple de se montrer de l’amour les uns pour les autres; que le jour où s’assemblent les gens pour rendre culte ne détermine pas la validité de leur conviction; et que les chrétiens ne devraient jamais se condamner les uns les autres au sujet du moment choisi pour rendre culte (Première Partie).

Nous avons également vu que l’observance du sabbat ne peut être additionnée à l’évangile en tant que critère de salut; qu’il est sage de suivre l’exemple des Béréens quant à l’approche à prendre face à de nouvelles idées; et que les membres qui causent de la division dans l’église doivent être enlevés de la fraternité (Deuxième Partie).

Nous avons vu que la Loi donnée à l’ancien Israël n’était destinée à durer que jusqu’à ce que vienne le Christ et qu’elle ne doit pas être confondue avec la loi du Christ donnée à l’église (Troisième et Quatrième Parties). Et nous avons vu que le sabbat chrétien n’était pas un jour de la semaine, mais notre repos éternel en Jésus-Christ (Cinquième Partie).

Dans la Sixième Partie, nous allons examiner certains aspects du dessein et du contenu du culte chrétien.

Le culte dans l’Ancien Testament

Aucune activité humaine n’a plus de pertinence et de signification que le culte que nous rendons à Dieu. La manière de rendre culte par le peuple de Dieu dans le passé a beaucoup à nous apprendre, à nous qui voulons rendre un culte plus efficace aujourd’hui.

L’Ancien Testament est un trésor d’instructions au sujet du culte à rendre à Dieu. C’est d’abord au travers de l’Ancien Testament que nous avons appris ce que nous savons à propos de cet Être invisible que nous appelons Dieu. Dans l’Ancien Testament, nous apprenons que Dieu ne peut être approché par rien ni personne qui soit impur, ou par quiconque est teinté de péché. Pour que le peuple d’Israël puisse se présenter devant Dieu, il devait passer par un rituel soigneusement détaillé de sacrifices et de purification du péché.

Dans l’Ancien Testament, nous faisons connaissance avec la sainteté de Dieu, son entière perfection et son altruisme complet envers toutes ses créatures. Dieu se révèle d’une brillance si forte qu’il doit se " revêtir " de sombres nuées pour que les Israélites ne soient pas détruits par sa seule présence sur le Mont Sinaï.

Libre et fidèle

Dans l’Ancien Testament, nous voyons que Dieu intervient dans les affaires humaines comme il lui plaît et non comme l’homme le décide. Nous apprenons que Dieu est l’architecte et le créateur de tout ce qui existe, et que toutes choses n’existent qu’en lui.

Nous apprenons aussi que Dieu n’est pas manœuvré par les rituels, la magie, les sacrifices ou les incantations, comme les dieux des nations entourant Israël. Nous apprenons que Dieu est fidèle, qu’il aime son peuple d’un amour empressé, qu’il fait des promesses et tient sa parole. Nous apprenons que rien ne peut empêcher Dieu d’exécuter ce qu’il a décidé de faire. Et nous apprenons que le dessein de Dieu est de sauver et de racheter les hommes et les femmes brisés, guérir les faibles, relever ceux qui sont fatigués.

Nous apprenons que Dieu a soin de l’univers qu’il a créé et qu’il s’implique intimement dans chaque détail. Nous apprenons que, même si le péché est destructif jusqu’à la catastrophe pour l’être humain, Dieu n’oublie pas l’œuvre de ses mains et qu’il agit, qu’il sauve, qu’il répare et qu’il établit les droits des humains afin que ceux-ci lui soient rendus.

Nous apprenons que les êtres humains sont sans défense sans Dieu, que tout ce que font les êtres humains n’est possible que parce que Dieu leur permet d’agir à leur façon. Nous apprenons que Dieu veut que tous les gens l’aiment et lui obéissent parce c’est le moyen par lequel ils peuvent atteindre la véritable destinée de leur âme et devenir tout ce pour quoi ils ont été créés.

Nous apprenons que Dieu attache du prix et de la valeur aux gens qu’il a fait, et que cela lui brise le cœur de voir les gens se détruire eux-mêmes et les autres par leurs mauvaises actions et leur cœur tortueux. Et, par-dessus tout, nous apprenons que Dieu a décidé depuis longtemps que, au moment voulu, il agira avec puissance et de manière décisive pour racheter et guérir les êtres humains de leurs péchés et de leur rébellion.

Israël apprend à adorer

Le peuple d’Israël s’est vu donner des instructions précises quant à savoir comment adorer le seul vrai Dieu.

Ces instructions furent destinées à enseigner avec soin aux Israélites que Dieu est complètement dissemblable des dieux de l’Égypte et entièrement différent de tous les dieux qu’ils rencontreraient dans les nations environnantes ou dans les pays qu’ils allaient posséder.

À mesure qu’ils suivaient les instructions pour le culte, les Israélites apprirent que Dieu est parfait et saint, qu’il est bon et fidèle, qu’il ne déçoit ou ne ment jamais, qu’il sait toutes choses, et que l’impureté ne peut même pas paraître en sa présence. Ils apprirent qu’il n’est sous l’emprise de rien ni de personne, mais que tout lui est assujetti, et que l’on doit lui rendre culte selon son propre mode.

Ils apprirent aussi que Dieu est personnel et que les êtres humains peuvent partager des degrés d’intimité avec lui. Le tabernacle, ainsi que le temple qui le remplaça, possédait une cour extérieure, une cour intérieure, un lieu saint et, finalement, l’endroit le plus intime de tous, le lieu très-saint. Personne n’avait le droit de pénétrer aussi près de Dieu excepté le grand prêtre, et même celui-ci ne le pouvait-il qu’une seule fois dans l’année et seulement après un rituel de purification particulièrement intensif.

Par ce système élaboré de culte, Israël apprit que Dieu est absolument saint, et qu’il est impossible à quiconque de venir à Dieu sans que ce dernier ne le permette. Ils apprirent également que la relation la plus intime avec Dieu n’est possible que par l’intermédiaire du grand prêtre, qui représente le peuple devant Dieu et qui devait être aussi pur, rituellement, que possible.

Quand les Israélites quittèrent l’Égypte, leur conception de la divinité était lourdement influencée par les Égyptiens et les autres nations de la région. Ils en avaient beaucoup à apprendre. Le Tableau 1 illustre un certain nombre d’aspects éducatifs que Dieu a révélé à son propos aux Israélites et qu’il a préservés par eux pour le monde dans l’Ancien Testament.

Le culte dans le Nouveau Testament

Dans le Nouveau Testament, il arriva quelque chose de tout à fait nouveau. Comme les Israélites qui avaient appris qu’une seule personne, le grand prêtre que Dieu avait désigné pour représenter le peuple, pouvait pénétrer dans la présence la plus intime de Dieu, les chrétiens apprirent donc aussi que ce n’est que par l’identification au propre Fils de Dieu, Jésus-Christ, qu’ils peuvent entrer en présence de Dieu.

Jésus est notre grand prêtre. Il nous représente devant Dieu. Ce n’est que par lui que nous pouvons entrer en communion intime avec Dieu. C’est d’ailleurs la signification du Repas du Seigneur : un objet de leçon profonde de notre identification, ou de notre unité, avec le Fils sans péché de Dieu, notre Grand Prêtre parfait et éternel.

Jésus représente tout pour nous. Il est notre Grand Prêtre parfait; par lui, nous pouvons entrer en communion intime avec Dieu. Il est notre Prophète parfait, qui proclame à notre être intérieur la Parole parfaite et certaine de Dieu.

Il est notre Agneau sacrificiel parfait, dont l’abattage purifie complètement nos péchés et nos consciences afin que nous puissions entrer dans le " lieu très-saint " avec lui. Il est notre Roi parfait, qui règne sur nous en tout justice, en toute sagesse et en toute miséricorde. Il est notre parfait Enseignant, qui nous instruit parfaitement dans les voies de Dieu.

Les barrières détruites

Lorsque Marc consigna dans son évangile que le voile du temple fut déchiré du haut jusqu’en bas, cela allait bien au-delà du déchirement d’un simple morceau de tissu. Le voile était la tenture qui séparait le lieu saint du temple du lieu très-saint.

Quand Jésus mourut, la barrière séparant Dieu des êtres humains fut détruite. En Jésus — et en lui seul — les êtres humains peuvent maintenant entrer librement dans le " lieu très-saint ", c’est-à-dire, dans la communion avec Dieu la plus intime qui soit pour les humains rachetés (voir Hébreux 9 et 10; Marc 15:38).

Dans le Nouveau Testament, le culte n’est plus défini par les règlements de l’ancienne alliance. Non pas parce que ces règlements étaient fautifs, mais parce que ceux-ci avaient rempli leur fonction.

Au travers des rituels régularisant le culte au milieu du temple, Dieu enseigna aux Israélites — et, par eux, au monde — qui il est et comment les êtres humains peuvent se voir restaurés dans leur condition originale auprès de lui.

La préparation du monde

Au moment fixé, écrit Paul, Dieu envoya son Fils, né d’une femme (Gal. 4:4). Pensez-y ! Dieu a envoyé son propre fils divin pour qu’il devienne un des nôtres et que, par lui, l’Agneau sacrificiel parfait et sans péché, nous puissions être lavés ne nos péchés et conduits en harmonie et en communion auprès de Dieu.

Dieu avait préparé le monde pour ce moment ultime. Au travers du peuple d’Israël et son alliance avec lui, Dieu avait préservé une lignée par laquelle naîtrait son Fils. Il a également préparé, au travers du culte d’Israël à son égard, le contexte nécessaire pour que le monde comprenne qui était Jésus.

Qu’il n’y ait eu aucune promesse faite à Abraham, aucun Israël, aucun exode, aucune alliance, aucun sacerdoce et forme prescrite de culte, aucune captivité, aucune lignée royale par David et aucune promesse d’un Messie, alors il n’y aurait eu aucun contexte par lequel le monde eut pu correctement comprendre qui est Dieu, qui est Jésus, et comment la mort et la résurrection de Jésus peuvent générer le salut du monde.

Dieu agit, le peuple réagit

Lorsque des chrétiens se rassemblent pour rendre culte, ils réagissent à la grâce et à la puissance de Dieu dans leur vie individuelle et commune. Dieu agit; le peuple réagit. Voilà l’essence même du culte chrétien : la réaction du peuple de Dieu face à ce que Dieu a fait.

Cette réaction — le culte en commun du peuple de Dieu — revêt plusieurs formes. Les gens s’assemblent à des moments particuliers, à certains endroits et participent au culte de manières particulières.

Par ces moyens, le peuple de Dieu réagit ensemble et humblement à sa sainte majesté, à sa puissance et à sa gloire, à sa grâce et à sa miséricorde, ainsi qu’à sa grande action de salut.

Ils rappellent ce que Dieu a fait, se réjouissent de ce qu’il fait, et portent leur regard vers ce qu’il fera encore. Ils répètent, reproduisent, participent, proclament et célèbrent ensemble. Ils écoutent sa Parole.

Ils se confessent, se repentent et intercèdent. Ils prient, se réjouissent et rendent grâce.

Il fut donné à Israël une forme ou système temporaire de culte approprié au contenu de ce culte. Cette forme, décrite dans la Loi de Moïse, permettait aux Israélites de réagir en culte aux choses miraculeuses que Dieu avait exécutées à leur égard :  les sauver de l’Égypte, les amener dans la Terre Promise et faire d’eux son propre peuple. Cette forme de culte devait durer jusqu’à ce que vienne Jésus, puis s’effacer.

Ensuite, comme l’avait planifié Dieu depuis le commencement des temps (Éph. 3:9), il fit, par Jésus-Christ, quelque chose d’étonnamment nouveau et transcendent, à la fois pour Israël et pour tous les peuples environnants. Comme résultat, les pratiques de culte du peuple de Dieu exigeaient une nouvelle réaction face aux choses nouvelles que faisait Dieu.

 

Un acte nouveau exige une réaction nouvelle

Comme l’avait prophétisé Ésaïe, au moment venu, Dieu fit une chose nouvelle (És. 43:19) : il envoya son Fils. La réaction du peuple de Dieu face à cette chose nouvelle est une réaction nouvelle et convenable. Une réaction nouvelle face à une nouvelle chose demande un nouveau contenu du culte, contenu qui doit être aménagé sous de nouvelles formes appropriées. En d’autres termes, le vin nouveau de l’évangile de Jésus-Christ doit être placé dans des outres neuves (Matth. 9:17).

Les formes de culte de l’ancienne alliance avaient été accomplies en Jésus-Christ. Celui-ci apporta quelque chose de neuf au culte à rendre à Dieu. Puisque le culte est la réaction du peuple de Dieu envers ses actions puissantes de salut et de grâce, le contenu et la forme du culte est la réflexion directe des croyances fondamentales du peuple de Dieu.

Jésus résuma l’essence des croyances chrétiennes dans Luc 24:44-48. Luc consigna : " Puis il leur dit : ‘Voici ce que je vous ai dit quand j’étais encore avec vous : ‘Il faut que s’accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la Loi de Moïse, dans les prophètes et dans les Psaumes.’’ Là-dessus, il leur ouvrit l’intelligence pour qu’ils comprennent les Écritures. ‘Vous voyez, leur dit-il, les Écritures enseignent que le Messie doit souffrir, qu’il ressuscitera le troisième jour, et qu’on annoncera de sa part aux hommes de toutes les nations, en commençant par Jérusalem, qu’ils doivent changer d’attitude pour obtenir le pardon des péchés. Vous êtes les témoins de ces événements.’ "

De même, Paul a rendu ce qui constitue le cœur de la foi chrétienne dans sa lettre à l’église de Corinthe : " Je vous ai transmis, comme un enseignement de première importance, ce que j’avais moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Écritures; il a été mis au tombeau, il est ressuscité le troisième jour, comme l’avaient annoncé les Écritures. Il est apparu à Pierre, puis aux Douze " (1 Cor. 15:3-5).

Nouveau contenu, nouvelle forme

Une comparaison entre les credo du peuple de Dieu sous l’ancienne et sous la nouvelle alliance illustre bien le dépassement de l’ancienne et l’arrivée de la nouvelle. Le peuple de Dieu de l’ancienne alliance commémorait et célébrait la grande puissance et la grâce de Dieu étalées dans leur libération miraculeuse de l’esclavage en Égypte et dans le don de la Terre Promise aux patriarches.

D’un autre côté, le peuple de Dieu de la nouvelle alliance commémore et célèbre la grande puissance et la grâce de Dieu étalées dans la vie, la mort et la résurrection de Jésus-Christ.

Il est le point déterminant de notre salut. Alors, le contenu et la forme de notre culte reflètent notre croyance en ce que, par la confiance en Jésus, tous les peuples peuvent être délivrés de l’esclavage du péché et entrer dans une nouvelle vie dans le Royaume de Dieu.

Le culte israélite était pour l’ancien peuple d’Israël. Il dura jusqu’à que vienne le Christ. Maintenant, le peuple de Dieu rend culte sous de nouvelles formes reflétant sa réaction face à un nouveau contenu : le nouvel élément transcendant que Dieu a donné en Jésus-Christ.

Le Tableau 2 compare les credo bibliques de l’ancienne et de la nouvelle alliance.

De nouvelles fêtes pour célébrer un nouvel exode

Le culte chrétien comprend de nouvelles fêtes parce qu’elles célèbrent un nouvel exode, un exode hors de l’esclavage du péché pour toute l’humanité, non l’ancien exode qui en était un hors de l’esclavage en Égypte pour le peuple d’Israël.

Dans leur culte, les chrétiens ne font pas qu’un retour en arrière vers un événement historique. Par notre culte, nous pénétrons au cœur même de notre foi : la vie, la mort et la résurrection de Jésus. Nous nous réunissons devant Dieu au nom de Jésus. Nous répétons l’histoire de l’évangile. Nous nous soumettons à la Parole de Dieu, nous nous repentons de nos péchés, nous nous réjouissons en notre Sauveur et lui rendons grâce. Nous mangeons et buvons du pain et du vin spécialement sanctifiés par lesquels Jésus nous nourrit copieusement intérieurement de manière invisible et spirituelle.

Quand les chrétiens rendent leur culte, ce qu’a exécuté Dieu par le Christ est véhiculé dans notre expérience collective actuelle en tant que peuple se rassemblant en son nom. Cette répétition de l’histoire de l’évangile nous relie à l’œuvre salvatrice et miraculeuse de Dieu en Christ et nous renouvelle en elle. Sans tenir compte, toutefois, du moment où les chrétiens choisissent de se réunir, la vraie question est de savoir si leur célébration devient une véritable répétition de l’histoire évangélique.

En résumé, le culte chrétien consiste à entrer dans l’évangile; il ne consiste pas à entrer dans l’exode israélite.

Le modèle de culte donné à l’ancien Israël était pour lui, il lui était spécialement destiné pour qu’il puisse réagir, dans son culte et ses célébrations, à ce que Dieu avait fait pour lui, à la Mer Rouge, dans le désert et dans la Terre Promise.

D’un autre côté, le culte chrétien est guidé par l’Esprit et n’est pas rédigé dans un code écrit, tout comme la loi de Jésus est enracinée dans l’Esprit et non dans un code écrit (Jean 4:24).

Le culte chrétien réagit spécialement à l’évangile — cette chose nouvelle fascinante et surprenante, planifiée depuis le commencement des temps, que Dieu a amenée en temps voulu en Jésus-Christ pour le salut de tous les peuples de la terre.

 

 

 

Tableau 1

Une brève comparaison entre les " dieux " des nations

et le Seigneur Dieu d’Israël tel que le révèle

l’Ancien Testament

Les " dieux " des nations

Le Seigneur Dieu d’Israël

Il y a plusieurs dieux et ils se combattent souvent les uns les autres.

Il n’y a qu’un seul Dieu.

Les dieux peuvent être manœuvrés par la magie et les rituels, ce qui inclut les sacrifices humains.

Dieu ne peut être manipulé.

Les dieux sont capricieux.

Dieu est fidèle et tient sa parole.

Les dieux sont parfois bons et parfois méchants

Dieu est toujours bon.

Les dieux sont locaux et sont généralement impuissants en dehors de leur région géographique.

Dieu est le Dieu des cieux, de la Terre et de tout ce qui existe.

Les dieux affichent souvent de l’égoïsme et de l’immoralité.

Dieu est saint, juste et miséricordieux.

Le pouvoir des dieux a des limites.

Dieu est tout-puissant et son pouvoir est illimité.

Les dieux émergent de la matière primaire.

Dieu a créé tout ce qui existe.

Les dieux ont les mêmes problèmes moraux que les êtres humains.

Dieu est l’auteur de la justice.

Les dieux gèrent et manipulent les êtres humains.

Dieu aime les êtres humains.

Certains dieux sont sages, d’autres sont fous.

Dieu possède toute la sagesse, il en est l’auteur.

Les dieux n’opèrent seulement que dans un cycle annuel répété.

Dieu a promis un Messie qui rachèterait son peuple.

Les dieux n’ont qu’une influence locale.

Dieu ne règne pas seulement sur le peuple d’Israël, mais sur toutes les nations de la terre.

Les dieux étaient amenés à fournir de la semence fertile par la participation des prêtres et des dirigeants à des rituels sexuels.

Dieu a éliminé les activités sexuelles de tous les cultes.

Tableau 2

Credo de l’Ancienne et de la Nouvelle Alliance

Credo biblique d’Israël reflété dans son culte

Credo biblique de l’Église reflété dans son culte

" Alors tu prendras la parole et tu diras devant l’Éternel ton Dieu : ‘Mon ancêtre était un Araméen errant. Il s’est rendu en Égypte et y a émigré avec une poignée d’hommes, et ils y sont devenus un grand peuple puissant et nombreux. Mais les Égyptiens nous ont maltraités et opprimés en nous imposant des travaux pénibles. Alors nous avons crié à l’Éternel le Dieu de nos ancêtres, et il a entendu nos plaintes, il a vu notre misère, notre peine et notre détresse, et nous a fait sortir d’Égypte en déployant sa puissance; il a plongé les Égyptiens dans la terreur en opérant des signes miraculeux et des prodiges. Puis il nous a conduits jusqu’ici et nous a fait cadeau de ce pays où ruissellent le lait et le miel. "

Deutéronome 26:5-9

" Vous leur répondrez : ‘Nous avons été esclaves du pharaon en Égypte, et l’Éternel nous a tirés de là avec puissance. Il a accompli sous nos yeux des signes miraculeux et de grands prodiges pour le malheur de l’Égypte, du pharaon et de tous ceux de son entourage. Mais nous, il nous a fait sortir de là pour nous amener ici et nous donner le pays qu’il avait promis par serment à nos ancêtres. Et l’Éternel notre Dieu nous a ordonné d’appliquer toutes ces lois et de le révérer ainsi, afin que nous soyons toujours heureux et qu’il nous accorde de vivre comme il l’a fait jusqu’à ce jour. Nous serons donc justes si nous prenons soin d’obéir à tous ces commandements en présence de l’Éternel notre Dieu, comme il nous l’a ordonné.’ "

Deutéronome 6:21-25

" Je vous ai transmis, comme un enseignement de première importance, ce que j’avais moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Écritures; il a été mis au tombeau, il est ressuscité le troisième jour, comme l’avaient annoncé les Écritures. "

1 Corinthiens 15:3-4

" Il s’est révélé comme un être humain et, déclaré juste

par l’Esprit divin, Il a été vu par les anges. Il a été proclamé parmi les non-Juifs. On a cru en lui dans le monde entier. Il a été élevé au séjour de gloire. "

1 Timothée 3:16

" Lui qui, dès l’origine, était de condition divine, ne chercha pas à profiter de l’égalité avec Dieu, mais il se dépouilla lui-même, prenant la condition du serviteur. Il se rendit semblable aux hommes en tous points, et tout en lui montrait qu’il était bien un homme. Il s’abaissa lui-même en obéissant, jusqu’à subir la mort, oui, la mort sur la croix. C’est pourquoi Dieu l’a élevé jusqu’à la plus haute place et il lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, pour qu’au nom de Jésus tout être s’agenouille dans les cieux, sur la terre, et jusque sous la terre, et que chacun déclare : Jésus-Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père. "

Philippiens 2:6-11

 

4 L’église est le nouvel Israël en Jésus-Christ, la perpétuation dynamique du peuple de Dieu de l’Ancien Testament, une nouvelle communauté de la foi précisément sans aucun mur racial ou national, transformé et autorisé au service de Dieu par le Saint-Esprit. Pierre exprime l’apogée de la compréhension chrétienne de l’église en tant que peuple de Dieu dans 1 Pierre 2:9-10 : " Mais vous, vous êtes une race élue, une communauté de rois-prêtres, une nation sainte, un peuple que Dieu s’est acquis pour que vous célébriez bien haut les œuvres merveilleuses de celui qui vous a appelés à passer des ténèbres à son admirable lumière. Car vous qui autrefois n’étiez pas son peuple, vous êtes maintenant le peuple de Dieu. Vous qui n’étiez pas au bénéfice de la grâce de Dieu, vous êtes maintenant l’objet de sa grâce " (Version du Semeur).